Le monument à la mémoire d’Eugène Odent, Maire de Senlis

Eugène Odent, maire de Senlis, élu en 1912, a été arrêté par des troupes allemandes le 2 septembre 1914.  Le matin même, les batteries françaises avaient repoussé plusieurs assauts allemands avant de quitter Senlis. Le maire reste à l’hôtel de ville malgré les combats qui s’approchent. Les Allemands passent par la ville et prennent plusieurs otages dont le maire qu’ils poussent devant leur ligne. Ayant touché plusieurs otages, les Français arrêtent de tirer. Néanmoins, un combat se déclenche et les Allemands reculent dans la ville.  Le maire, rendu responsable par un officier allemand du zèle des troupes françaises, est exécuté avec six autres otages à Chamant, village proche de Senlis. La ville de Senlis est incendiée. Les sept fusillés sont enterrés sur place. La dépouille d’Eugène Odent rejoint le cimetière de la ville de Senlis le 12 septembre 1914.  L’exécution du maire est retranscrite dans l’acte d’état civil comme « tué à l’ennemi dans l’exercice de ses fonctions ».

En 1927, Le Souvenir Français a élevé un monument en hommage aux otages sur le lieu de leur exécution. Financé par souscription publique, il porte l’inscription : »Passant arrête-toi et souviens-toi. Dans ce champ ont été fusillés par les Allemands, le 2 septembre 1914, comme otages de la ville de Senlis, Eugène Odent, maire de Senlis ; Emile Aubert, mégissier ; Jean Barbier, charretier ; Lucien Cottrau, garçon de café ; Pierre Dewerdt, chauffeur ; Jean-Baptiste Elysée Pommier, garçon boulanger et Arthur Rigault, tailleur de pierres ».

Contact : Christian Lucas, président du comité de Senlis, christian.lucas13@wanadoo.fr

 

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