La cuisine roulante, modèle 1916 (Crédit : Musée de la Grande Guerre de Meaux).
La mémoire roulante de la Grande Guerre
Au tout début du 20e siècle, les cuisines dites roulantes apparaissent dans l’armée française. Les régiments tricolores ne figurent pas au rang d’exception dans cette avancée technique. En effet, nos voisins britanniques et allemands, mais également les Japonais ou les Russes, ont déjà réalisé les premières expérimentations sur cette question qui se révélera absolument cruciale dans le conflit de 1914-18 : le ravitaillement des soldats.
En France, une directive ministérielle de 1912, confirme l’adoption de la cuisine roulante pour les troupes à pied et pour le génie. Le gouvernement, dirigé par Raymond Poincaré fait face aux guerres dans les Balkans. Deux ans plus tard, le premier conflit mondial éclate.
Les premiers mois du conflit ne révèlent pas encore l’importance des cuisines roulantes. Souvent d’extraction paysanne, les soldats chassent et pêchent encore pour se nourrir quand ils le peuvent. Avec la guerre des tranchées, les cartes sont rebattues. Une gigantesque organisation humaine et matérielle doit désormais être mise sur pied pour nourrir les troupes. Les cuisines roulantes deviennent capitales. Le nombre de ces cuisines roulantes reste cependant insuffisant, puisque l’armée n’en dénombre qu’une trentaine. Impossible de nourrir toutes les troupes. Le gouvernement et le ministère de la Guerre parent alors au plus pressé et ordonnent en urgence la fabrication d’autres roulantes. Près de 13 000 unités arrivent sur le terrain à la jointure de 1914 et de 1915.
Grâce à la cuisine roulante, chaque soldat reçoit une ration définie et régulière. 700 grammes de pain, 500 de viande, 100 de légumes secs et un bol de cette fameuse soupe du poilu. Le mot argotique de popote apparaît alors.
Dans les tranchées, les cuisines roulantes, sortes de grandes charrettes aux roues lourdes et tout terrain, sont installées au plus près des zones de combat. Il faut un courage hors du commun aux soldats chargés du ravitaillement. Ces hommes dits « de soupe » trimballent ces roulantes et l’attirail imposant de chacune d’entre elles. Le combustible et quatre marmites de cent litres chacune, permettent d’alimenter en repas chauds, pour environ 250 soldats.
Les soldats de soupe doivent prendre tous les risques pour remplir au mieux cette mission cruciale. Beaucoup d’entre eux y laisseront la vie.
Plusieurs cuisines roulantes sont visibles dans des musées dédiés à la Grande Guerre, en particulier à Meaux (77). Musée de la grande guerre de Meaux. Rue Lazare Ponticelli – 77100 Meaux – Tél. : 01 60 32 14 18
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