Une stèle en hommage à deux résistants

26 janvier 2018

Sur la photo de gauche à droite : Marie Dubois, la mère d’André Dubois ; Suzanne Dubois, son épouse ; Camille Cholley, l’épouse de Jean-Marie Cholley. Devant, leur fille : Jeanne Cholley et Andrée Dubois.

Dès 1945, de nombreuses stèles ont été érigées sur le sol de France sur les lieux des combats des résistants et de leur martyr. C’est par milliers que l’on compte aujourd’hui ces sites matérialisés. 70 ans ont passé. Ceux qui avaient élevé ces monuments, des anciens résistants regroupés en associations ou amicales, mais aussi des conseils municipaux dans l’euphorie de la Libération ont disparu. Les propriétaires des terrains qui avaient accepté d’accueillir ces créations ont, eux aussi, disparu. 70 ans après, la mémoire des événements que commémorent ces sites s’estompe.

Cet oubli entraine le risque réel de l’abandon et à terme de la disparition de ces monuments et de ces stèles. Or, ils sont la matérialisation de notre mémoire. Ils sont les buttes-témoins de la Résistance, de ses combattants et de ses martyrs.

Le Souvenir Français a la volonté de sauvegarder ces sites.

La stèle aux FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) à Pesmes (Haute-Saône) en est un exemple parmi d’autres.

Le 9 septembre 1946 a été érigée une stèle en hommage aux deux gendarmes FFI (Forces Françaises de l’Intérieur)  fusillés par une patrouille allemande à Pesmes (70). Erigée à l’emplacement même de leur décès, le monument honore Jean-Marie Cholley et André Dubois, gendarmes de la brigade de Pesmes et maquisards dans les bois de Sauvigney-lès-Pesmes, tués le 7 septembre 1944.

Jean-Marie Cholley est né le 10 janvier 1921 à Fougerolles (70). Il est sous-lieutenant et membre de la Résistance quand il est fusillé.

André Dubois est né le 16 février 1911 à Noisy-le-Sec (93). Gendarme, il est muté à Pesmes le 2 février 1944. Le 1er août 1944, la gendarmerie est désarmée. Il rejoint alors les FFI du maquis en formation à Pesmes et la Résistance.

Le 7 septembre 1944,  les deux collègues partent en mission de reconnaissance dans un secteur où plusieurs attaques de maquisards ont été menées contre des éléments ennemis. Ils sont alors surpris par une patrouille allemande près du lieu-dit de Coulances. Jean-Marie Cholley est fusillé sur place, André Dubois tente de fuir. Après quelques mètres, une balle l’atteint à la tête et une autre dans le cœur. Son certificat de FFI stipule qu’il est mort au cours d’une mission. Il reçoit la croix de guerre le 25 avril 1946.

Le propriétaire du lieu de la fusillade offre l’emplacement afin qu’un monument en l’honneur de ces deux hommes y soient construits.

Après 70 ans de non-entretien, le comité local du Souvenir Français ainsi que les anciens combattants de Pesmes prennent la décision de nettoyer le monument. En juillet 2017, les bénévoles ont passé plusieurs jours pour le nettoyer.

Une cérémonie pleine d’émotion a eu lieu en août 2017 pour marquer la réfection de la stèle.

Andrée et Malou, les filles d’André Dubois devant le monument restauré. Photo : Est Républicain

Contact : Thierry ROBERT, président du comité du Souvenir Français de Pesmes, bobdepesmes70@gmail.com

Articles récents

17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

Voir l'article >
29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

Voir l'article >
" alt="" class="img-fluid"/>
8 avril 2021

Le monument aux morts de Levallois-Perret labellisé Patrimoine d’intérêt régional en Île-de-France

En partenariat avec la Délégation Régionale de la Fondation du Patrimoine, Le Souvenir Français a pour projet de créer un parcours mémoriel en Ile-de-France consacré à la guerre de 1870-1871. Dans ce cadre, le monument aux morts de Levallois-Perret a été présenté à la labellisation Patrimoine d’intérêt régional de la région Ile-de-France par notre association […]

Voir l'article >
7 avril 2021

Billet d’humeur du Président Général

Le Monde et l’Audace Mémorielle. Le 4 mars 2021, Le Monde consacrait son éditorial au rapport de Benjamin Stora, sous le titre « France-Algérie, poursuivre sur la voie de la vérité ». L’ensemble de l’article est centré sur le devoir de vérité que doit accomplir la France, « même en l’absence de réciprocité algérienne ».   Le rapport Stora […]

Voir l'article >
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Billet d’humeur du Président Général

7 avril 2021

Sur la photo de gauche à droite : Marie Dubois, la mère d’André Dubois ; Suzanne Dubois, son épouse ; Camille Cholley, l’épouse de Jean-Marie Cholley. Devant, leur fille : Jeanne Cholley et Andrée Dubois.

Dès 1945, de nombreuses stèles ont été érigées sur le sol de France sur les lieux des combats des résistants et de leur martyr. C’est par milliers que l’on compte aujourd’hui ces sites matérialisés. 70 ans ont passé. Ceux qui avaient élevé ces monuments, des anciens résistants regroupés en associations ou amicales, mais aussi des conseils municipaux dans l’euphorie de la Libération ont disparu. Les propriétaires des terrains qui avaient accepté d’accueillir ces créations ont, eux aussi, disparu. 70 ans après, la mémoire des événements que commémorent ces sites s’estompe.

Cet oubli entraine le risque réel de l’abandon et à terme de la disparition de ces monuments et de ces stèles. Or, ils sont la matérialisation de notre mémoire. Ils sont les buttes-témoins de la Résistance, de ses combattants et de ses martyrs.

Le Souvenir Français a la volonté de sauvegarder ces sites.

La stèle aux FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) à Pesmes (Haute-Saône) en est un exemple parmi d’autres.

Le 9 septembre 1946 a été érigée une stèle en hommage aux deux gendarmes FFI (Forces Françaises de l’Intérieur)  fusillés par une patrouille allemande à Pesmes (70). Erigée à l’emplacement même de leur décès, le monument honore Jean-Marie Cholley et André Dubois, gendarmes de la brigade de Pesmes et maquisards dans les bois de Sauvigney-lès-Pesmes, tués le 7 septembre 1944.

Jean-Marie Cholley est né le 10 janvier 1921 à Fougerolles (70). Il est sous-lieutenant et membre de la Résistance quand il est fusillé.

André Dubois est né le 16 février 1911 à Noisy-le-Sec (93). Gendarme, il est muté à Pesmes le 2 février 1944. Le 1er août 1944, la gendarmerie est désarmée. Il rejoint alors les FFI du maquis en formation à Pesmes et la Résistance.

Le 7 septembre 1944,  les deux collègues partent en mission de reconnaissance dans un secteur où plusieurs attaques de maquisards ont été menées contre des éléments ennemis. Ils sont alors surpris par une patrouille allemande près du lieu-dit de Coulances. Jean-Marie Cholley est fusillé sur place, André Dubois tente de fuir. Après quelques mètres, une balle l’atteint à la tête et une autre dans le cœur. Son certificat de FFI stipule qu’il est mort au cours d’une mission. Il reçoit la croix de guerre le 25 avril 1946.

Le propriétaire du lieu de la fusillade offre l’emplacement afin qu’un monument en l’honneur de ces deux hommes y soient construits.

Après 70 ans de non-entretien, le comité local du Souvenir Français ainsi que les anciens combattants de Pesmes prennent la décision de nettoyer le monument. En juillet 2017, les bénévoles ont passé plusieurs jours pour le nettoyer.

Une cérémonie pleine d’émotion a eu lieu en août 2017 pour marquer la réfection de la stèle.

Andrée et Malou, les filles d’André Dubois devant le monument restauré. Photo : Est Républicain

Contact : Thierry ROBERT, président du comité du Souvenir Français de Pesmes, bobdepesmes70@gmail.com

Articles récents

17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

Voir l'article >
29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

Voir l'article >
" alt="" class="img-fluid"/>
8 avril 2021

Le monument aux morts de Levallois-Perret labellisé Patrimoine d’intérêt régional en Île-de-France

En partenariat avec la Délégation Régionale de la Fondation du Patrimoine, Le Souvenir Français a pour projet de créer un parcours mémoriel en Ile-de-France consacré à la guerre de 1870-1871. Dans ce cadre, le monument aux morts de Levallois-Perret a été présenté à la labellisation Patrimoine d’intérêt régional de la région Ile-de-France par notre association […]

Voir l'article >
7 avril 2021

Le monument du mois

Un monument pour les Morts pour la France disparus de la guerre d’Algérie Durant la guerre d’Algérie, plusieurs centaines de militaires français sont portés disparus. Leurs familles ignorent bien souvent les circonstances de leur disparition, et par absence des corps, n’ont pas pu « faire leur deuil ». Créée en 2014, l’association SOLDIS Algérie, présidée par le […]

Voir l'article >