Une question à Alain Josselin

10 juillet 2020

Alain Josselin est un adhérent du Souvenir Français dans le Doubs, passionné par la généalogie.

Vous avez déjà mené des actions d’inscription sur les monuments aux morts des noms de combattants de la guerre de 1870 dans le Doubs grâce à des recherches dans les états civils. Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes (de la recherche à l’inscription) qui vous ont permis de mener à bien ces projets ?

L’état-civil du département du Doubs n’est pas encore totalement en ligne.

Pour les communes qui ont numérisé leur état civil, il convient de relever sur Internet les actes de décès des années 1870 à 1872 car des soldats sont décédés sur place après la fin de la guerre (voire jusqu’en 1873/1874), bien souvent chez des particuliers, alors qu’il n’y avait plus d’ambulance au village. Pour les autres communes non numérisées, le déplacement aux archives départementales est impératif.

A ce stade il est nécessaire de parcourir tous les registres mentionnés à l’inventaire des archives départementales et non pas uniquement la liste des communes actuelles fusionnées qui écarterait d’office des communes qui n’existent plus aujourd’hui et qui avaient leurs propres registres en 1870/1872.

Il faut aussi relever les transcriptions de décès hors du département de soldats nés dans ces communes. Certaines se proposent en effet de réaliser des plaques ou de compléter des listes « d’Enfants du Pays ». A terme, c’est le « levier » qu’il faudrait utiliser pour inciter les municipalités à honorer « leurs » morts pour la Patrie par l’apposition de plaques, ainsi, tous les défunts apparaitront en un point précis du territoire et en rapport avec leurs origines.

Pour les autres communes non numérisées, il faut effectuer des relevés photographiques des microfilms en salle de lecture aux archives départementales.  

Enfin, il serait intéressant de ne pas ignorer les soldats qui sont « revenus » de cette guerre ; et là, c’est le côté généalogique qui pourra prioritairement les mettre en valeur sur les sites spécialisés et permettre aussi aux municipalités d’aujourd’hui de mesurer l’implication humaine locale dans ce conflit.

Le département du Doubs compte 623 communes selon l’état-civil de 1870, dont 230 ont fait l’objet de collectes menées par Alain Josselin pour près de 4200 actes de décès. Elles ont été mises en ligne et à disposition de tous sur Généanet et MémorialGenWeb.

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Vous avez déjà mené des actions d’inscription sur les monuments aux morts des noms de combattants de la guerre de 1870 dans le Doubs grâce à des recherches dans les états civils. Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes (de la recherche à l’inscription) qui vous ont permis de mener à bien ces projets ?

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Pour les communes qui ont numérisé leur état civil, il convient de relever sur Internet les actes de décès des années 1870 à 1872 car des soldats sont décédés sur place après la fin de la guerre (voire jusqu’en 1873/1874), bien souvent chez des particuliers, alors qu’il n’y avait plus d’ambulance au village. Pour les autres communes non numérisées, le déplacement aux archives départementales est impératif.

A ce stade il est nécessaire de parcourir tous les registres mentionnés à l’inventaire des archives départementales et non pas uniquement la liste des communes actuelles fusionnées qui écarterait d’office des communes qui n’existent plus aujourd’hui et qui avaient leurs propres registres en 1870/1872.

Il faut aussi relever les transcriptions de décès hors du département de soldats nés dans ces communes. Certaines se proposent en effet de réaliser des plaques ou de compléter des listes « d’Enfants du Pays ». A terme, c’est le « levier » qu’il faudrait utiliser pour inciter les municipalités à honorer « leurs » morts pour la Patrie par l’apposition de plaques, ainsi, tous les défunts apparaitront en un point précis du territoire et en rapport avec leurs origines.

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