La 7ème station du chemin de Croix de Valchevrière

La 7ème station du chemin de Croix de Valchevrière
Le 16 juin 1944, les Allemands attaquent le Vercors et parviennent à Villard-de-Lans. Le curé de la paroisse, Jacques Douillet, fait le vœu d’un pèlerinage annuel le long d’un chemin de Croix jusqu’au hameau de Valchevrière et son église. Un premier pèlerinage — sans station — se déroule le 17 septembre 1944 dans un Vercors maintenant libéré. Deux ans plus tard, les 14 stations sont construites. Chacune porte les noms de victimes des combats du Vercors. Sur la 7e station, on lit : « Pour la liberté, la justice, la dignité de l’homme, pour la France et pour la Pologne, sont morts au champ d’honneur, ont souffert dans les prisons et les camps de concentration, les professeurs, les élèves, les employés du lycée polonais C. Norwid, Villard-de-Lans 1940-1946 ». Vingt-cinq noms sont gravés, dont ceux des 11 victimes du Vercors. Cette station a été conçue par des étudiants polonais de l’université de Lille, selon le style des chapelles de la région montagneuse de Zakopane, Pologne.
Le lycée, fondé par le gouvernement polonais en exil à Londres, accueillit de 1940 à 1946 quelque 800 Polonais. C’était un lycée de résistance morale, culturelle et militaire. D’autres traces de son passage sont visibles à Villard-de-Lans sur les murs de l’office du Tourisme, sur le monument aux morts et au cimetière de Villard où un « tombeau des Polonais » a recueilli les restes de 11 élèves et professeurs.
Monument à la gloire des Polonais morts pour la Libération de la France, Paris XVIème

Monument à la gloire des Polonais morts pour la Libération de la France sur la place de Varsovie à Paris (16ème arrondissement)
La part que prit cette présence polonaise dans la Libération de la France a également été gravée dans la pierre et le marbre à Paris, place de Varsovie, en plein cœur du 16ème arrondissement. En effet, dans le square situé sur cette place, un monument a été érigé à la mémoire des combattants polonais morts dans les combats pour la défense et la Libération de la France entre 1939 et 1945. Véritable reconnaissance de la France, ce monument témoigne de cette époque durant laquelle les soldats polonais et les membres des mouvements de résistance ont combattu côte à côte, avec les soldats français.
Inauguré le 13 janvier 1978 par Jean-Jacques Beucler, secrétaire d’État aux anciens combattants, cet ensemble statutaire est l’œuvre du sculpteur André Greck, sculpteur français, né le 24 février 1912 à Alger et mort le 11 octobre 1993 à Andilly (Val-d’Oise), à qui l’on doit plusieurs monuments commémoratifs comme la statue du Maréchal Juin place d’Italie (Paris, 13ème ).
Sur un socle en marbre sur lequel est gravée l’inscription « Aux combattants polonais pour la défense et la libération de la France/ 1939-1945 », deux figures massives en pierre se distinguent. La première est une créature ailée, allégorie de la Victoire, tenant dans ses bras un combattant polonais mort.
À même le sol, aux pieds du monument, est apposée une plaque gravée de l’inscription suivante : « Monsieur Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République, a posé ici le 10 Juin 1975 la première pierre du monument rappelant l’attitude héroïque des Polonais dans la défense et la libération de la France /1939 – 1945 ».
L’article du Monde du 16 janvier 1978 relatant l’inauguration du monument rapporte que le comité directeur de la Fédération des anciens combattants, résistants et mutilés de guerre polonais en France n’avait pas participé aux cérémonies d’inauguration en raison de « l’omission dans cette initiative des chefs des grandes unités polonaises qui ont effectivement participé aux combats de la défense et de libération de la France ». Article à consulter ici.
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