On aime, on soutient

30 juin 2020

L’appel du 18 juin de Aurélie Luneau

Il y a 80 ans, l’appel du 18 juin marquait la naissance de la Résistance.

Pierre Mendès France ou Maurice Schuman, et bien d’autres, racontèrent avoir entendu l’appel le soir même. Au micro de la BBC, un général inconnu du grand public avait fait entendre une voix dissidente. Une voix encore sans visage, bientôt raillé sous les traits du « général micro » par les occupants, mais surtout un souffle d’espoir pour les Français dont une partie allait suivre ses appels à résister. Dans un récit vivant, nourri d’anecdotes qui, au-delà du discours mythique dont la fabrique soulève, aujourd’hui encore, quelques mystères, Aurélie Luneau porte un regard neuf sur cet appel qui marque l’entrée en politique du général de Gaulle.

Pour soutenir cet ouvrage : https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/histoire/lappel-du-18-juin


Charles de Gaulle – Le Flambeau, édition présentée, établie et annotée par Alexandre Wattin

Alors que l’on admettait avoir tout lu et tout étudié de l’œuvre magistrale de Charles de Gaulle, qu’elle ne fut pas la surprise d’Alexandre Wattin de découvrir une petite pépite littéraire enregistrée jusque-là parmi les articles d’érudition militaire alors qu’en fait il s’agissait d’une admirable pièce de théâtre écrite par le capitaine de Gaulle en 1927.

La pièce intitulé Le Flambeau pouvait être considérée comme étant parfaitement inexploitée. Il y a tout juste vingt ans et grâce à l’accord de l’Amiral Philippe de Gaulle, Le Flambeau est sorti de l’oubli dans une première édition, puis dans une édition bilingue en 2003. Cette nouvelle édition commémore l’année de Gaulle, le 130ème anniversaire de sa naissance, le 80ème anniversaire de l’Appel du 18 juin et le 50ème anniversaire de la mort du général.

Pour soutenir cet ouvrage : www.thebookedition.com


Alsace 2020 voyage imaginaire

Alsace 2020 voyage imaginaire est un projet éducatif en partenariat avec le collège Danton de Levallois-Perret (92). Pour la première fois, en raison de la crise sanitaire, le voyage mémoriel et culturel en Alsace, organisé depuis 2000 pour les élèves de 3ème du collège Danton, n’a pu avoir lieu. Vingt-trois voyages en Alsace ont permis à près de 1000 jeunes de découvrir un patrimoine naturel et artistique de premier ordre. Ils ont pu ainsi se forger une conscience humaine et citoyenne, qui a fait d’eux, les témoins indirects des périodes les plus atroces du 20ème siècle et les acteurs de la construction d’un monde de justice, de fraternité et de paix. Ce livre numérique a été réalisé pour présenter le voyage qui aurait pu avoir lieu dans un contexte différent.

Pour découvrir cet ouvrage : https://fr.calameo.com/read/005890261baca78fae7c9


Radio Topinambour de Richard Kauffman

Le réseau Alliance était le plus grand réseau français de résistance de 1940-1945. Il a réuni 2893 agents. Ce réseau, commandé par Marie-Madeleine Fourcade a réussi des exploits extraordinaires relatés dans le livre l’Arche de Noé et dans cet ouvrage. Hitler était tellement furieux de ce succès qu’il ordonna de faire disparaître ce réseau (NN). 429 agents d’Alliance furent tués horriblement, dont le colonel Edouard Kauffmann. Cette hécatombe est la preuve de l’efficacité du réseau Alliance et sa gloire dans cette guerre inhumaine.

Pour soutenir cet ouvrage : https://bod.fr/libraire.home


L’Empire colonial français dans la Grande Guerre sous la direction de Jeann-Marie Amat-Roze et Christian Benoit

Fruit d’une exceptionnelle coopération scientifique, l’ouvrage L’Empire colonial français dans la Grande Guerre rassemble cinquante auteurs civils et militaires, universitaires, chercheurs, médecins et conservateurs.

Fondée en 1922 par le journaliste Paul Bourdarie qu’accompagnaient des personnalités civiles et militaires conscientes du tribut versé par les populations et les territoires de l’Empire pendant la guerre, l’Académie des sciences d’outre-mer a commémoré le centenaire de la Grande Guerre par un quinquennat de travaux. Des communications à caractère scientifique, accessibles au grand public, rappelèrent les particularités et la portée de la participation de l’Empire au conflit, dans les multiples registres de l’engagement, des conséquences et des héritages.

Sur cette histoire centenaire toujours féconde, cet ouvrage, d’une approche pluridisciplinaire inédite, mesure la contribution de l’empire ultramarin français à l’effort de guerre sous une pluralité d’aspects : militaire, mais aussi géographique, politique, sanitaire, social et mémoriel. Il apporte des regards neufs, renouvelle et enrichit les connaissances par l’ouverture d’archives. Il livre aux plus jeunes des clés de compréhension de l’histoire et des mémoires des anciennes colonies françaises, et couvre la quasi-totalité d’un ensemble impérial qui regroupait environ 100 millions d’habitants (métropole comprise) et 10 millions de kilomètres carrés en 1914.

Ce livre est un hommage aux 700 000 hommes, soldats et travailleurs qui traversèrent les mers pour défendre la France.

Pour soutenir cet ouvrage : télécharger le bon de commande


Rebecq se Souvient ! de Wilfred Burie

Histoire d’un village brabançon durant la tourmente de 1940-1945.

Cet ouvrage, publié à l’occasion du 75ème anniversaire de la victoire alliée en Europe et la fin de la Deuxième Guerre mondiale traite de nombreux sujets tels l’invasion, l’évacuation et l’exode, l’occupation, les réquisitions, la résistance, les Juifs cachés, ainsi que la libération et le retour des prisonniers et des déportés. Chaque sujet est basé sur des témoignages réels et d’époque. Une documentation importante constituée de pièces officielles, lettres, affiches, etc. ainsi que de nombreuses photographies collationnées depuis des années par le Cercle d’Histoire et de Généalogie de Rebecq, dont l’auteur est l’archiviste, complètent l’ouvrage.

Un récit passionnant où l’humanisme des uns côtoie la traitrise des autres. Une histoire humaine au cœur de la grande Histoire de la Belgique.

Cet important épisode de notre histoire régionale est préfacé par Mmes Patricia Venturelli, Bourgmestre de Rebecq et Isabelle Kibassa-Maliba, Députée à la Province du Brabant Wallon ainsi que de M. André Flahaut, Ministre d’Etat. Ils  cautionnent le travail de recherches et d’investigations mené par l’auteur.

L’auteur, Wilfred Burie, est président de « The Belgian Remember Them » et membre du bureau de la Royale UFAC, associations belges ayant signé une convention de partenariat avec le Souvenir Français.

Pour soutenir cet ouvrage : www.rebecq-memorial.eu/rebecq-se-souvient.php

Vigilance

Halte à la déconstruction de l’histoire de France

En lien avec la mobilisation américaine contre le racisme, le débat agite une frange de la société française qui souhaite « déboulonner » les statues. Le cas de celle de Faidherbe à Lille est exemplaire.

Ce général qui s’illustra durant la guerre de 1870-1871 en commandant les armées républicaines du Nord face aux armées prussiennes mais qui participa aussi comme l’ensemble des militaires français de la Troisième République aux conquêtes coloniales est aujourd’hui condamné par « la profondeur de ses atrocités ».

Cette remise en cause de notre histoire ne s’arrête pas à la période coloniale, les vandalisations de stèles sur Bir Hakeim, mais aussi de statues liées à la Seconde Guerre mondiale sont désormais fréquentes.

Face à cette situation, il nous appartient d’abord de rappeler une réalité. Contrairement à ce qu’écrivent de nombreux historiens « Enlever des statues, ce n’est pas effacer l’histoire », nous pensons qu’en effaçant la mémoire, on efface l’histoire pour le plus grand nombre (mais pas pour les élites culturelles auxquelles s’adressent trop souvent les historiens).

Deux exemples le démontrent.

D’abord celui d’Haïti, cette nation s’est spécialisée dans le « déchoucage » des monuments. En clair, après chaque période politique (et en Haïti elles sont nombreuses puisque 84 présidents, rois ou empereurs se sont succédés depuis 1804) les statues sont déboulonnées. La conclusion est simple – la nation haïtienne bat tous les records d’instabilité politique et d’analphabétisme. Et cela a un lien – l’absence d’enracinement dans l’histoire rend impossible l’émergence d’élites politiques.

Ensuite celui de l’occupation. En 1940, les autorités d’occupation allemande ont détruit un certain nombre de monuments (exemple le monument d’hommage aux combattants noirs à Reims) puis ont exigé des autorités de Vichy la livraison des monuments réalisés en « bronze ». Ces autorités ont été chargées de « choisir » les monuments à livrer. Aujourd’hui la majorité des monuments supprimés n’ont pas été remplacés et la mémoire a oublié ceux à qui la Troisième République avait rendu hommage et que les autorités du gouvernement dit de Vichy avaient décidé de supprimer.

Car il faut le rappeler, la grande période d’érection des statues sur nos places publiques fut celle de la Troisième République. La « statuomania » fut un instrument pour donner aux Français une même histoire. Les statues étaient le prolongement des héros que les enfants découvraient dans leur manuel « Lavisse ». C’est par ces manuels, et c’est par ces statues qu’ils sont devenus Républicains.

Aujourd’hui nous « déboulonnons » Faidherbe et Schoelcher, héros de la Deuxième et la Troisième Républiques. Demain, cela sera le tour des héros de la Résistance et des combats de la France Libre ?

La France est une nation Mémoire. Les Français partagent ou doivent partager une histoire commune. Le Souvenir Français est l’instrument créé sous la Troisième République pour épauler le gouvernement afin de réussir ce partage de l’histoire.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le détricotage de l’histoire partagée des Français. Aujourd’hui comme hier, Le Souvenir Français s’opposera de toutes ses forces à cette vague de vandalisme mémoriel. Restons fiers de notre histoire.

Le contrôleur général des armées (2s) Serge BARCELLINI, président général du Souvenir Français

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2 juillet 2020

Hommage aux Présidents de la République le 14 juillet

Depuis trois ans, Le Souvenir Français rend hommage aux Présidents de la République décédés. Ce choix est d’abord celui d’une association placée sous le haut patronage de ceux qui incarnent l’Etat. Le 1er février 1906, le Président Emile Loubet signe le décret reconnaissant l’utilité publique du Souvenir Français. Ce Président qui avait accordé sa grâce […]

Voir l'article >
30 juin 2020

L’agenda du président général

29 juin, participation au lancement du Mag Engagement, rédacteur en chef Mickaël Szerman. 30 juin, réunion à Nancy des délégués généraux du Grand Est. 1er juillet, signature de la convention de partenariat avec la Fédération française de la généalogie. 6 juillet, réunion de travail avec le général Graff sur la rénovation des cérémonies patriotiques. 7 […]

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L’agenda du président général

30 juin 2020

L’appel du 18 juin de Aurélie Luneau

Il y a 80 ans, l’appel du 18 juin marquait la naissance de la Résistance.

Pierre Mendès France ou Maurice Schuman, et bien d’autres, racontèrent avoir entendu l’appel le soir même. Au micro de la BBC, un général inconnu du grand public avait fait entendre une voix dissidente. Une voix encore sans visage, bientôt raillé sous les traits du « général micro » par les occupants, mais surtout un souffle d’espoir pour les Français dont une partie allait suivre ses appels à résister. Dans un récit vivant, nourri d’anecdotes qui, au-delà du discours mythique dont la fabrique soulève, aujourd’hui encore, quelques mystères, Aurélie Luneau porte un regard neuf sur cet appel qui marque l’entrée en politique du général de Gaulle.

Pour soutenir cet ouvrage : https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/histoire/lappel-du-18-juin


Charles de Gaulle – Le Flambeau, édition présentée, établie et annotée par Alexandre Wattin

Alors que l’on admettait avoir tout lu et tout étudié de l’œuvre magistrale de Charles de Gaulle, qu’elle ne fut pas la surprise d’Alexandre Wattin de découvrir une petite pépite littéraire enregistrée jusque-là parmi les articles d’érudition militaire alors qu’en fait il s’agissait d’une admirable pièce de théâtre écrite par le capitaine de Gaulle en 1927.

La pièce intitulé Le Flambeau pouvait être considérée comme étant parfaitement inexploitée. Il y a tout juste vingt ans et grâce à l’accord de l’Amiral Philippe de Gaulle, Le Flambeau est sorti de l’oubli dans une première édition, puis dans une édition bilingue en 2003. Cette nouvelle édition commémore l’année de Gaulle, le 130ème anniversaire de sa naissance, le 80ème anniversaire de l’Appel du 18 juin et le 50ème anniversaire de la mort du général.

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Alsace 2020 voyage imaginaire

Alsace 2020 voyage imaginaire est un projet éducatif en partenariat avec le collège Danton de Levallois-Perret (92). Pour la première fois, en raison de la crise sanitaire, le voyage mémoriel et culturel en Alsace, organisé depuis 2000 pour les élèves de 3ème du collège Danton, n’a pu avoir lieu. Vingt-trois voyages en Alsace ont permis à près de 1000 jeunes de découvrir un patrimoine naturel et artistique de premier ordre. Ils ont pu ainsi se forger une conscience humaine et citoyenne, qui a fait d’eux, les témoins indirects des périodes les plus atroces du 20ème siècle et les acteurs de la construction d’un monde de justice, de fraternité et de paix. Ce livre numérique a été réalisé pour présenter le voyage qui aurait pu avoir lieu dans un contexte différent.

Pour découvrir cet ouvrage : https://fr.calameo.com/read/005890261baca78fae7c9


Radio Topinambour de Richard Kauffman

Le réseau Alliance était le plus grand réseau français de résistance de 1940-1945. Il a réuni 2893 agents. Ce réseau, commandé par Marie-Madeleine Fourcade a réussi des exploits extraordinaires relatés dans le livre l’Arche de Noé et dans cet ouvrage. Hitler était tellement furieux de ce succès qu’il ordonna de faire disparaître ce réseau (NN). 429 agents d’Alliance furent tués horriblement, dont le colonel Edouard Kauffmann. Cette hécatombe est la preuve de l’efficacité du réseau Alliance et sa gloire dans cette guerre inhumaine.

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L’Empire colonial français dans la Grande Guerre sous la direction de Jeann-Marie Amat-Roze et Christian Benoit

Fruit d’une exceptionnelle coopération scientifique, l’ouvrage L’Empire colonial français dans la Grande Guerre rassemble cinquante auteurs civils et militaires, universitaires, chercheurs, médecins et conservateurs.

Fondée en 1922 par le journaliste Paul Bourdarie qu’accompagnaient des personnalités civiles et militaires conscientes du tribut versé par les populations et les territoires de l’Empire pendant la guerre, l’Académie des sciences d’outre-mer a commémoré le centenaire de la Grande Guerre par un quinquennat de travaux. Des communications à caractère scientifique, accessibles au grand public, rappelèrent les particularités et la portée de la participation de l’Empire au conflit, dans les multiples registres de l’engagement, des conséquences et des héritages.

Sur cette histoire centenaire toujours féconde, cet ouvrage, d’une approche pluridisciplinaire inédite, mesure la contribution de l’empire ultramarin français à l’effort de guerre sous une pluralité d’aspects : militaire, mais aussi géographique, politique, sanitaire, social et mémoriel. Il apporte des regards neufs, renouvelle et enrichit les connaissances par l’ouverture d’archives. Il livre aux plus jeunes des clés de compréhension de l’histoire et des mémoires des anciennes colonies françaises, et couvre la quasi-totalité d’un ensemble impérial qui regroupait environ 100 millions d’habitants (métropole comprise) et 10 millions de kilomètres carrés en 1914.

Ce livre est un hommage aux 700 000 hommes, soldats et travailleurs qui traversèrent les mers pour défendre la France.

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Rebecq se Souvient ! de Wilfred Burie

Histoire d’un village brabançon durant la tourmente de 1940-1945.

Cet ouvrage, publié à l’occasion du 75ème anniversaire de la victoire alliée en Europe et la fin de la Deuxième Guerre mondiale traite de nombreux sujets tels l’invasion, l’évacuation et l’exode, l’occupation, les réquisitions, la résistance, les Juifs cachés, ainsi que la libération et le retour des prisonniers et des déportés. Chaque sujet est basé sur des témoignages réels et d’époque. Une documentation importante constituée de pièces officielles, lettres, affiches, etc. ainsi que de nombreuses photographies collationnées depuis des années par le Cercle d’Histoire et de Généalogie de Rebecq, dont l’auteur est l’archiviste, complètent l’ouvrage.

Un récit passionnant où l’humanisme des uns côtoie la traitrise des autres. Une histoire humaine au cœur de la grande Histoire de la Belgique.

Cet important épisode de notre histoire régionale est préfacé par Mmes Patricia Venturelli, Bourgmestre de Rebecq et Isabelle Kibassa-Maliba, Députée à la Province du Brabant Wallon ainsi que de M. André Flahaut, Ministre d’Etat. Ils  cautionnent le travail de recherches et d’investigations mené par l’auteur.

L’auteur, Wilfred Burie, est président de « The Belgian Remember Them » et membre du bureau de la Royale UFAC, associations belges ayant signé une convention de partenariat avec le Souvenir Français.

Pour soutenir cet ouvrage : www.rebecq-memorial.eu/rebecq-se-souvient.php

Vigilance

Halte à la déconstruction de l’histoire de France

En lien avec la mobilisation américaine contre le racisme, le débat agite une frange de la société française qui souhaite « déboulonner » les statues. Le cas de celle de Faidherbe à Lille est exemplaire.

Ce général qui s’illustra durant la guerre de 1870-1871 en commandant les armées républicaines du Nord face aux armées prussiennes mais qui participa aussi comme l’ensemble des militaires français de la Troisième République aux conquêtes coloniales est aujourd’hui condamné par « la profondeur de ses atrocités ».

Cette remise en cause de notre histoire ne s’arrête pas à la période coloniale, les vandalisations de stèles sur Bir Hakeim, mais aussi de statues liées à la Seconde Guerre mondiale sont désormais fréquentes.

Face à cette situation, il nous appartient d’abord de rappeler une réalité. Contrairement à ce qu’écrivent de nombreux historiens « Enlever des statues, ce n’est pas effacer l’histoire », nous pensons qu’en effaçant la mémoire, on efface l’histoire pour le plus grand nombre (mais pas pour les élites culturelles auxquelles s’adressent trop souvent les historiens).

Deux exemples le démontrent.

D’abord celui d’Haïti, cette nation s’est spécialisée dans le « déchoucage » des monuments. En clair, après chaque période politique (et en Haïti elles sont nombreuses puisque 84 présidents, rois ou empereurs se sont succédés depuis 1804) les statues sont déboulonnées. La conclusion est simple – la nation haïtienne bat tous les records d’instabilité politique et d’analphabétisme. Et cela a un lien – l’absence d’enracinement dans l’histoire rend impossible l’émergence d’élites politiques.

Ensuite celui de l’occupation. En 1940, les autorités d’occupation allemande ont détruit un certain nombre de monuments (exemple le monument d’hommage aux combattants noirs à Reims) puis ont exigé des autorités de Vichy la livraison des monuments réalisés en « bronze ». Ces autorités ont été chargées de « choisir » les monuments à livrer. Aujourd’hui la majorité des monuments supprimés n’ont pas été remplacés et la mémoire a oublié ceux à qui la Troisième République avait rendu hommage et que les autorités du gouvernement dit de Vichy avaient décidé de supprimer.

Car il faut le rappeler, la grande période d’érection des statues sur nos places publiques fut celle de la Troisième République. La « statuomania » fut un instrument pour donner aux Français une même histoire. Les statues étaient le prolongement des héros que les enfants découvraient dans leur manuel « Lavisse ». C’est par ces manuels, et c’est par ces statues qu’ils sont devenus Républicains.

Aujourd’hui nous « déboulonnons » Faidherbe et Schoelcher, héros de la Deuxième et la Troisième Républiques. Demain, cela sera le tour des héros de la Résistance et des combats de la France Libre ?

La France est une nation Mémoire. Les Français partagent ou doivent partager une histoire commune. Le Souvenir Français est l’instrument créé sous la Troisième République pour épauler le gouvernement afin de réussir ce partage de l’histoire.

Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le détricotage de l’histoire partagée des Français. Aujourd’hui comme hier, Le Souvenir Français s’opposera de toutes ses forces à cette vague de vandalisme mémoriel. Restons fiers de notre histoire.

Le contrôleur général des armées (2s) Serge BARCELLINI, président général du Souvenir Français

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2 juillet 2020

Hommage aux Présidents de la République le 14 juillet

Depuis trois ans, Le Souvenir Français rend hommage aux Présidents de la République décédés. Ce choix est d’abord celui d’une association placée sous le haut patronage de ceux qui incarnent l’Etat. Le 1er février 1906, le Président Emile Loubet signe le décret reconnaissant l’utilité publique du Souvenir Français. Ce Président qui avait accordé sa grâce […]

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30 juin 2020

Les monuments de 1870 érigés par Le Souvenir Français

Lorsqu’en 1887 Le Souvenir Français se crée, les premiers monuments aux Morts de 1870 ont déjà été érigés, en particulier sur les champs de bataille. Le Souvenir Français va amplifier cette vague patrimoniale en créant ses propres monuments et en épaulant les nombreuses communes qui en érigent. On estime à environ un millier le nombre […]

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