
Guillaume Marquet, 43 ans, est originaire de Saumur dans le Maine-et-Loire. Cuisinier depuis 2001 au sein du ministère des Armées sur le Quartier Aboville de Poitiers (état-major de la 9e BIMA), il appartient au Groupement de soutien de la base de Défense de Poitiers-Saint-Maixent. Il est également médaillé d’or aux Olympiades culinaires de l’Armée.
1 – Vous avez conduit l’équipe des cuisiniers de l’armée française aux championnats du monde des cuisiniers de l’armée. Que représente pour vous, et pour notre armée, cette victoire ?
En novembre 2022 avec mes camarades cuisiniers de l’équipe de France des Armées, nous avons participé à la Coupe du monde de cuisine, Catégorie cuisine collective militaire au Luxembourg. Nous avons terminé à la deuxième place. Ensuite, en février 2024, nous nous sommes engagés aux Olympiades culinaires, en Allemagne à Stuttgart. Nous avons remporté une médaille d’or dans la même catégorie. Pour nous, face à 24 pays engagés, il s’agissait d’un véritable exploit.
C’est un honneur de représenter les armées françaises à l’international. Notre spécialité est reconnue aux yeux de tous, nous, les femmes et les hommes de l’ombre qui soutenons au quotidien les forces de nos armées.
2 – Bien nourrir les soldats a toujours été une ardente obligation pour nos armées. Comment concevez-vous cette obligation ?
Notre mission en tant que cuisinier est de nourrir. Dans tous les cas de figure, en tout lieu, que ce soit en mission opérationnelle, en base arrière ou sur les terrains de manœuvre, à tout moment, et ce, du petit-déjeuner jusqu’au dîner. Il s’agit pour nos soldats d’un moment de convivialité, de détente, de partage et nous nous devons de donner le maximum.
Napoléon disait « Un soldat marche avec son estomac », mais aussi « Un soldat combat parfois, marche souvent et mange tous les jours ».
3 – La Première Guerre mondiale a été un moment fort de cette obligation. Nourrir plus de huit millions d’hommes pendant quatre ans et demi. Que pouvez-vous nous dire de ce moment d’histoire ?
Au cours de la Première Guerre mondiale, les conditions de vie étaient rudes, le conflit étant principalement situé dans le nord-est, enterré dans des boyaux avec des conditions d’hygiène et de confort réduit au strict minimum.
Le rôle des cuisiniers était un facteur essentiel et indispensable afin de remonter le moral des troupes. Ils devaient remplir leurs missions sur des roulantes, au plus près du champ de bataille. Il s’agissait d’un moment de pause pendant le conflit.
On parlait de soupe, le plat principal était habituellement composé de viande bouillie, de pâtes ou de pommes de terre cuite à l’eau, mais aussi de haricots blancs accompagnés d’une miche de pain et d’un quart de vin rouge. L’acheminement des victuailles était réalisé par des hommes dits de soupe ayant du caractère, du courage, ce qui leur permettait de traverser des zones et des secteurs parfois dangereux. Ce rôle était vital afin de sustenter les soldats dans leur combat.
La France et l’OTAN Stephen Launay est docteur en science politique. Ses recherches portent sur les relations internationales, la philosophie libérale, ainsi que sur la pensée politique, la politique intérieure et la politique étrangère de la Colombie et du Venezuela. Maître de conférences (HDR) à l’université de Paris-Est à Marne-la-Vallée, et directeur de recherche au […]
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