Trois questions à Christophe Jacquot

Le Contrôleur Général des Armées Christophe Jacquot est diplômé de la filière relations internationales de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr. En 1988, il intègre l’école des officiers de la gendarmerie nationale. Après avoir commandé un peloton, un escadron puis une compagnie de gendarmerie, il rejoint la DRH de la direction générale de la gendarmerie nationale. Diplômé du Centre des hautes études de l’Armement en 2005, il dirige la coordination interministérielle de la réglementation et du contrôle de l’Etat sur la fabrication et le commerce des matériels de guerre et effectue plusieurs missions d’expert du gouvernement auprès du Secrétaire général des Nations Unies à New York. En 2008, il rejoint le ministère de la Justice en qualité de sous-directeur, adjoint au chef du service des affaires européennes et internationales puis est nommé en 2009 chef du service de l’administration centrale par le garde des Sceaux. En 2013, il est nommé par le ministre de la Défense, directeur de l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD).

1. Comment l’ECPAD est-il acteur de mémoire ?

La mission mémorielle de l’ECPAD est définie dans son contrat d’objectif et de performance, signé entre l’établissement et l’Etat en janvier 2017. Dans ce cadre, l’ECPAD doit « dynamiser et prioriser la conservation et la valorisation des archives au service de la politique culturelle et mémorielle du ministère ».

Ainsi l’ECPAD développe-t-il des partenariats et des actions dans le monde culturel et pédagogique, renforce-t-il les liens avec le monde scientifique et de la recherche et développe-t-il la diffusion numérique des fonds.

L’ECPAD recense plus de 400 partenaires dans la France entière, mais aussi à l’international. Ces partenariats peuvent prendre toutes formes : expositions, participation à de nombreux festivals et salons ainsi qu’à des concours, projections, coproductions et coéditions, prêt d’œuvres et d’objets, production et/ou réalisation de documentaires, actions pédagogiques et scientifiques, accompagnement des chercheurs, conception de produits culturels (livres et DVD), etc.

Un conseil scientifique a par ailleurs été mis en place afin d’apporter son expertise et un appui à des réflexions spécifiques.

Le futur portail numérique ImagesDéfense, qui sera mis en service en 2018, viendra par ailleurs appuyer la politique mémorielle en modernisant et facilitant l’accès au fonds archivistique de l’ECPAD.

2. Que fait l’ECPAD pour commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique ?

L’ECPAD s’est naturellement associé aux commémorations du centenaire de l’entrée en guerre des Américains. Le fonds d’archive images, fixe et animé, et sa valorisation s’est faite selon plusieurs axes.

Avec les éditions Gallimard et en partenariat avec la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives de la Défense (DMPA), l’ECPAD a coédité l’ouvrage « Les Américains dans la Grande Guerre » de Bruno Cabanes.

S’agissant des événements publics organisés autour des commémorations, l’ECPAD a réalisé la captation audiovisuelle de la cérémonie de Marne-la-Coquette (mémorial de l’Escadrille La Fayette, le 20 avril) et s’est associé à la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale via plusieurs expositions, sur le Queen Mary II pour la « transat du Centenaire » mais aussi à New-York pour l’arrivée du paquebot.

L’ECPAD a également conçu des portfolios pour le site centenaire.org sur différents thèmes (le débarquement, la préparation au combat, les noirs américains dans la Grande Guerre, etc.).

L’ECPAD s’associe par ailleurs à la Société des Cincinnati de France pour le colloque intitulé « La Fayette nous voilà ! L’engagement américain en France, 1917-1918 ».

Enfin, le DVD produit et réalisé par l’ECPAD « Voilà les Américains » a été réédité pour l’occasion.

3. Comment concevez-vous un partenariat entre Le Souvenir Français et l’ECPAD ?

Le Souvenir Français est un acteur majeur de la politique de mémoire et du monde combattant. Aussi, il est naturel que l’ECPAD l’accompagne dans sa communication en mettant à sa disposition des archives pouvant illustrer différentes périodes d’engagement des armées françaises de 1915 à nos jours.

En contrepartie, l’établissement compte profiter de ce levier de rayonnement pour toucher un large public et susciter l’intérêt pour la consultation des fonds et le cas échéant le don d’archives de particuliers souhaitant se tourner vers des professionnels de la conservation et de l’archivage audiovisuel et photographique. En effet, la collecte d’images d’archives privées est la première source de diversification des fonds et apporte un éclairage inédit sur les activités des armées et la vie quotidienne des militaires.

 

Pour en savoir plus : http://www.ecpad.fr/ 

 

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