Nos lieux de Mémoire

29 juillet 2021

Cette rubrique décrit 4 lieux :
– Le Monument de l’Aigle Blessé à Waterloo en Belgique
– Le cimetière de Nagasaki au Japon 
– Le monument Napoléonien en Russie
– La nécropole militaire du Petit Lac à Oran en Algérie 

Temps de lecture : environ 6 minutes


Lieu n° 1 : Monument de l’Aigle Blessé, Belgique

Le monument de Waterloo, Monument de l’Aigle blessé, commémore les soldats Français morts au champ d’honneur pendant la bataille de Waterloo.

Le monument est situé sur la commune de Plancenoit à Lasne dans la Province du Brabant Wallon en Belgique. Il fut érigé en 1906 par la Sabretache, association Française reconnue d’utilité publique en 1901 et travaillant sur les études d’Histoire Militaire ainsi que sur la Mémoire combattante, et co-financé par le Souvenir Français, à qui l’entretien du monument fut plus tard confié. Les deux guerres mondiales ont largement ralenti les activités des associations, et le monument de l’Aigle Blessé fut « oublié ». A partir des années 1950 ce sont les associations napoléoniennes, les bourgmestres et les politiques belges qui ont repris la main en s’occupant du monument. C’est finalement la Province du Brabant Wallon qui l’a pris sous sa responsabilité. Il est classé depuis 1977.

Le sculpteur Jean-Léon Gérôme se chargea de sa création. Il s’agit d’un monument patriotique important ; Le symbole de l’aigle fut choisi car il est au sommet des drapeaux des armées napoléoniennes. Le rocher sur lequel l’oiseau blessé se trouve rappelle le rocher de Sainte-Hélène où Napoléon fut exilé.
Le socle du monument contient la dédicace « Aux derniers combattants de la Grande Armée » afin de rappeler le Souvenir de la bataille.

Une stèle en honneur des soldats polonais se trouve au pied du monument ; elle a été inaugurée par L’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens en 1990 et elle rappelle le sacrifice de l’escadron des chevaux-légers polonais à Waterloo. 

Les activités mémorielles autour de ce monument sont nombreuses. L’Aigle Blessé étant situé sur le site de la bataille de Waterloo, il fait partie des visites touristiques guidées. De plus, des cérémonies sont organisées par des associations napoléoniennes de reconstituteurs, comme Les Amis de Ligny et l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens (ACMN), toutes deux partenaires du Souvenir Français. Elles organisent tous les ans des cérémonies en tenues de soldats du Premier Empire. La délégation Belge de l’association, dirigée par le Lieutenant-Colonel Claude Michel, y est systématiquement conviée.

Le monument fut restauré en 2015, année de la commémoration du bicentenaire de la bataille de Waterloo, par la Province du Brabant Wallon qui finança tous les travaux.
Il a été récemment saccagé : la plaque apposée par la 46e Division des Chasseurs Alpins en 1918 ainsi que la palme de la Légion d’Honneur ont été volées. La délégation du Souvenir Français en Belgique ainsi que la Société de la Légion d’Honneur mettent tout en œuvre afin de restaurer ce monument important.


La ville de Nagasaki au Japon est un lieu au riche potentiel mémoriel. La ville comprend 3 cimetières internationaux abritant les tombes de 43 marins français. Le cimetière de Sakamoto est celui qui réunit le plus de Français puisqu’il contient les dépouilles de 40 marins. Le Souvenir Français a érigé le monument central de ce cimetière, inauguré le 5 juillet 1901.

L’histoire des cimetières de Nagasaki remonte à la guerre dite des Boxers en 1900 : dès le début de ce conflit en Chine, un organe de la Croix Rouge nommé Sociétés de Secours aux Blessés Militaires envoie à Takou un bateau-hôpital et installe à Nagasaki un hôpital. Cette mission médicale avait pour objet de soigner près de 862 malades ou blessés : 40 décèdent.

Les corps des malades défunts furent d’abord regroupés dans le cimetière international de Nagasaki, avant que M. de Valence, responsable de la Croix-Rouge obtienne le regroupement des dépouilles dans un carré militaire français.
C’est ainsi qu’avec l’aide du Souvenir Français et de la Marine, l’action mémorielle de la Croix-Rouge fut un succès. Aujourd’hui, une place importante est consacrée au cimetière de Nagasaki dans l’histoire japonaise.

Cet été, à l’occasion des 120 ans de la création du carré militaire français du cimetière de Nagasaki, une cérémonie officielle a eu lieu. Avec le soutien du Souvenir français au Japon, elle fut organisée par M. Jules Irrmann, Consul général de France en présence de MM. le maire de Nagasaki, le gouverneur de Nagasaki et l’Attaché de défense. Le Souvenir français était représenté.

Au Japon, les cimetières internationaux sont des lieux mémoriels essentiels pour les communautés étrangères et pour le peuple japonais. Un article complet sur l’histoire de ces nécropoles de Nagasaki a été publié sur la page Facebook du Souvenir français au Japon.  » Les sépultures françaises des cimetières internationaux de Nagasaki  » par Matthieu Séguéla, Délégué général du Souvenir français au Japon.

Lien : https://www.facebook.com/Le-Souvenir-Fran%C3%A7ais-Japon-1024354637617440

Légende photo n°1 : Plan extrait de l’ouvrage édité par la Croix-Rouge Française, La Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer en Chine, 1900-1901, Paris, 1901, 136 p. Archives du Souvenir français.

Légende photo n°2 : Cimetière de Nagasaki, Japon. Archives du Souvenir français.

Légende photo n°3 : cérémonie du 19 juillet à l’occasion des 120 ans du monument en présence notamment du Consul général Jules Irrmann et de nombreuses personnalités japonaises et françaises.


Lieu n°3 : Monument Napoléonien, Russie

Le monument Napoléonien situé en Russie est un mémorial de la guerre de 1812. On le nomme le Monument de la Grande Armée de la bataille de Borodino, où eu lieu la bataille franco-russe de la Moskova qui opposa près de 121.000 soldats Russes à environ 130.000 soldats de la Grande Armée dirigée par Napoléon. Près de 10.000 Français tombèrent pendant cette bataille dont les généraux Montbrun, Caulaincourt, Compère et Plauzonne.

Le monument honore les soldats des campagnes de la République et de l’Empire, morts pendant leur service au sein de la Grande Armée. Il fut inauguré le 8 Septembre 1912 à la date du centenaire de la bataille, à quelques encablures de la redoute de Schwardino, précisément là où se tenait Napoléon lors de la bataille. Les fonds réceptionnés ayant été recueillis par Le Souvenir Français en partenariat avec l’association de la Sabretache.
La création du monument fut l’objet de nombreux débats. Dans son ouvrage « Les Monuments Français du Centenaire de 1812 et les Cérémonies de Borodino et de Moscou » datant de 1912, le Colonel Fleury explique : « Quand à l’une des séances du Comité du Souvenir français, l’année dernière, fut envisagée l’opportunité d’élever des monuments en Russie, à l’occasion du centenaire de la campagne de 1812, nous ne nous faisions pas illusion sur la difficulté de la tâche. (…) Notre but n’était d’ailleurs pas de célébrer, en terre étrangère, cette victoire tactique de la Moskowa. Cette victoire a coûté, hélas, bien des larmes, et a été trop tôt suivie de cruelles journées. Ce que nous voulions surtout, c’était honorer les tombes de nos héros, de ces milliers de héros qui reposent là-bas, un peu partout, à Wilna, à Smolensk, aux bords de la Bérésina, comme dans les champs de Borodino ou au cimetière de Moscou. »

Le champ de Borodino rassemble de nombreux monuments ; c’est la raison pour laquelle de nombreuses cérémonies s’y tiennent régulièrement. Par exemple, le 2 Septembre 2012 eu lieu la grande reconstitution en présence de Vladimir Poutine et de Valérie Giscard d’Estaing. A cette occasion, près de 3000 acteurs en costume d’époque armés de sabres et d’épées étaient présents.
L’une des dernières commémorations eu lieu le 26 Août 2019, en présence des responsables du Souvenir Français en Russie. Parallèlement, le Délégué Général Adjoint du Souvenir Français pour la Russie, Monsieur Andrey Rumyanov, a pour projet d’effectuer un saut en parachute avec la voile du Souvenir Français au-dessus du monument lors d’une prochaine cérémonie commémorative ; Un geste fort qui rendrait hommage aux morts de la bataille et soulignerait la volonté du Souvenir Français de prolonger le bicentenaire de la période Napoléonienne.


Lieu n°4 : Nécropole militaire du Petit Lac, Algérie

Le cimetière militaire Français du Petit Lac à Oran est le lieu central de la Mémoire combattante Française en terre d’Algérie.  

Le projet est né sur le besoin d’exhumer des corps du cimetière européen de Tamashouët qui se voyait attribuer une fonction civile, regroupant ainsi les corps de la population civile. Le transfert des restes des militaires s’imposa comme une mission impérative pour le Souvenir Français.  

Le principe de création du cimetière du Petit Lac fut adopté le 19 Décembre 1950. La création officielle du cimetière fut décidée le 9 Janvier 1951 grâce à des négociations entre la municipalité d’Oran et le Souvenir Français, suivi d’un accord de l’association pour transférer les dépouilles. Une convention fut signée en Mai 1954 avant que les grands travaux d’aménagements démarrent, tout d’abord avec l’exhumation de 860 tombes de militaires morts pendant la Grande Guerre, puis le transfert des corps de militaires morts au cours de la Seconde Guerre Mondiale et de la guerre d’Indochine. La première cérémonie officielle eu lieu le 2 Juin 1956 en hommage au sergent Pascal Aimé, Mort pour la France quelques jours plus tôt.

De facto, c’est près de 18000 m² de terrain qui fut aménagé ; en effet, le cimetière représente un large espace contenant une vaste esplanade, un monument aux morts, un grand carré central destiné aux morts pour la France, un ossuaire et une chapelle, le tout entouré de nombreux massifs fleuris et clôturé par une porte d’entrée en fer forgé. Les travaux d’aménagement du cimetière s’achevèrent en 1958, permettant à ce lieu de devenir une destination pour de nombreuses cérémonies solennelles ou des manifestations militaires et religieuses. 

Pour conclure sur ce monument important, voici les mots du Docteur Pierre Berlandi, médecin commandant de réserve et Délégué Général Adjoint pour l’Oranie ayant reçu la médaille d’argent de l’association en 1964 : « Grâce à l’initiative si généreuse de M. Fourvel, le dévoué délégué départemental, appuyée avec beaucoup d’intérêt et de bienveillance par M. le député-maire Fouques-Duparc, le Souvenir Français aura la consolante satisfaction d’avoir doté la ville d’Oran de l’imposant champ du repos que mérite la gloire de nos héros et qui permettra à la grande foule, reconnaissante et gardant au cœur la flamme sacrée du Souvenir, de venir et prier longuement sur les tombeaux de ceux qui, pieusement, sont morts pour la Patrie ».

La propriété du Cimetière du Petit Lac fut transférée au gouvernement Français en Août 1962 qui en assure depuis lors l’entretien.

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Lieu n° 1 : Monument de l’Aigle Blessé, Belgique

Le monument de Waterloo, Monument de l’Aigle blessé, commémore les soldats Français morts au champ d’honneur pendant la bataille de Waterloo.

Le monument est situé sur la commune de Plancenoit à Lasne dans la Province du Brabant Wallon en Belgique. Il fut érigé en 1906 par la Sabretache, association Française reconnue d’utilité publique en 1901 et travaillant sur les études d’Histoire Militaire ainsi que sur la Mémoire combattante, et co-financé par le Souvenir Français, à qui l’entretien du monument fut plus tard confié. Les deux guerres mondiales ont largement ralenti les activités des associations, et le monument de l’Aigle Blessé fut « oublié ». A partir des années 1950 ce sont les associations napoléoniennes, les bourgmestres et les politiques belges qui ont repris la main en s’occupant du monument. C’est finalement la Province du Brabant Wallon qui l’a pris sous sa responsabilité. Il est classé depuis 1977.

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Le champ de Borodino rassemble de nombreux monuments ; c’est la raison pour laquelle de nombreuses cérémonies s’y tiennent régulièrement. Par exemple, le 2 Septembre 2012 eu lieu la grande reconstitution en présence de Vladimir Poutine et de Valérie Giscard d’Estaing. A cette occasion, près de 3000 acteurs en costume d’époque armés de sabres et d’épées étaient présents.
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