On aime on soutient

4 janvier 2022

La mémoire à travers les livres

Antoine de Meaux, Miarka, Phébus, 2020

Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu’au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien. C’est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu’au même moment sa famille, dont sa petite sœur, la future Simone Veil est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob, devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s’appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob. Miarka, portrait sensible d’une femme d’exception, est un superbe hommage à l’esprit de la Résistance, et une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

Cet ouvrage a reçu le prix Littéraire de la Résistance CAR-Souvenir Français 2021, le 16 décembre 2021.

Pour en savoir plus : https://www.editionspoints.com/ouvrage/miarka-antoine-de-meaux/9782757890578

Thomas Rabinot, Laure Moulin, Résistante et sœur de héros, Perrin, 2021

Dans la famille Moulin, on connaît surtout Jean, le héros de la Résistance. Mais cette figure aujourd’hui nationale doit beaucoup au soutien d’une femme : Laure Moulin (1892-1974). Oubliée de tous, la soeur aînée de la famille fut pourtant une combattante de la première heure et une authentique héroïne : ardente patriote et républicaine de toujours, infirmière volontaire pendant la Première Guerre mondiale, cette professeure d’anglais porta secours aux réfugiés espagnols fuyant le franquisme, avant de rejoindre l’Armée des ombres dès l’été 1940. Infatigable voyageuse et fine lettrée, elle fut la première complice et la plus proche confidente de l’unificateur de la Résistance. Agent de liaison, capable de coder et de décoder des messages clandestins, elle prit tous les risques et enquêta sans relâche sur les circonstances troubles de la mort d’un petit frère dont elle porta la mémoire jusqu’à son dernier souffle, au point d’effacer le rôle essentiel qui fut le sien.

Au terme d’une enquête passionnante, fort d’archives et de témoignages inédits. Thomas Rabino répare un oubli injuste en mettant en lumière un destin hors normes. Ce faisant, il rend justice à celui de toutes ces femmes, sœurs et proches de résistants sans lesquelles la Résistance n’aurait pas existé.

Cet ouvrage a reçu une mention spéciale du jury du prix littéraire de la Résistance CAR-Souvenir Français, le 16 décembre 2021.

Pour en savoir plus : https://www.leslibraires.fr/livre/16875950-laure-moulin-resistante-et-soeur-de-heros-thomas-rabino-perrin

Jean-Pierre Rioux, Marcel Spisser, (Dir) Souvenir de la guerre 1870-1871, Candide éditions, 2021

Mémoire sans relief mais souvenirs vivaces ou qui pourraient être revivifiés : tel est à priori le constat, cent-cinquante ans après le conflit franco-prussien de 1870-1871, auquel cette nouvelle Rencontre des mémoires apporte ici sa pierre.

Que nous disent en effet ces quelques mois terribles, de juillet 1870 à mai-juin 1871, si on les conjugue au temps présent ? Sur l’évolution des armées et de la violence, sur une Patrie française en danger et un Reich triomphant, sur la bataille cruelle et la paix imposée, la défaite, la débâcle et le sursaut, l’oppression et la liberté ? Sur les civils et les militaires douloureusement mêlés, les prisonniers, les déplacés ? Le patriotisme et la nationalité ? L’émergence de l’aide humanitaire et de la neutralité ? Les nouvelles frontières, un pays mutilé, les particularismes régionaux ? Les créations littéraires et artistiques, les monuments publics et les paysages ? Les images fixes ou animées ? Les lieux privilégiés qui peuvent encore émouvoir et rassembler ? Telles sont les interrogations auxquelles nous tentons de répondre, partiellement sans doute mais résolument, en rapportant aussi nos réflexions au Grand Est d’aujourd’hui, qui fut alors terriblement touché et où, de Sedan à Belfort, tant de marques signalent ce conflit et ses pèlerinages.

Le président général du Souvenir Français, Serge Barcellini a contribué à cet ouvrage en écrivant un article sur l’histoire du Souvenir Français entre 1887 et 1914.

Pour en savoir plus : Cliquer ICI

Florence Regourd, Les monuments aux morts de la guerre 1914-1918 en Vendée, La mémoire des pierres, Editions du CVRH, 2018,

Une victoire ailée, une femme éplorée, un coq triomphant, un poilu l’arme au pied, ou une simple stèle : les monuments aux Morts font partie du paysage de nos bourgs, en Vendée comme partout en France. Chaque 11 novembre notamment, édiles, enfants et Anciens combattants se rassemblent autour de ce haut lieu de la mémoire collective, qui rappelle aujourd’hui ce que furent la guerre de 14 et ses conséquences.

Cette « mémoire des pierres » se rattache à des œuvres pour lesquelles les meilleurs artistes ont été sollicités, et au sujet desquelles les discussions ont souvent été animées : choix de la forme d’un monument, de l’emplacement à lui attribuer, de la manière d’en financer la construction etc. Ces choix, loin d’être anodins, révèlent les enjeux, parfois même les passions qui se sont développées autour des monuments aux Morts, ou quand mémoire, politique et religion s’entrechoquent sur un sujet qui réveille la sensibilité de chacun, toute famille comptant dans ses rangs au moins un soldat tombé au champ d’honneur.

Spécialiste du sujet, Florence Regourd nous livre ici les fruits de plus de trente ans de recherches menées tant sur le terrain que dans les archives. En analysant les processus et les réflexions menés autour de la construction des monuments aux Morts, elle interroge les spécificités vendéennes en les replaçant dans le contexte global national.

Pour en savoir plus : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45609127p

Henri Houmaire, Epiais-lès-Louvres 1914-1918, La Première Guerre mondiale, 2021

1914 : Epiais-lès-Louvres, commune de l’ex-Seine-et-Oise au nord de Paris, se trouve fin août en première ligne de la défense du camp retranché de Paris. A cet effet, le village devient un des premiers bastions de défense pour contenir l’avancée de la 1ère armée allemande qui devait investir Paris. Le soir du 5 septembre, Epiais-lès-Louvres est situé au cœur de la 6ème armée française. Sur proposition du général Gallieni et ordre du général Joffre, le village est une des bases de départ de nos trouves pour organiser l’offensive contre la 1ère armée allemande qui se dirige sur la Marne. Victimes de l’exode, les Epiaisiens ne seront pas les témoins de ces faits.

1918 : Mai-Juin, pour faire face à de nouvelles attaques des Allemands, nos armées sont dans l’obligation de reculer et de se réorganiser. Les unités aériennes françaises, devenues une force indispensable pour la protection de nos troupes, préparer et soutenir nos offensives doivent déplacer leurs escadrilles et aménager de nouveaux aérodromes de campagne dans des lieux sécurisés. Pendant 3 mois, sur la Plaine de France, entre Epiais-lès-Louvres et Mauregard, un de ces aérodromes y a été improvisé. Les escadrilles qui ont utilisé ce terrain vont y inscrire des pages mémorables de cette guerre. Avec l’appui de documents historiques, retrouvez la chronologie de ces événements de la Première Guerre mondiale.

Pour en savoir plus : https://epiais-les-louvres.fr/

Yannick Guillou, Haxo 1774-1838, Successeur de Vauban, Edhisto, 2021

François Nicolas Benoît Haxo naît en Lorraine à Lunéville en 1774. En 1812, il fait la campagne de Russie et sa terrible retraite. Après la chute de l’Empire en 1815, membre du comité des fortifications, enrichi d’une vision et d’une véritable expérience stratégique, il intervient sur la plupart des ouvrages fortifiés de France. Homme d’esprit et de caractère, bien inséré dans la société intellectuelle, politique et scientifique de son temps, il a aussi une vie sociale bien remplie jusqu’à son décès en 1838.

Des dizaines de villes de France et d’Europe lui doivent une part de leur histoire, jadis militaire, aujourd’hui patrimoniale. Sa place dans le paysage contemporain est encore prépondérante, mais qui sait aujourd’hui qui était véritablement Haxo ?

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/revolution-francaise/11-nicolas-haxo.html

Anna Moï, Douze palais de mémoire, Gallimard, 2021, Prix littéraire de la Renaissance Française 2020-2021,

Un père et sa fille de six ans, Khanh et Tiên, fuient leur pays sur un bateau de pêche, dans l’espoir de rejoindre les Etats-Unis. Les voix du père et de la fillette alternent, mêlant souvenirs de la vie au pays et récit de la traversée, pour reconstituer l’histoire, petite et grande, qui les a menés là. Contrairement à Khanh, la petite Tiên n’a pas conscience de la gravité des événements qui les condamnent à l’exil. Sa candeur et son espièglerie apportent une note de poésie au drame de leur situation. Ce qui les a conduits sur ce bateau ce n’est pas seulement la dureté du régime communiste qui oppresse le pays, c’est aussi un lourd secret de famille. La mémoire est au centre du récit, les fragments du passé s’entrechoquent dans l’évocation d’une existence chaotique et cependant pleine d’amour.

Pour en savoir plus : https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Douze-palais-de-memoire#

Articles récents

21 avril 2021

Message du Président Général Serge Barcellini suite au décès de Monsieur René Randrianja

Mesdames, Messieurs, Cher(e) ami(e), J’ai l’immense tristesse de vous faire part de la disparition brutale de René Randrianja dimanche dernier. René Randrianja avait rejoint notre conseil d’administration en septembre 2019. Il avait été président du CA de l’Association des anciens des Lycées Français du Monde. Il était un jeune homme plein d’avenir, il se plaisait […]

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17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

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29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

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4 janvier 2022

Sous les projecteurs

La prix littéraire du CAR Le Souvenir Français a fusionné en 2015 avec le Comité d’Action de la Résistance, à la demande de son dernier président, le docteur Pierre Morel. Dans le cadre de cette fusion, Le Souvenir Français s’est engagé à perpétuer l’organisation du Prix littéraire de la Résistance, visant à honorer les écrivains […]

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Nos partenaires

Les associations qui ont fusionné avec Le Souvenir Français De nombreuses associations ont fusionné avec Le Souvenir Français depuis plus de 20 ans. Parmi elles : – Amicale des Anciens du 6e Régiment d’Infanterie – Rhin et Dabube – Association du 11 novembre 1940 – Association des Anciens Combattants du Corps Expéditionnaire en Italie (1943-1944) – […]

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4 janvier 2022

La mémoire à travers les livres

Antoine de Meaux, Miarka, Phébus, 2020

Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu’au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien. C’est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu’au même moment sa famille, dont sa petite sœur, la future Simone Veil est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob, devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s’appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob. Miarka, portrait sensible d’une femme d’exception, est un superbe hommage à l’esprit de la Résistance, et une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

Cet ouvrage a reçu le prix Littéraire de la Résistance CAR-Souvenir Français 2021, le 16 décembre 2021.

Pour en savoir plus : https://www.editionspoints.com/ouvrage/miarka-antoine-de-meaux/9782757890578

Thomas Rabinot, Laure Moulin, Résistante et sœur de héros, Perrin, 2021

Dans la famille Moulin, on connaît surtout Jean, le héros de la Résistance. Mais cette figure aujourd’hui nationale doit beaucoup au soutien d’une femme : Laure Moulin (1892-1974). Oubliée de tous, la soeur aînée de la famille fut pourtant une combattante de la première heure et une authentique héroïne : ardente patriote et républicaine de toujours, infirmière volontaire pendant la Première Guerre mondiale, cette professeure d’anglais porta secours aux réfugiés espagnols fuyant le franquisme, avant de rejoindre l’Armée des ombres dès l’été 1940. Infatigable voyageuse et fine lettrée, elle fut la première complice et la plus proche confidente de l’unificateur de la Résistance. Agent de liaison, capable de coder et de décoder des messages clandestins, elle prit tous les risques et enquêta sans relâche sur les circonstances troubles de la mort d’un petit frère dont elle porta la mémoire jusqu’à son dernier souffle, au point d’effacer le rôle essentiel qui fut le sien.

Au terme d’une enquête passionnante, fort d’archives et de témoignages inédits. Thomas Rabino répare un oubli injuste en mettant en lumière un destin hors normes. Ce faisant, il rend justice à celui de toutes ces femmes, sœurs et proches de résistants sans lesquelles la Résistance n’aurait pas existé.

Cet ouvrage a reçu une mention spéciale du jury du prix littéraire de la Résistance CAR-Souvenir Français, le 16 décembre 2021.

Pour en savoir plus : https://www.leslibraires.fr/livre/16875950-laure-moulin-resistante-et-soeur-de-heros-thomas-rabino-perrin

Jean-Pierre Rioux, Marcel Spisser, (Dir) Souvenir de la guerre 1870-1871, Candide éditions, 2021

Mémoire sans relief mais souvenirs vivaces ou qui pourraient être revivifiés : tel est à priori le constat, cent-cinquante ans après le conflit franco-prussien de 1870-1871, auquel cette nouvelle Rencontre des mémoires apporte ici sa pierre.

Que nous disent en effet ces quelques mois terribles, de juillet 1870 à mai-juin 1871, si on les conjugue au temps présent ? Sur l’évolution des armées et de la violence, sur une Patrie française en danger et un Reich triomphant, sur la bataille cruelle et la paix imposée, la défaite, la débâcle et le sursaut, l’oppression et la liberté ? Sur les civils et les militaires douloureusement mêlés, les prisonniers, les déplacés ? Le patriotisme et la nationalité ? L’émergence de l’aide humanitaire et de la neutralité ? Les nouvelles frontières, un pays mutilé, les particularismes régionaux ? Les créations littéraires et artistiques, les monuments publics et les paysages ? Les images fixes ou animées ? Les lieux privilégiés qui peuvent encore émouvoir et rassembler ? Telles sont les interrogations auxquelles nous tentons de répondre, partiellement sans doute mais résolument, en rapportant aussi nos réflexions au Grand Est d’aujourd’hui, qui fut alors terriblement touché et où, de Sedan à Belfort, tant de marques signalent ce conflit et ses pèlerinages.

Le président général du Souvenir Français, Serge Barcellini a contribué à cet ouvrage en écrivant un article sur l’histoire du Souvenir Français entre 1887 et 1914.

Pour en savoir plus : Cliquer ICI

Florence Regourd, Les monuments aux morts de la guerre 1914-1918 en Vendée, La mémoire des pierres, Editions du CVRH, 2018,

Une victoire ailée, une femme éplorée, un coq triomphant, un poilu l’arme au pied, ou une simple stèle : les monuments aux Morts font partie du paysage de nos bourgs, en Vendée comme partout en France. Chaque 11 novembre notamment, édiles, enfants et Anciens combattants se rassemblent autour de ce haut lieu de la mémoire collective, qui rappelle aujourd’hui ce que furent la guerre de 14 et ses conséquences.

Cette « mémoire des pierres » se rattache à des œuvres pour lesquelles les meilleurs artistes ont été sollicités, et au sujet desquelles les discussions ont souvent été animées : choix de la forme d’un monument, de l’emplacement à lui attribuer, de la manière d’en financer la construction etc. Ces choix, loin d’être anodins, révèlent les enjeux, parfois même les passions qui se sont développées autour des monuments aux Morts, ou quand mémoire, politique et religion s’entrechoquent sur un sujet qui réveille la sensibilité de chacun, toute famille comptant dans ses rangs au moins un soldat tombé au champ d’honneur.

Spécialiste du sujet, Florence Regourd nous livre ici les fruits de plus de trente ans de recherches menées tant sur le terrain que dans les archives. En analysant les processus et les réflexions menés autour de la construction des monuments aux Morts, elle interroge les spécificités vendéennes en les replaçant dans le contexte global national.

Pour en savoir plus : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45609127p

Henri Houmaire, Epiais-lès-Louvres 1914-1918, La Première Guerre mondiale, 2021

1914 : Epiais-lès-Louvres, commune de l’ex-Seine-et-Oise au nord de Paris, se trouve fin août en première ligne de la défense du camp retranché de Paris. A cet effet, le village devient un des premiers bastions de défense pour contenir l’avancée de la 1ère armée allemande qui devait investir Paris. Le soir du 5 septembre, Epiais-lès-Louvres est situé au cœur de la 6ème armée française. Sur proposition du général Gallieni et ordre du général Joffre, le village est une des bases de départ de nos trouves pour organiser l’offensive contre la 1ère armée allemande qui se dirige sur la Marne. Victimes de l’exode, les Epiaisiens ne seront pas les témoins de ces faits.

1918 : Mai-Juin, pour faire face à de nouvelles attaques des Allemands, nos armées sont dans l’obligation de reculer et de se réorganiser. Les unités aériennes françaises, devenues une force indispensable pour la protection de nos troupes, préparer et soutenir nos offensives doivent déplacer leurs escadrilles et aménager de nouveaux aérodromes de campagne dans des lieux sécurisés. Pendant 3 mois, sur la Plaine de France, entre Epiais-lès-Louvres et Mauregard, un de ces aérodromes y a été improvisé. Les escadrilles qui ont utilisé ce terrain vont y inscrire des pages mémorables de cette guerre. Avec l’appui de documents historiques, retrouvez la chronologie de ces événements de la Première Guerre mondiale.

Pour en savoir plus : https://epiais-les-louvres.fr/

Yannick Guillou, Haxo 1774-1838, Successeur de Vauban, Edhisto, 2021

François Nicolas Benoît Haxo naît en Lorraine à Lunéville en 1774. En 1812, il fait la campagne de Russie et sa terrible retraite. Après la chute de l’Empire en 1815, membre du comité des fortifications, enrichi d’une vision et d’une véritable expérience stratégique, il intervient sur la plupart des ouvrages fortifiés de France. Homme d’esprit et de caractère, bien inséré dans la société intellectuelle, politique et scientifique de son temps, il a aussi une vie sociale bien remplie jusqu’à son décès en 1838.

Des dizaines de villes de France et d’Europe lui doivent une part de leur histoire, jadis militaire, aujourd’hui patrimoniale. Sa place dans le paysage contemporain est encore prépondérante, mais qui sait aujourd’hui qui était véritablement Haxo ?

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/revolution-francaise/11-nicolas-haxo.html

Anna Moï, Douze palais de mémoire, Gallimard, 2021, Prix littéraire de la Renaissance Française 2020-2021,

Un père et sa fille de six ans, Khanh et Tiên, fuient leur pays sur un bateau de pêche, dans l’espoir de rejoindre les Etats-Unis. Les voix du père et de la fillette alternent, mêlant souvenirs de la vie au pays et récit de la traversée, pour reconstituer l’histoire, petite et grande, qui les a menés là. Contrairement à Khanh, la petite Tiên n’a pas conscience de la gravité des événements qui les condamnent à l’exil. Sa candeur et son espièglerie apportent une note de poésie au drame de leur situation. Ce qui les a conduits sur ce bateau ce n’est pas seulement la dureté du régime communiste qui oppresse le pays, c’est aussi un lourd secret de famille. La mémoire est au centre du récit, les fragments du passé s’entrechoquent dans l’évocation d’une existence chaotique et cependant pleine d’amour.

Pour en savoir plus : https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Douze-palais-de-memoire#

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Message du Président Général Serge Barcellini suite au décès de Monsieur René Randrianja

Mesdames, Messieurs, Cher(e) ami(e), J’ai l’immense tristesse de vous faire part de la disparition brutale de René Randrianja dimanche dernier. René Randrianja avait rejoint notre conseil d’administration en septembre 2019. Il avait été président du CA de l’Association des anciens des Lycées Français du Monde. Il était un jeune homme plein d’avenir, il se plaisait […]

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Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

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29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

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