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30 août 2022

La mémoire à travers les livres

François Cochet, Erwan Le Gall, Petit guide pour mener votre propre enquête et retrouver votre Ancêtre Poilu, Ed. Pierre de Taillac, 2022

Cet ouvrage vous donnera toutes les clés pour mener votre propre enquête et retrouver votre ancêtre : vous découvrirez, grâce à lui, s’il s’est battu à Verdun ou dans la Marne, s’il a été blessé ou tué dans les tranchées, s’il a participé à des actions héroïques, s’il a été décoré ; et mille autres informations passionnantes. Vous retrouverez peut-être même des archives plus intimes : elles vous permettront de savoir comment votre aïeul a vécu la guerre, ce qu’il a pensé et ce qu’il a ressenti…

Partez sur les traces de votre ancêtre et découvrez qui était cet aïeul qui s’est battu en 1914-1918.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/products/petit-guide-pour-mener-votre-propre-enquete-et-retrouver-votre-ancetre-poilu

Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes, Première partie – Récit, Ed. Seghers, 2022.

Pierre Seghers, poète, résistant de la première heure, et éditeur des poètes du monde entier, fut le premier à retracer en 1974, avec La Résistance et ses poètes, l’aventure individuelle et collective de la poésie française sous l’Occupation. Cet ouvrage de référence est composé d’un récit historique et d’une anthologie, qui intimement se complètent et se répondent. 

Dans ce récit, de la « drôle de guerre » à la Libération, des débuts de la Résistance à la guérilla organisée, Pierre Seghers suit l’itinéraire de femmes et d’hommes précipités dans le labyrinthe des réseaux, le chassé-croisé des pseudonymes, qui firent résonner la voix de la liberté au péril de leur vie. On y croise Louis Aragon, Paul Eluard, René Char ou Robert Desnos et des figures emblématiques de résistants, tels Jean Moulin, Madeleine Riffaud, Lucie Aubrac ou Missak Manouchian, mais aussi nombre de poètes anonymes, parfois très jeunes, tous épris du même idéal. Près de cinquante ans après sa première édition, la force prophétique de ce livre demeure intacte.

« Et c’est ici que le génie propre de Seghers peut continuer d’agir. Chez lui, les poètes ne sont ni désincarnés ni enfermés dans leur tour d’ivoire. Ce sont des êtres de chair et de sang. Sans doute est-ce à cette condition que leur voix peut encore parvenir jusqu’à nous. Tendons l’oreille. » – Extrait de la préface de Pascal Ory, de l’Académie française.

Pour en savoir plus : https://www.lisez.com/ebook/la-resistance-et-ses-poetes-premiere-partie-recit/9782232145919

Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes, Deuxième partie – Anthologie, Ed. Seghers, 2022.

Pierre Seghers, poète, résistant de la première heure, et éditeur des poètes du monde entier, fut le premier à retracer en 1974, avec La Résistance et ses poètes, l’aventure individuelle et collective de la poésie française sous l’Occupation. Cet ouvrage de référence est composé d’un récit historique et d’une anthologie, qui intimement se complètent et se répondent. 

Dans cette anthologie, Pierre Seghers réunit une centaine de poètes qui eurent les mots pour armes. Leurs poèmes furent publiés en « contrebande » pour tromper la censure, écrits dans la clandestinité ou le maquis, des prisons jusqu’aux camps de déportation. Ils résonnent aujourd’hui tels des cris profonds et autant d’appels à la liberté.

« A côté de noms déjà établis avant la guerre au cœur de l’avant-garde, mais que leur engagement fait définitivement entrer dans le canon des classiques (ceux qu’on étudie en classe) – un Aragon, un Desnos, un Eluard –, la surprise, pour le lecteur non prévenu, vient du foisonnement des anonymes, des inconnus et des méconnus. […] Par-delà toutes les différences de qualité et de style qu’on imagine, ces poètes ne font de la politique que parce qu’ils font de la poésie. […] Seghers trouvera la formule qui fait mouche : « La poésie de la Résistance ne sera pas la poésie d’un parti politique, mais celle de l’homme en danger de mort ». » – Extrait de la préface de Pascal Ory, de l’Académie française.

Pour en savoir plus :  https://www.lisez.com/livre-grand-format/la-resistance-et-ses-poetes-deuxieme-partie-anthologie/9782232145940

Noê-Noël Uchida, Attendez ici – Terminé, Ed. Pierre de Taillac, 2022.

Ce récit, inspiré de faits réels, retrace le quotidien de soldats japonais qui n’ont pas su que la Seconde Guerre mondiale était finie. Les derniers d’entre eux ont combattu dans la jungle de l’Asie du Sud-Est jusqu’en 1974. Hermétiques à la propagande américaine, ces soldats voient au contraire leurs convictions renforcées par les tentatives de conciliation et poursuivent leur mission de renseignement durant trente ans.

Enrichi de l’expérience de l’auteur (du combat, de la troupe, de la jungle et de la culture japonaise), ce texte plonge le lecteur dans le quotidien de ces soldats en faisant ressortir leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs, la solitude de leur chef et leur amour les uns pour les autres.

Officier français d’origine japonaise, Noê-Noël Uchida commande actuellement le 1er régiment d’infanterie.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/products/attendez-ici-termine

Camille Vargas, 40e régiment d’artillerie, Ed. Pierre de Taillac, 2022.

Le 40e régiment d’artillerie possède une histoire riche qui débute à Saint-Mihiel, à l’aube du XXe siècle. Depuis, le 40e a traversé la Grande Guerre, la campagne de France, il renaît de ses cendres dans le sable du désert et prend part à la Libération. Installé à Suippes, dans la Marne depuis 1975, le régiment fait aujourd’hui partie de la 2e brigade blindée dont il assure l’appui feu. Les artilleurs du 40e RA participent aux nombreuses opérations auxquelles l’armée française prend part à travers le monde.

Un album mêlant histoire, mémoire et tradition qui invite à découvrir l’histoire du 40e et des hommes et femmes qui ont fait le régiment. Ce livre recueille de nombreuses photographies inédites, des images issues des archives de l’unité ainsi que des photos prises par des artilleurs au fil de leurs missions. Il comporte également des témoignages, des cartes et profils des pièces emblématiques ayant servi au 40e.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/collections/nouveautes/products/40e-regiment-dartillerie

Collectif, La 4e brigade d’aérocombat, une plongée au cœur de l’aérocombat. Ed. Pierre de Taillac, 2022.

L’aérocombat est devenu, au XXIe siècle, une nécessité opérationnelle : l’intégration totale de l’hélicoptère à la manœuvre terrestre est, aujourd’hui, une condition essentielle du succès tactique. 

Ainsi, l’histoire de la 4e brigade d’aérocombat est particulièrement riche. Héritière de la 4e division aéromobile, de la 4e brigade aéromobile et de la division aéromobilité, elle est engagée dans toutes les opérations extérieures.

L’implantation locale de la brigade est très forte, qu’il s’agisse de l’état-major à Clermont-Ferrand ou des régiments : le 1er régiment d’hélicoptères de combat à Phalsbourg, le 3e à Étain et le 5e à Pau.

Grâce à plus de 300 photos magnifiques et de très nombreux témoignages, découvrez cette brigade unique et le monde passionnant des hélicoptères de combat de l’armée de Terre.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/collections/nouveautes/products/la-4e-brigade-daerocombat

Agnès Guillaume, Thierry Hardier (dir), Les carnets de guerre du sergent vaguemestre Félix Braud 1914-1917, Edhisto, 2022

Félix Marie Braud, employé de banque au Crédit de l’Ouest, est âgé de 38 ans lorsque la guerre éclate ; il est mobilisé en tant que sergent vaguemestre au 1er bataillon du 72ème régiment d’infanterie territoriale (R.I.T.) de Cholet. Son travail consiste en la réception, le tri et la distribution du courrier et des colis. Il utilise comme moyen de transport la bicyclette pour les courses rapides et la voiture attelée de deux chevaux pour les livraisons plus importantes. Même s’il ne combat pas dans les tranchées, il est néanmoins en contact permanent avec le danger des obus tirés par l’artillerie et des bombes larguées par les avions.

Félix Braud rédige son journal de guerre sur 11 petits carnets de 1914 à 1917. L’année 1918 est manquante, aussi peut-on se demander si les carnets suivants ont été perdus ou s’il a simplement cessé d’écrire. Son récit, entre le carnet de guerre et le journal intime, est pour lui, une parenthèse réconfortante dans le tourbillon de la guerre : « La guerre est une affreuse chose et les spectacles horribles, vus, lus ou entendus chaque jour s’effacent comme par enchantement au souvenir de vos charmants visages. » Ses deux premiers carnets sont bien tenus (presque au jour le jour), très rédigés et bien remplis. Les suivants sont plus courts et aérés, avec des notes prises à la volée. Il écrit seulement quand un fait marquant s’est produit et ajoute assez fréquemment des précisions supplémentaires qui viennent compléter la prise de note initiale. N’étant pas en première ligne, il sait finalement peu de choses sur les opérations militaires, mais il mentionne régulièrement les mouvements et les emplacements occupés par les compagnies de son unité, particulièrement celles du 1er bataillon dont il est le vaguemestre. Il suit les événements à distance, entendant la canonnade au loin et supposant telles ou telles attaques, menées ou subies. Félix décrit principalement son métier de vaguemestre et détaille ses tournées : l’infirmerie, les différentes compagnies, le poste de secours et le poste de commandement (8 octobre 1915).

En savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/1914-1918/174-les-carnets-de-guerre-du-sergent-vaguemestre-felix-braud-1914-1917-9782355150463.html

Pour télécharger le bon de commande : https://le-souvenir-francais.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bon-de-commande-Felix-Braud.pdf


La mémoire retrouvée, Les Américains dans le Pays de Bourmont (1917-1919), Edistho, 2022

La Haute-Marne et les Vosges, entre autres, ont été une zone d’instruction privilégiée des troupes américaines et de formation de la Première Armée dans la France de la Grande Guerre. Le 26 octobre 1917, la formation d’une Seconde division est décidée dans le secteur de Bourmont, à la frontière ouest des Vosges. Dans l’esprit du commandement français, elle doit s’intercaler dans le dispositif français entre Argonne et Alsace. Dès lors débute l’instruction des troupes qui vont apprendre tant la guerre de tranchées que celle de montagne.

La Mémoire retrouvée, publiée pour le centenaire, est un superbe volume qui rappelle cette présence mais également l’organisation générale des Sammies en Lorraine. Avec ses 542 illustrations tout en couleurs, il tient tant d’un catalogue d’exposition que d’une petite encyclopédie des Américains en France.

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/1914-1918/173-la-memoire-retrouvee-les-americains-dans-le-pays-de-bourmont-1917-1919-9791069912809.html

Association Anciens Aérodromes, Creil-Patrimoine, mémoire de la 10ème escadre de chasse, 2022

Cet ouvrage vient compléter le précédent publié par l’association de leur collection Aérodromes, sur la base aérienne de Creil. Le livre regroupe des rédactions et illustrations datant de la dissolution de l’unité en 1985, correspondant à ses trente années de présence à Creil. Le propos a été repris à l’identique, avec une pensée pour les auteurs de l’époque et leur excellent travail de narration de cette épopée. Nous avons enrichi celle-ci du regard de l’actualité ; à l’heure où, les unités navigantes rejoignent d’autres stationnements, le souvenir aéronautique des lieux tend à s’estomper.

Pour en savoir plus : news@anciens-aerodromes.com

Le Républicain Lorrain, Les grandes batailles de Vercingétorix à Louis XIV, Le Républicain Lorrain éditions, 2022

Dans le cadre de sa collection « Les Grands événements dans l’Est », Le Républicain Lorrain édite cette année un ouvrage dédié aux Grande Batailles pour les passionnés d’Histoire et de Patrimoine. 2000 ans d’Histoire dans nos régions ! De Vercingétorix à Louis XIV, revivez les grandes batailles qui se sont déroulées dans nos régions de l’Est. Plus de 200 photos, gravures, tableaux, cartes et documents inédits illustrent ce bel ouvrage.

Pour en savoir plus : https://storage.googleapis.com/ei_ler_std/2022/LES-GRANDS-EVENEMENTS-DANS-L-EST/LES-GRANDES-BATAILLES/index.html?utm_source=adobe&utm_medium=email&utm_campaign=20220610_LER_Psp_Les_Grandes_Batailles_lancement&ii=CF36F885036A7506A650938683FC6455F4FFC13BB1F4C4DAC369576DD054F4BC2C8E70DA515766CC63387F3467832BB310643E427A95738C0BA93A16D56A4DE9F08E75AC750D9D73B3AE495412F32531

Alexandre Wattin, Ils ont fait Hitler, De l’ombre au pouvoir suprême 1919-1939, Ed SPM, 2022,

Cet ouvrage n’est pas un énième livre consacré à la vie du dictateur nazi. Il s’agit ici de mettre en lumière celles et ceux qui ont guidé Adolf Hitler et permis à ce simple caporal autrichien démobilisé de la Grande Guerre de devenir le Führer du Grand Reich allemand.

L’auteur a eu pour seule ambition de présenter ces nombreux protagonistes, traditionnellement inconnus du grand public, qui ont joué un rôle, parfois considérable, dans l’ascension politique du dictateur allemand ainsi que dans sa vie privée. Leur évocation est essentielle pour bien comprendre l’extraordinaire parcours politique du Führer.

Ce travail original s’appuie sur de très nombreuses sources archivistiques en langue allemande. Il étudie les étapes progressives de l’ascension au pouvoir de l’homme politique et, surtout, s’interroge sur le poids des « complices » qui l’ont soutenu et participé au succès de l’idéologie national-socialiste au sein du peuple allemand. Pour mettre en lumière ce processus, l’auteur retrace les événements importants et les interactions des « paladins » avec le tribun du Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (NSDAP) de 1919 à 1939.

Pour en savoir plus :

https://www.editions-harmattan.fr/livre ils_ont_fait_hitler_de_l_ombre_au_pouvoir_supreme_alexandre_wattin-9782379990229-73735.html

Vincent Besombes, Jean Bétou un artiste au maquis, Ed Toute Latitude, 2022

L’histoire des maquis et de la Résistance française a connu de très nombreuses publications depuis 1945. Vincent Besombes, Président du Comité de Rodez du Souvenir Français, nous propose une approche nouvelle, grâce à un ensemble exceptionnel de plus de 120 dessins, aquarelles et sanguines réalisés durant la Seconde Guerre mondiale par l’artiste aquarelliste aveyronnais Jean Bétou. Ces dessins sont également accompagnés de photographies personnelles de l’artiste et de documents d’époque.
Né en 1920, à Rodez (12), Jean Bétou est passionné par le dessin depuis son plus jeune âge. En 1941, il est appelé dans les Chantiers de la Jeunesse Française, puis il est requis en 1943, au Service du Travail Obligatoire d’où il réussit à s’évader pour rejoindre le Maquis Antoine (Groupe Véni, Tarn-Aveyron). Chose très particulière pour l’époque, ses camarades lui demandent de réaliser un reportage sur leur vie au Maquis sous la forme de dessins : « Nous on tient les fusils et toi tu tiens le crayon ». Dessinés sur le vif, ils sont d’incroyables instantanés de la vie de tous les jours. On y retrouve des moments simples comme par exemple la toilette, la sieste, l’écriture et la lecture, les corvées… mais aussi des moments plus graves comme les gardes, les patrouilles et même l’attaque au bazooka d’un véhicule blindé allemand. Comme beaucoup de maquisards, son parcours le conduira jusque dans les rangs de la 1ère Armée Française, où il terminera la guerre. Avec ce livre, l’art se retrouve au service de notre histoire et du Devoir de Mémoire. Il nous permet de nous plonger dans l’intimité de la vie de nos maquisards comme si nous étions.

Pour en savoir plus : https://le-souvenir-francais.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bon-de-souscription-Livre-Jean-Betou.pdf

Antoine Casanova, Périple dans l’Oubli, Itinéraire d’un jeune homme devenu résistant, Edilivre, 2021

Périple dans l’oubli restitue la vie de Théodore Mattéï, âgé de 98 ans aujourd’hui, qui connut un destin sans pareil, puisqu’il en avait seize quand débuta la Seconde Guerre mondiale. Héros dans l’hombre de l’Histoire, ce Toulonnais a connu bien des péripéties et des pérégrinations surprenantes, où il agit en tant que civil, militaire puis résistant. Avec cet ouvrage, le lecteur vit dans la peau d’un jeune homme qui apprend que son pays entre en guerre et qui désire par-dessus tout se rendre utile pour le défendre. Les sentiments et les états d’âme l’animant l’amèneront à repousser les interdits en tentant de rejoindre De Gaulle en passant clandestinement par l’Espagne de Franco, où il sera emprisonné, avant d’être contraint de s’engager dans l’armée d’armistice de Pétain. Démobilisé à l’arrivée des Bersaglieri italiens, il entrera dans la résistance jusqu’à la libération du pays. Pour honorer la fin de son engagement dans l’armée, il découvrira ce qu’est de vivre en Allemagne occupée directement après la fin du conflit.

En parallèle du récit narré au cœur de l’action, nous découvrons le Théodore d’aujourd’hui, nonagénaire, qui revient avec lucidité et recul sur son passé empli d’aventures et riche d’enseignements.

Ce roman retrace la vie palpitante qu’a vécue un individu durant la Seconde Guerre mondiale avant d’être de nouveau confronté à la vie « normale ».

Pour en savoir plus : https://www.edilivre.com/periple-dans-l-oubli-antoine-casanova.html/

Germain Bonnet-Winckler, Les appelés de Mazeyrat d’Allier en Algérie, Tunisie, Maroc, EPISERM, 2022

Evoquer la période 1951-1964 et la présence des appelés du contingent en Afrique du Nord est chose délicate. Les souvenirs, et parfois els cauchemars, ont été longtemps refoulés. Les photos n’ont guère été ressorties depuis de longues années. Certaines plaies ne sont pas refermées et l’actualité témoigne quotidiennement que cette période de l’histoire n’est pas encore offerte à l’analyse objective.

Soixante ans après les Accords d’Evian et l’indépendance de l’Algérie, il n’est cependant que temps de préserver la mémoire et de rendre hommage à ces quelque 1,5 million de jeunes Français de vingt ans qui ont donné jusqu’à trente mois de leur vie pour faire leur devoir et défendre la politique parfois mal comprise, et parfois difficilement compréhensible, des gouvernements français de l’époque. Il n’est, bien sûr, pas question ici de retracer une histoire consignée mille fois et de mille manières, mais simplement de témoigner du parcours des appelés de Saint-Eble, Mazeyrat-Crispinhac et Reillac, trois communes qui fusionneront à partir de 1973 pour constituer Mazeyrat-d’Allier.

A défaut d’avoir livré tous les souvenirs, parfois estompés par le temps, la plupart ont accepté de retracer leurs parcours et de mettre en commun près de 800 photos et documents.

Le président général du Souvenir Français Serge Barcellini signe la préface de cet ouvrage.

Pour en savoir plus : episerm@orange.fr

Eric Boutigny, Mermoz, 11°08 Nord – 22°40 ouest, 2022

Depuis Icare jusqu’à nos jours, il est bien des femmes et d’hommes qui ont de tous temps cherché à conquérir les airs. Parmi eux, un pilote exceptionnel : Jean Mermoz !

Humaniste et humain, organisateur et modèle de volonté, de courage et de ténacité, attentif aux autres, ne cherchant pas à se mettre en avant, c’est l’équipe, du simple balayeur de hangar jusqu’au pilote, qui prime avant tout.

Que serait aujourd’hui l’aviation moderne et l’aventure spatiale si des femmes et des hommes audacieux, courageux, faisant preuve d’abnégation, n’avaient depuis un peu plus de cent ans osé, avec détermination et obstination, cherché à accomplir des exploits, bien souvent au risque de leur vie.
Entrez dans cette page d’histoire extraordinaire pour découvrir la vie de Jean Mermoz, ses exploits à bord d’avions faits de bois et de toile, du désert de Syrie jusqu’à la traversée régulière de l’Atlantique Sud en passant par la Cordillère des Andes.

Un livre de 76 pages, comportant 34 illustrations dont la lecture est à la portée de toutes et tous, dans un style direct et moderne.

Pour en savoir plus : e.boutigny@gmail.com

La mémoire à travers les expositions

Les suggestions de François Rousseau

Musée de l’Ordre de la Libération, Les agents secrets du général, les Compagnons de la Libération dans la lutte clandestine 1940-1944, jusqu’au 16 octobre 2022

Le général Legentilhomme décore Laure Diebold de la croix de la Libération dans la cour d’honneur des Invalides. À droite de Laure Diebold, le fils aîné d’Henri Chas et le frère de David Régnier © Coll. personnelle Daniel Cordier

École militaire des cadets de la France libre, Ribbesford-Bewdley, 27 mai 1943. Le général de Gaulle remet la croix de la Libération à quatre cadres du BCRA (de gauche à droite) Pierre Brossolette, Maurice Duclos (Saint-Jacques), André Dewavrin (Passy) et Pierre Fourcaud, ainsi qu’à Antoine Bissagnet et René Pleven © Musée de l’Ordre de la Libération

Il y a 80 ans, les services secrets de la France libre prenaient le nom de Bureau central de renseignement et d’action (BCRA). Ainsi entrait dans l’histoire une organisation d’un genre nouveau, unique lien entre le général de Gaulle, à Londres puis à Alger, et la Résistance intérieure.

En se demandant « Comment sont-ils recrutés et formés ? »  « Comment leurs missions sont-elles préparées ? » « Que signifie ”être un clandestin“ dans la France occupée ? » « Quelles fonctions ces agents exercent-ils sur le terrain ? » l’exposition du musée de l’Ordre de la Libération retrace quelques parcours de Compagnons de la Libération choisis parmi les 174 issus des services secrets.

Alors que la France est occupée et démembrée avec son territoire contrôlé au nord par les Allemands et au sud par le gouvernement du maréchal Pétain qui dispose de l’administration de la IIIe République, le BCRA allait jouer un rôle essentiel dans le combat pour la Libération.

Même s’ils sont dans une situation inconfortable parce qu’ils agissent depuis l’étranger, les services secrets de la France libre ont un rôle beaucoup plus large que ceux de l’entre-deux-guerres. Ils assurent le lien avec les résistants en organisant des liaisons radio et des opérations aériennes clandestines ; ils créent en France des réseaux de renseignement et d’évasion ; sur le plan militaire, ils participent à l’organisation de l’Armée secrète et des maquis et assurent leur contact avec l’état-major allié ; enfin dans le domaine politique, ils travaillent à unifier la Résistance derrière le général de Gaulle.

Parmi les unités constituées de la France libre, c’est au sein du BCRA que l’on trouve le plus grand nombre de Compagnons de la Libération. Cette surreprésentation des services secrets dans l’Ordre de la Libération souligne le poids de l’action clandestine dans la réalisation des buts de la France libre. Le premier Compagnon issu des services secrets (Gilbert Renault, alias Rémy) est nommé en mars 1942, au retour d’une importante mission.

Même si les moyens sont modestes, les renseignements sont précieux : le chef des services secrets américains crédite le BCRA de 80% des renseignements utilisés pour préparer le débarquement en Normandie. Dans le domaine politique, la création du Conseil national de la Résistance (CNR) en mai 1943 affirme l’autorité de l’État reconstitué à Londres et Alger.

Jusqu’au 16 octobre 2022

Musée de l’Ordre de la Libération Hôtel national des Invalides Tél : 01 47 05 35 15

Ouvert tous les jours de 10h à 18h

Plein tarif : 14€, réduit : 11€ (le billet donne également accès au musée de l’Armée et au musée des Plans-Reliefs)

Internet : www.ordredelaliberation.fr

Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, Joséphine Baker, Une vie d’engagements, jusqu’au 29 octobre 2022

Joséphine Baker © Collection privée, Laurent Teboul et Nathalie Elmaleh

Cette exposition s’inscrit dans la triple mission historique, mémorielle et citoyenne assignée au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation de Haute-Garonne. Elle met en lumière l’existence de Joséphine Baker à l’aune de son enrôlement pendant la Seconde Guerre mondiale et évoque son amour et son engagement pour la France. Elle vient également questionner les multiples visages de l’artiste.

Sont exposées des pièces rares dont certaines inédites, uniformes, robes de scène, lithographies, disques vinyles et journaux, ainsi qu’une cinquantaine de photos de l’artiste.

La première section aborde, par des archives audiovisuelles et des œuvres, le parcours artistique de Joséphine Baker, de son arrivée à Paris à sa reconnaissance comme muse et égérie des plus grands artistes de son époque.

La deuxième partie se concentre sur les engagements de la star dans la Résistance, auprès du général de Gaulle. Après avoir acquis par son mariage la nationalité française en novembre 1937, elle est présente auprès des soldats sur le front dès 1939. Puis elle rencontre le capitaine Jacques Abtey et s’engage aux côtés de la France Libre. Le commandant Jacques Abtey du BCRA publiera en 1947 un livre intitulé La guerre secrète de Joséphine Baker.

On verra comment s’est déroulé le sauvetage par une compagnie de Tirailleurs sénégalais, du Caudron C.440 Goéland du groupe de liaisons aériennes ministérielles dans lequel Joséphine Baker voyageait, après un amerrissage forcé à cause d’une panne de moteur au large de la Corse.

Le 5 octobre 1946, un décret lui attribue la médaille de la Résistance Française avec rosette. Enfin, par décret du 9 décembre 1957, elle est faite chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme sur proposition de Jacques Chaban-Delmas, ministre de la Défense.

La troisième section interroge sur les mémoires de Joséphine et sur son héritage.

Jusqu’au 29 octobre 2022

Musée Départemental de la Résistance & de la Déportation, 52 allée des Demoiselles, 31400 Toulouse Tél : 05 34 33 17 40

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h

Entrée gratuite

Internet : www.musee-resistance.haute-garonne.fr

Mémorial de la Shoah, Cabu, Dessins de la Rafle du Vel d’Hiv, jusqu’au 7 novembre 2022

L’Autobus (1967) plume, stylo isographe, et encre de Chine sur papier collé sur calque, publié dans le n° 313 du Nouveau Candide © V. Cabut

Avec Jean Cabut, dit Cabu, le Mémorial de la Shoah accueille pour la première fois un dessinateur de presse dans ses murs, pour présenter ses dessins à l’occasion de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Cette exposition est aussi un hommage à un dessinateur populaire qui fut l’une des 12 victimes de l’attentat islamique de 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo.

Ils sont publiés au printemps 1967 dans le journal Le Nouveau Candide à l’occasion de la parution du premier livre consacré à la rafle du Vel d’Hiv. A cette époque, personne ne savait que la police française y avait participé.

La rafle dite du Vel d’Hiv est la plus importante opération menée contre les Juifs en Europe de l’Ouest pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est le résultat d’un accord criminel entre les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy, qui a accepté de mettre la police française au service de la politique nazie.

Cabu se substitue à l’absence de photos. Il représente le ressenti et le drame subit par les familles. La force du dessin se situe dans la vision du point de vue des victimes. 15 dessins paraissent dans cette revue à destination d’un public conservateur aisé. La petite fille illustre le drame des enfants.

Cabu réalise le dessin magistral de L’Autobus, sans savoir à l’époque que le bus de la RATP deviendrait le symbole de la rafle à travers la seule photo découverte en 1990 par Serge Klarsfeld. Mais il illustre le Vel d’Hiv à partir d’une photo qui montre en réalité des collaborateurs arrêtés en 1944, identifiée comme telle dès 1975, mais encore utilisées longtemps par erreur.

Le dernier dessin, d’une sobriété impressionnante, peut-être le plus fort, est une vision prémonitoire de Cabu d’un convoi composé que de femmes, alors qu’en 1967, on ne connaît aucun détail sur l’organisation des convois vers Auschwitz.

L’exposition présente les rares documents concernant la préparation de la rafle. 1600 équipes de policiers, soit environ 4500 hommes, avaient pour mission d’arrêter une douzaine de familles chacune.

En 1975, Le discours de Chirac est celui que Cabu attendait pour rétablir la vérité.

Jusqu’au 7 novembre 2022

Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris, Tél.: 01 42 77 44 72

Ouvert du dimanche au vendredi de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 22h)

Entrée gratuite

Publication : Catalogue Cabu La rafle du Vel d’Hiv par Laurent Joly, avant-propos de Véronique Cabut, 56 pages, Éditions Tallandier, prix : 18€

Internet : www.memorialdelashoah.org

Musée de la Grande Guerre de Meaux, 10ème weekend de reconstitution historique

Dans le cadre des commémorations de la Première bataille de la Marne, le musée de la Grande Guerre donne rendez-vous à l’histoire vivante en proposant le plus grand week-end d’Île de France dédié aux associations de reconstitution historique.

La vie quotidienne des soldats et des civils dans le bivouac installé au pied du musée, avec tenues, matériels, équipements et véhicules, sera mise en scène par plus de 250 reconstituants de toutes nationalités.

De 11h à 12h, les reconstituants défilent en ville dans les différents uniformes de la Grande Guerre.

De 14h à 17h, le campement s’anime ! Défilé des troupes, déambulation des élégantes, fanfare, courses de pigeons voyageurs, démonstration de véhicules et présentation des associations.

Dans le parc du musée de la Grande Guerre samedi 3 et dimanche 4 septembre 2022

Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, rue Lazare Ponticelli, 77100 Meaux,

Tél : 01 60 32 14 18

Ouvert du mercredi au lundi de 9h30 à 18h

Plein tarif : 10€, réduit : 7€ Entrée libre dans le parc et tous les premiers dimanches du mois

Internet : www.museedelagrandeguerre.eu

Les sites français du patrimoine mondial

Même si les experts de l’Unesco ont repoussé l’inscription des Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre chers au président Barcellini, la France possède déjà 49 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

La parution d’une nouvelle édition du guide vert Michelin consacré aux sites français à l’occasion des 50 ans de la Convention du patrimoine mondial, conçu comme un véritable carnet de voyage, permet de revenir sur les choix et les critères de sélection.

On peut constater l’absence de grands sites militaires des 19e et 20e siècles. Seul Vauban, avec ses fortifications réparties sur le pourtour des frontières de la France, a trouvé grâce par son génie. Cet ensemble, à l’apogée de la fortification bastionnée classique, constitue une contribution majeure à l’architecture militaire universelle.

584 pages avec plans et une carte détachable, photos couleur, broché avec rabats, Michelin Éditions, prix 14,9€

39ème journées européennes du patrimoine

Nord 048 : Entrée du fort de Leveau © photo François Rousseau

Du 16 au 18 septembre 2022, les Journées européennes du patrimoine célébreront le patrimoine durable. Détaillons 3 exemples de visites, illustrant le travail des associations pour la mise en valeur des anciennes fortifications.

Fort de Leveau Route de Mairieux 59750 Feignies, Nord

Le fort de Leveau a été construit entre 1882 et 1884 selon la stratégie mise en place par le Général Séré de Rivières. Il est l’un des six forts construits pour défendre la ville de Maubeuge et remettre son système défensif à niveau. Le fort va subir les combats de septembre 1914 lors du siège de la place forte. Bombardée le 7, la structure de fort se montre totalement inadaptée aux tirs de l’artillerie moderne allemande. Près de 120 hommes y perdent la vie. Le fort est à l’heure actuelle l’un des derniers témoins de l’histoire de Maubeuge en 1914.

Accompagné d’un guide de l’association ASFL, partez à la découverte du fort et de son histoire. Construction, fonctionnement, rôle joué pendant la bataille de Maubeuge n’auront plus de secret pour vous. Visites guidées le samedi 17 à 15h30 et 16h30 et le dimanche 18 à 10h30 – 14h30 – 15h30 et 16h30

Fort du télégraphe Col du télégraphe 73450 Valloire, Savoie

Le fort du Télégraphe, spectaculaire belvédère sur la Maurienne, est un fort d’arrêt, achevé en 1890, destiné à contrôler le carrefour des vallées environnantes et à participer à la défense de la frontière alpine face à l’Italie.

Découverte du panorama exceptionnel de cette citadelle ayant participé aux combats de juin 1940 contre les troupes de Mussolini. Visite le samedi 17 de 14h30 à 16h, animée par une guide-conférencière du Pays d’art et d’histoire des Hautes vallées de Savoie – Fondation Facim

Casemate Rieffel 33 rue de l’Herbe 67250 Oberroedern, Bas-Rhin

Élément de la ligne Maginot, la casemate Rieffel est la seule casemate à sous-sol, ouverte au public en Alsace. Elle propose un plan classique : un étage supérieur avec une cloche et deux chambres de tir et un étage inférieur qui regroupe la zone vie et l’espace technique. Les travaux de cette casemate commencèrent en 1929 pour se terminer en 1930 pour la partie béton. Puis suivit l’installation des équipements intérieurs : ventilation-filtration, électricité-éclairage, moteur, réservoirs d’eau, pompe et pour finir l’armement. Les murs en béton armé font de 0.5 à 2.5 mètres d’épaisseur selon leur exposition. La cloche de guet et de tir pèse 6 tonnes pour un blindage de 20 cm d’acier. L’accès aux créneaux de tir et à la porte est protégé par un fossé de 3 mètres de profondeur appelé « fossé diamant » de par sa forme. Les approches sont protégées par un réseau de rails anti-char et de barbelés. Bombardée par l’artillerie et l’aviation allemande en juin 1940, elle en porte encore les stigmates.

Les Amis de la Ligne Maginot d’Oberroedern, ainsi que des reconstituants en tenue France 1940 avec véhicule, vous accueilleront sur le site de la casemate Rieffel. Découvrez le quotidien des soldats et les combats qui ont eu lieu en juin 1940. Visite guide le dimanche 18 de 10h00 à 18h00 en compagnie de l’association ALMO

Les autres expositions

Musée du Bugey-Valromey, exposition Charles Machet, des œuvres de l’intime au monument de Cerdon

Créateur des monuments commémoratifs de la résistance du Val d’Enfer et de la déportation de Nantua, Charles Machet (1902 Izieu – 1980 Limonest) est reconnu pour la réalisation de nombreuses sculptures en bronze, en pierre, en terre ou en bois. Ses œuvres majeures, portraits inspirés, animaux expressifs, scènes sportives, ou encore thèmes religieux et symboliques, seront au cœur de l’exposition. De nombreux documents d’archives (photographies et films notamment), mis à disposition par les descendants de l’artiste, permettront de comprendre la genèse de ses créations. Ses dessins, huiles et pastels, pour la plupart exposés pour la première fois au public, apporteront une approche intime et autobiographique de cet artiste complet. Une exposition de photographies des œuvres de Charles Machet réparties sur le territoire de l’Ain, investira également le jardin du musée, en écho à l’exposition présentée au musée de la Résistance et de la Déportation de Nantua.

Pour en savoir plus : https://www.montagnes-du-jura.fr/agenda/exposition-temporaire-charles-machet-sculpteur

Musée de la bataille des Fromelles, Les disparus du Bois des Faisans, identifier les soldats de la Grande Guerre par les sciences, jusqu’au 29 janvier 2023

Le Musée de la Bataille de Fromelles et le service archéologique et patrimoine du Département du Nord se sont associés pour réaliser une exposition qui aborde la Grande Guerre par le prisme des sciences. A travers cette exposition, découvrez comment des soldats portés disparus durant la bataille de Fromelles qui a eu lieu les 19 et 20 juillet 1916 ont été retrouvés 93 ans plus tard et identifiés. Ce travail d’identification, qui ressemble à une enquête policière, permet de redonner un nom à ces soldats disparus et à chaque nouvelle identité, c’est l’histoire d’un soldat qui remonte à la surface et le devoir de mémoire qui continue.

Pour en savoir plus : https://www.musee-bataille-fromelles.fr/les-disparus-du-bois-des-faisans-lexposition-temporaire#:~:text=Identifier%20les%20soldats%20de%20la%20Grande%20Guerre%20par%20les%20sciences&text=Ce%20travail%20d’identification%2C%20qui,devoir%20de%20m%C3%A9moire%20qui%20continue.

La mémoire à travers le Podcast

Rembobinette, le podcast qui donne la parole aux anciens, créé par Aurélie Gsell

Rembobinette est un podcast créé par Aurélie Gsell. Elle va à la rencontre des anciens afin qu’ils lui livrent leurs souvenirs et leur histoire. Le Souvenir Français soutient ce podcast en donnant à Aurélie Gsell des noms d’anciens combattants ou de résistants et résistantes qu’elle pourrait aller voir pour qu’ils nous transmettent leur mémoire.

Le podcast est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

Pour en savoir plus : http://rembobinette.fr/

Articles récents

18 mars 2022

Le Monument funéraire du sergent pilote André Louis TACHARD, « Mort pour la France » est menacé : il va être vendu aux enchères

  L’Hôtel des ventes de Montpellier propose la vente aux enchères, le 26 mars 2022, de quatre-vingts objets de la collection Jeanne TACHARD, dont le monument funéraire installé sur la sépulture d’André Louis TACHARD, située au cimetière du Montparnasse à Paris. André Louis TACHARD, architecte avant sa mobilisation en 1914, sergent pilote au 2e Groupe […]

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25 février 2022

La mémoire de la guerre d’Algérie. Comment bien refermer la boite à chagrin ?

Le 27 août 1961, évoquant la guerre d’Algérie, le général de Gaulle confia à Hervé Alphand « il faut nous débarrasser de cette boite à chagrin où nous engloutissons pour rien nos énergies et qui nous attire toutes sortes de difficultés sur tous les plans. »

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3 février 2022

Communiqué du Président général du Souvenir Français

La vandalisation des monuments dans les départements d’Outre-Mer se poursuit. Lorsque le monument de Joséphine de Beauharnais a été décapité, la majorité des Français sont restés silencieux. Elle était la première épouse de « l’horrible » Napoléon qui avait rétabli l’esclavage. Lorsque le monument de Schoelcher a été vandalisé, la majorité des Français sont restés silencieux. Qui […]

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17 mars 2021

La revue du Souvenir Français

Vous n’êtes pas abonnés à la revue nationale mais certains textes ou articles vous intéressent ? Tous les trimestres, nous vous indiquons le sommaire de la revue à paraître (Janvier, avril, juillet et octobre). Si vous souhaitez la recevoir occasionnellement sans vous abonner, après avoir repéré un article qui vous plaisait, vous pouvez la commander […]

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30 août 2022

Bilan des activités du président général

Eté 2022 1er juillet 2022 : Réunion de travail à l’Institut d’études politiques de Paris afin d’examiner le projet de rénovation du monument aux morts érigés dans l’entrée de l’école rue Saint Guillaume. 4 juillet 2022 : Réunion de travail en visioconférence avec des sénateurs et en particulier Jean-Marc Todeschini, ancien secrétaire d’état aux Anciens Combattants et […]

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Le monument du mois

L’ossuaire français de Dolno Karaslari Pendant la Première Guerre mondiale, la Macédoine du Nord était un territoire du front d’Orient. L’armée française ainsi que les autres armées de l’Entente faisaient face aux armées des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie et Bulgarie). Le front macédonien est percé le 15 septembre 1918 par les armées françaises. Des milliers […]

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On aime on soutient

30 août 2022

La mémoire à travers les livres

François Cochet, Erwan Le Gall, Petit guide pour mener votre propre enquête et retrouver votre Ancêtre Poilu, Ed. Pierre de Taillac, 2022

Cet ouvrage vous donnera toutes les clés pour mener votre propre enquête et retrouver votre ancêtre : vous découvrirez, grâce à lui, s’il s’est battu à Verdun ou dans la Marne, s’il a été blessé ou tué dans les tranchées, s’il a participé à des actions héroïques, s’il a été décoré ; et mille autres informations passionnantes. Vous retrouverez peut-être même des archives plus intimes : elles vous permettront de savoir comment votre aïeul a vécu la guerre, ce qu’il a pensé et ce qu’il a ressenti…

Partez sur les traces de votre ancêtre et découvrez qui était cet aïeul qui s’est battu en 1914-1918.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/products/petit-guide-pour-mener-votre-propre-enquete-et-retrouver-votre-ancetre-poilu

Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes, Première partie – Récit, Ed. Seghers, 2022.

Pierre Seghers, poète, résistant de la première heure, et éditeur des poètes du monde entier, fut le premier à retracer en 1974, avec La Résistance et ses poètes, l’aventure individuelle et collective de la poésie française sous l’Occupation. Cet ouvrage de référence est composé d’un récit historique et d’une anthologie, qui intimement se complètent et se répondent. 

Dans ce récit, de la « drôle de guerre » à la Libération, des débuts de la Résistance à la guérilla organisée, Pierre Seghers suit l’itinéraire de femmes et d’hommes précipités dans le labyrinthe des réseaux, le chassé-croisé des pseudonymes, qui firent résonner la voix de la liberté au péril de leur vie. On y croise Louis Aragon, Paul Eluard, René Char ou Robert Desnos et des figures emblématiques de résistants, tels Jean Moulin, Madeleine Riffaud, Lucie Aubrac ou Missak Manouchian, mais aussi nombre de poètes anonymes, parfois très jeunes, tous épris du même idéal. Près de cinquante ans après sa première édition, la force prophétique de ce livre demeure intacte.

« Et c’est ici que le génie propre de Seghers peut continuer d’agir. Chez lui, les poètes ne sont ni désincarnés ni enfermés dans leur tour d’ivoire. Ce sont des êtres de chair et de sang. Sans doute est-ce à cette condition que leur voix peut encore parvenir jusqu’à nous. Tendons l’oreille. » – Extrait de la préface de Pascal Ory, de l’Académie française.

Pour en savoir plus : https://www.lisez.com/ebook/la-resistance-et-ses-poetes-premiere-partie-recit/9782232145919

Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes, Deuxième partie – Anthologie, Ed. Seghers, 2022.

Pierre Seghers, poète, résistant de la première heure, et éditeur des poètes du monde entier, fut le premier à retracer en 1974, avec La Résistance et ses poètes, l’aventure individuelle et collective de la poésie française sous l’Occupation. Cet ouvrage de référence est composé d’un récit historique et d’une anthologie, qui intimement se complètent et se répondent. 

Dans cette anthologie, Pierre Seghers réunit une centaine de poètes qui eurent les mots pour armes. Leurs poèmes furent publiés en « contrebande » pour tromper la censure, écrits dans la clandestinité ou le maquis, des prisons jusqu’aux camps de déportation. Ils résonnent aujourd’hui tels des cris profonds et autant d’appels à la liberté.

« A côté de noms déjà établis avant la guerre au cœur de l’avant-garde, mais que leur engagement fait définitivement entrer dans le canon des classiques (ceux qu’on étudie en classe) – un Aragon, un Desnos, un Eluard –, la surprise, pour le lecteur non prévenu, vient du foisonnement des anonymes, des inconnus et des méconnus. […] Par-delà toutes les différences de qualité et de style qu’on imagine, ces poètes ne font de la politique que parce qu’ils font de la poésie. […] Seghers trouvera la formule qui fait mouche : « La poésie de la Résistance ne sera pas la poésie d’un parti politique, mais celle de l’homme en danger de mort ». » – Extrait de la préface de Pascal Ory, de l’Académie française.

Pour en savoir plus :  https://www.lisez.com/livre-grand-format/la-resistance-et-ses-poetes-deuxieme-partie-anthologie/9782232145940

Noê-Noël Uchida, Attendez ici – Terminé, Ed. Pierre de Taillac, 2022.

Ce récit, inspiré de faits réels, retrace le quotidien de soldats japonais qui n’ont pas su que la Seconde Guerre mondiale était finie. Les derniers d’entre eux ont combattu dans la jungle de l’Asie du Sud-Est jusqu’en 1974. Hermétiques à la propagande américaine, ces soldats voient au contraire leurs convictions renforcées par les tentatives de conciliation et poursuivent leur mission de renseignement durant trente ans.

Enrichi de l’expérience de l’auteur (du combat, de la troupe, de la jungle et de la culture japonaise), ce texte plonge le lecteur dans le quotidien de ces soldats en faisant ressortir leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs, la solitude de leur chef et leur amour les uns pour les autres.

Officier français d’origine japonaise, Noê-Noël Uchida commande actuellement le 1er régiment d’infanterie.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/products/attendez-ici-termine

Camille Vargas, 40e régiment d’artillerie, Ed. Pierre de Taillac, 2022.

Le 40e régiment d’artillerie possède une histoire riche qui débute à Saint-Mihiel, à l’aube du XXe siècle. Depuis, le 40e a traversé la Grande Guerre, la campagne de France, il renaît de ses cendres dans le sable du désert et prend part à la Libération. Installé à Suippes, dans la Marne depuis 1975, le régiment fait aujourd’hui partie de la 2e brigade blindée dont il assure l’appui feu. Les artilleurs du 40e RA participent aux nombreuses opérations auxquelles l’armée française prend part à travers le monde.

Un album mêlant histoire, mémoire et tradition qui invite à découvrir l’histoire du 40e et des hommes et femmes qui ont fait le régiment. Ce livre recueille de nombreuses photographies inédites, des images issues des archives de l’unité ainsi que des photos prises par des artilleurs au fil de leurs missions. Il comporte également des témoignages, des cartes et profils des pièces emblématiques ayant servi au 40e.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/collections/nouveautes/products/40e-regiment-dartillerie

Collectif, La 4e brigade d’aérocombat, une plongée au cœur de l’aérocombat. Ed. Pierre de Taillac, 2022.

L’aérocombat est devenu, au XXIe siècle, une nécessité opérationnelle : l’intégration totale de l’hélicoptère à la manœuvre terrestre est, aujourd’hui, une condition essentielle du succès tactique. 

Ainsi, l’histoire de la 4e brigade d’aérocombat est particulièrement riche. Héritière de la 4e division aéromobile, de la 4e brigade aéromobile et de la division aéromobilité, elle est engagée dans toutes les opérations extérieures.

L’implantation locale de la brigade est très forte, qu’il s’agisse de l’état-major à Clermont-Ferrand ou des régiments : le 1er régiment d’hélicoptères de combat à Phalsbourg, le 3e à Étain et le 5e à Pau.

Grâce à plus de 300 photos magnifiques et de très nombreux témoignages, découvrez cette brigade unique et le monde passionnant des hélicoptères de combat de l’armée de Terre.

Pour en savoir plus : https://editionspierredetaillac.com/collections/nouveautes/products/la-4e-brigade-daerocombat

Agnès Guillaume, Thierry Hardier (dir), Les carnets de guerre du sergent vaguemestre Félix Braud 1914-1917, Edhisto, 2022

Félix Marie Braud, employé de banque au Crédit de l’Ouest, est âgé de 38 ans lorsque la guerre éclate ; il est mobilisé en tant que sergent vaguemestre au 1er bataillon du 72ème régiment d’infanterie territoriale (R.I.T.) de Cholet. Son travail consiste en la réception, le tri et la distribution du courrier et des colis. Il utilise comme moyen de transport la bicyclette pour les courses rapides et la voiture attelée de deux chevaux pour les livraisons plus importantes. Même s’il ne combat pas dans les tranchées, il est néanmoins en contact permanent avec le danger des obus tirés par l’artillerie et des bombes larguées par les avions.

Félix Braud rédige son journal de guerre sur 11 petits carnets de 1914 à 1917. L’année 1918 est manquante, aussi peut-on se demander si les carnets suivants ont été perdus ou s’il a simplement cessé d’écrire. Son récit, entre le carnet de guerre et le journal intime, est pour lui, une parenthèse réconfortante dans le tourbillon de la guerre : « La guerre est une affreuse chose et les spectacles horribles, vus, lus ou entendus chaque jour s’effacent comme par enchantement au souvenir de vos charmants visages. » Ses deux premiers carnets sont bien tenus (presque au jour le jour), très rédigés et bien remplis. Les suivants sont plus courts et aérés, avec des notes prises à la volée. Il écrit seulement quand un fait marquant s’est produit et ajoute assez fréquemment des précisions supplémentaires qui viennent compléter la prise de note initiale. N’étant pas en première ligne, il sait finalement peu de choses sur les opérations militaires, mais il mentionne régulièrement les mouvements et les emplacements occupés par les compagnies de son unité, particulièrement celles du 1er bataillon dont il est le vaguemestre. Il suit les événements à distance, entendant la canonnade au loin et supposant telles ou telles attaques, menées ou subies. Félix décrit principalement son métier de vaguemestre et détaille ses tournées : l’infirmerie, les différentes compagnies, le poste de secours et le poste de commandement (8 octobre 1915).

En savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/1914-1918/174-les-carnets-de-guerre-du-sergent-vaguemestre-felix-braud-1914-1917-9782355150463.html

Pour télécharger le bon de commande : https://le-souvenir-francais.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bon-de-commande-Felix-Braud.pdf


La mémoire retrouvée, Les Américains dans le Pays de Bourmont (1917-1919), Edistho, 2022

La Haute-Marne et les Vosges, entre autres, ont été une zone d’instruction privilégiée des troupes américaines et de formation de la Première Armée dans la France de la Grande Guerre. Le 26 octobre 1917, la formation d’une Seconde division est décidée dans le secteur de Bourmont, à la frontière ouest des Vosges. Dans l’esprit du commandement français, elle doit s’intercaler dans le dispositif français entre Argonne et Alsace. Dès lors débute l’instruction des troupes qui vont apprendre tant la guerre de tranchées que celle de montagne.

La Mémoire retrouvée, publiée pour le centenaire, est un superbe volume qui rappelle cette présence mais également l’organisation générale des Sammies en Lorraine. Avec ses 542 illustrations tout en couleurs, il tient tant d’un catalogue d’exposition que d’une petite encyclopédie des Américains en France.

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/1914-1918/173-la-memoire-retrouvee-les-americains-dans-le-pays-de-bourmont-1917-1919-9791069912809.html

Association Anciens Aérodromes, Creil-Patrimoine, mémoire de la 10ème escadre de chasse, 2022

Cet ouvrage vient compléter le précédent publié par l’association de leur collection Aérodromes, sur la base aérienne de Creil. Le livre regroupe des rédactions et illustrations datant de la dissolution de l’unité en 1985, correspondant à ses trente années de présence à Creil. Le propos a été repris à l’identique, avec une pensée pour les auteurs de l’époque et leur excellent travail de narration de cette épopée. Nous avons enrichi celle-ci du regard de l’actualité ; à l’heure où, les unités navigantes rejoignent d’autres stationnements, le souvenir aéronautique des lieux tend à s’estomper.

Pour en savoir plus : news@anciens-aerodromes.com

Le Républicain Lorrain, Les grandes batailles de Vercingétorix à Louis XIV, Le Républicain Lorrain éditions, 2022

Dans le cadre de sa collection « Les Grands événements dans l’Est », Le Républicain Lorrain édite cette année un ouvrage dédié aux Grande Batailles pour les passionnés d’Histoire et de Patrimoine. 2000 ans d’Histoire dans nos régions ! De Vercingétorix à Louis XIV, revivez les grandes batailles qui se sont déroulées dans nos régions de l’Est. Plus de 200 photos, gravures, tableaux, cartes et documents inédits illustrent ce bel ouvrage.

Pour en savoir plus : https://storage.googleapis.com/ei_ler_std/2022/LES-GRANDS-EVENEMENTS-DANS-L-EST/LES-GRANDES-BATAILLES/index.html?utm_source=adobe&utm_medium=email&utm_campaign=20220610_LER_Psp_Les_Grandes_Batailles_lancement&ii=CF36F885036A7506A650938683FC6455F4FFC13BB1F4C4DAC369576DD054F4BC2C8E70DA515766CC63387F3467832BB310643E427A95738C0BA93A16D56A4DE9F08E75AC750D9D73B3AE495412F32531

Alexandre Wattin, Ils ont fait Hitler, De l’ombre au pouvoir suprême 1919-1939, Ed SPM, 2022,

Cet ouvrage n’est pas un énième livre consacré à la vie du dictateur nazi. Il s’agit ici de mettre en lumière celles et ceux qui ont guidé Adolf Hitler et permis à ce simple caporal autrichien démobilisé de la Grande Guerre de devenir le Führer du Grand Reich allemand.

L’auteur a eu pour seule ambition de présenter ces nombreux protagonistes, traditionnellement inconnus du grand public, qui ont joué un rôle, parfois considérable, dans l’ascension politique du dictateur allemand ainsi que dans sa vie privée. Leur évocation est essentielle pour bien comprendre l’extraordinaire parcours politique du Führer.

Ce travail original s’appuie sur de très nombreuses sources archivistiques en langue allemande. Il étudie les étapes progressives de l’ascension au pouvoir de l’homme politique et, surtout, s’interroge sur le poids des « complices » qui l’ont soutenu et participé au succès de l’idéologie national-socialiste au sein du peuple allemand. Pour mettre en lumière ce processus, l’auteur retrace les événements importants et les interactions des « paladins » avec le tribun du Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (NSDAP) de 1919 à 1939.

Pour en savoir plus :

https://www.editions-harmattan.fr/livre ils_ont_fait_hitler_de_l_ombre_au_pouvoir_supreme_alexandre_wattin-9782379990229-73735.html

Vincent Besombes, Jean Bétou un artiste au maquis, Ed Toute Latitude, 2022

L’histoire des maquis et de la Résistance française a connu de très nombreuses publications depuis 1945. Vincent Besombes, Président du Comité de Rodez du Souvenir Français, nous propose une approche nouvelle, grâce à un ensemble exceptionnel de plus de 120 dessins, aquarelles et sanguines réalisés durant la Seconde Guerre mondiale par l’artiste aquarelliste aveyronnais Jean Bétou. Ces dessins sont également accompagnés de photographies personnelles de l’artiste et de documents d’époque.
Né en 1920, à Rodez (12), Jean Bétou est passionné par le dessin depuis son plus jeune âge. En 1941, il est appelé dans les Chantiers de la Jeunesse Française, puis il est requis en 1943, au Service du Travail Obligatoire d’où il réussit à s’évader pour rejoindre le Maquis Antoine (Groupe Véni, Tarn-Aveyron). Chose très particulière pour l’époque, ses camarades lui demandent de réaliser un reportage sur leur vie au Maquis sous la forme de dessins : « Nous on tient les fusils et toi tu tiens le crayon ». Dessinés sur le vif, ils sont d’incroyables instantanés de la vie de tous les jours. On y retrouve des moments simples comme par exemple la toilette, la sieste, l’écriture et la lecture, les corvées… mais aussi des moments plus graves comme les gardes, les patrouilles et même l’attaque au bazooka d’un véhicule blindé allemand. Comme beaucoup de maquisards, son parcours le conduira jusque dans les rangs de la 1ère Armée Française, où il terminera la guerre. Avec ce livre, l’art se retrouve au service de notre histoire et du Devoir de Mémoire. Il nous permet de nous plonger dans l’intimité de la vie de nos maquisards comme si nous étions.

Pour en savoir plus : https://le-souvenir-francais.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bon-de-souscription-Livre-Jean-Betou.pdf

Antoine Casanova, Périple dans l’Oubli, Itinéraire d’un jeune homme devenu résistant, Edilivre, 2021

Périple dans l’oubli restitue la vie de Théodore Mattéï, âgé de 98 ans aujourd’hui, qui connut un destin sans pareil, puisqu’il en avait seize quand débuta la Seconde Guerre mondiale. Héros dans l’hombre de l’Histoire, ce Toulonnais a connu bien des péripéties et des pérégrinations surprenantes, où il agit en tant que civil, militaire puis résistant. Avec cet ouvrage, le lecteur vit dans la peau d’un jeune homme qui apprend que son pays entre en guerre et qui désire par-dessus tout se rendre utile pour le défendre. Les sentiments et les états d’âme l’animant l’amèneront à repousser les interdits en tentant de rejoindre De Gaulle en passant clandestinement par l’Espagne de Franco, où il sera emprisonné, avant d’être contraint de s’engager dans l’armée d’armistice de Pétain. Démobilisé à l’arrivée des Bersaglieri italiens, il entrera dans la résistance jusqu’à la libération du pays. Pour honorer la fin de son engagement dans l’armée, il découvrira ce qu’est de vivre en Allemagne occupée directement après la fin du conflit.

En parallèle du récit narré au cœur de l’action, nous découvrons le Théodore d’aujourd’hui, nonagénaire, qui revient avec lucidité et recul sur son passé empli d’aventures et riche d’enseignements.

Ce roman retrace la vie palpitante qu’a vécue un individu durant la Seconde Guerre mondiale avant d’être de nouveau confronté à la vie « normale ».

Pour en savoir plus : https://www.edilivre.com/periple-dans-l-oubli-antoine-casanova.html/

Germain Bonnet-Winckler, Les appelés de Mazeyrat d’Allier en Algérie, Tunisie, Maroc, EPISERM, 2022

Evoquer la période 1951-1964 et la présence des appelés du contingent en Afrique du Nord est chose délicate. Les souvenirs, et parfois els cauchemars, ont été longtemps refoulés. Les photos n’ont guère été ressorties depuis de longues années. Certaines plaies ne sont pas refermées et l’actualité témoigne quotidiennement que cette période de l’histoire n’est pas encore offerte à l’analyse objective.

Soixante ans après les Accords d’Evian et l’indépendance de l’Algérie, il n’est cependant que temps de préserver la mémoire et de rendre hommage à ces quelque 1,5 million de jeunes Français de vingt ans qui ont donné jusqu’à trente mois de leur vie pour faire leur devoir et défendre la politique parfois mal comprise, et parfois difficilement compréhensible, des gouvernements français de l’époque. Il n’est, bien sûr, pas question ici de retracer une histoire consignée mille fois et de mille manières, mais simplement de témoigner du parcours des appelés de Saint-Eble, Mazeyrat-Crispinhac et Reillac, trois communes qui fusionneront à partir de 1973 pour constituer Mazeyrat-d’Allier.

A défaut d’avoir livré tous les souvenirs, parfois estompés par le temps, la plupart ont accepté de retracer leurs parcours et de mettre en commun près de 800 photos et documents.

Le président général du Souvenir Français Serge Barcellini signe la préface de cet ouvrage.

Pour en savoir plus : episerm@orange.fr

Eric Boutigny, Mermoz, 11°08 Nord – 22°40 ouest, 2022

Depuis Icare jusqu’à nos jours, il est bien des femmes et d’hommes qui ont de tous temps cherché à conquérir les airs. Parmi eux, un pilote exceptionnel : Jean Mermoz !

Humaniste et humain, organisateur et modèle de volonté, de courage et de ténacité, attentif aux autres, ne cherchant pas à se mettre en avant, c’est l’équipe, du simple balayeur de hangar jusqu’au pilote, qui prime avant tout.

Que serait aujourd’hui l’aviation moderne et l’aventure spatiale si des femmes et des hommes audacieux, courageux, faisant preuve d’abnégation, n’avaient depuis un peu plus de cent ans osé, avec détermination et obstination, cherché à accomplir des exploits, bien souvent au risque de leur vie.
Entrez dans cette page d’histoire extraordinaire pour découvrir la vie de Jean Mermoz, ses exploits à bord d’avions faits de bois et de toile, du désert de Syrie jusqu’à la traversée régulière de l’Atlantique Sud en passant par la Cordillère des Andes.

Un livre de 76 pages, comportant 34 illustrations dont la lecture est à la portée de toutes et tous, dans un style direct et moderne.

Pour en savoir plus : e.boutigny@gmail.com

La mémoire à travers les expositions

Les suggestions de François Rousseau

Musée de l’Ordre de la Libération, Les agents secrets du général, les Compagnons de la Libération dans la lutte clandestine 1940-1944, jusqu’au 16 octobre 2022

Le général Legentilhomme décore Laure Diebold de la croix de la Libération dans la cour d’honneur des Invalides. À droite de Laure Diebold, le fils aîné d’Henri Chas et le frère de David Régnier © Coll. personnelle Daniel Cordier

École militaire des cadets de la France libre, Ribbesford-Bewdley, 27 mai 1943. Le général de Gaulle remet la croix de la Libération à quatre cadres du BCRA (de gauche à droite) Pierre Brossolette, Maurice Duclos (Saint-Jacques), André Dewavrin (Passy) et Pierre Fourcaud, ainsi qu’à Antoine Bissagnet et René Pleven © Musée de l’Ordre de la Libération

Il y a 80 ans, les services secrets de la France libre prenaient le nom de Bureau central de renseignement et d’action (BCRA). Ainsi entrait dans l’histoire une organisation d’un genre nouveau, unique lien entre le général de Gaulle, à Londres puis à Alger, et la Résistance intérieure.

En se demandant « Comment sont-ils recrutés et formés ? »  « Comment leurs missions sont-elles préparées ? » « Que signifie ”être un clandestin“ dans la France occupée ? » « Quelles fonctions ces agents exercent-ils sur le terrain ? » l’exposition du musée de l’Ordre de la Libération retrace quelques parcours de Compagnons de la Libération choisis parmi les 174 issus des services secrets.

Alors que la France est occupée et démembrée avec son territoire contrôlé au nord par les Allemands et au sud par le gouvernement du maréchal Pétain qui dispose de l’administration de la IIIe République, le BCRA allait jouer un rôle essentiel dans le combat pour la Libération.

Même s’ils sont dans une situation inconfortable parce qu’ils agissent depuis l’étranger, les services secrets de la France libre ont un rôle beaucoup plus large que ceux de l’entre-deux-guerres. Ils assurent le lien avec les résistants en organisant des liaisons radio et des opérations aériennes clandestines ; ils créent en France des réseaux de renseignement et d’évasion ; sur le plan militaire, ils participent à l’organisation de l’Armée secrète et des maquis et assurent leur contact avec l’état-major allié ; enfin dans le domaine politique, ils travaillent à unifier la Résistance derrière le général de Gaulle.

Parmi les unités constituées de la France libre, c’est au sein du BCRA que l’on trouve le plus grand nombre de Compagnons de la Libération. Cette surreprésentation des services secrets dans l’Ordre de la Libération souligne le poids de l’action clandestine dans la réalisation des buts de la France libre. Le premier Compagnon issu des services secrets (Gilbert Renault, alias Rémy) est nommé en mars 1942, au retour d’une importante mission.

Même si les moyens sont modestes, les renseignements sont précieux : le chef des services secrets américains crédite le BCRA de 80% des renseignements utilisés pour préparer le débarquement en Normandie. Dans le domaine politique, la création du Conseil national de la Résistance (CNR) en mai 1943 affirme l’autorité de l’État reconstitué à Londres et Alger.

Jusqu’au 16 octobre 2022

Musée de l’Ordre de la Libération Hôtel national des Invalides Tél : 01 47 05 35 15

Ouvert tous les jours de 10h à 18h

Plein tarif : 14€, réduit : 11€ (le billet donne également accès au musée de l’Armée et au musée des Plans-Reliefs)

Internet : www.ordredelaliberation.fr

Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, Joséphine Baker, Une vie d’engagements, jusqu’au 29 octobre 2022

Joséphine Baker © Collection privée, Laurent Teboul et Nathalie Elmaleh

Cette exposition s’inscrit dans la triple mission historique, mémorielle et citoyenne assignée au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation de Haute-Garonne. Elle met en lumière l’existence de Joséphine Baker à l’aune de son enrôlement pendant la Seconde Guerre mondiale et évoque son amour et son engagement pour la France. Elle vient également questionner les multiples visages de l’artiste.

Sont exposées des pièces rares dont certaines inédites, uniformes, robes de scène, lithographies, disques vinyles et journaux, ainsi qu’une cinquantaine de photos de l’artiste.

La première section aborde, par des archives audiovisuelles et des œuvres, le parcours artistique de Joséphine Baker, de son arrivée à Paris à sa reconnaissance comme muse et égérie des plus grands artistes de son époque.

La deuxième partie se concentre sur les engagements de la star dans la Résistance, auprès du général de Gaulle. Après avoir acquis par son mariage la nationalité française en novembre 1937, elle est présente auprès des soldats sur le front dès 1939. Puis elle rencontre le capitaine Jacques Abtey et s’engage aux côtés de la France Libre. Le commandant Jacques Abtey du BCRA publiera en 1947 un livre intitulé La guerre secrète de Joséphine Baker.

On verra comment s’est déroulé le sauvetage par une compagnie de Tirailleurs sénégalais, du Caudron C.440 Goéland du groupe de liaisons aériennes ministérielles dans lequel Joséphine Baker voyageait, après un amerrissage forcé à cause d’une panne de moteur au large de la Corse.

Le 5 octobre 1946, un décret lui attribue la médaille de la Résistance Française avec rosette. Enfin, par décret du 9 décembre 1957, elle est faite chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme sur proposition de Jacques Chaban-Delmas, ministre de la Défense.

La troisième section interroge sur les mémoires de Joséphine et sur son héritage.

Jusqu’au 29 octobre 2022

Musée Départemental de la Résistance & de la Déportation, 52 allée des Demoiselles, 31400 Toulouse Tél : 05 34 33 17 40

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h

Entrée gratuite

Internet : www.musee-resistance.haute-garonne.fr

Mémorial de la Shoah, Cabu, Dessins de la Rafle du Vel d’Hiv, jusqu’au 7 novembre 2022

L’Autobus (1967) plume, stylo isographe, et encre de Chine sur papier collé sur calque, publié dans le n° 313 du Nouveau Candide © V. Cabut

Avec Jean Cabut, dit Cabu, le Mémorial de la Shoah accueille pour la première fois un dessinateur de presse dans ses murs, pour présenter ses dessins à l’occasion de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Cette exposition est aussi un hommage à un dessinateur populaire qui fut l’une des 12 victimes de l’attentat islamique de 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo.

Ils sont publiés au printemps 1967 dans le journal Le Nouveau Candide à l’occasion de la parution du premier livre consacré à la rafle du Vel d’Hiv. A cette époque, personne ne savait que la police française y avait participé.

La rafle dite du Vel d’Hiv est la plus importante opération menée contre les Juifs en Europe de l’Ouest pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est le résultat d’un accord criminel entre les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy, qui a accepté de mettre la police française au service de la politique nazie.

Cabu se substitue à l’absence de photos. Il représente le ressenti et le drame subit par les familles. La force du dessin se situe dans la vision du point de vue des victimes. 15 dessins paraissent dans cette revue à destination d’un public conservateur aisé. La petite fille illustre le drame des enfants.

Cabu réalise le dessin magistral de L’Autobus, sans savoir à l’époque que le bus de la RATP deviendrait le symbole de la rafle à travers la seule photo découverte en 1990 par Serge Klarsfeld. Mais il illustre le Vel d’Hiv à partir d’une photo qui montre en réalité des collaborateurs arrêtés en 1944, identifiée comme telle dès 1975, mais encore utilisées longtemps par erreur.

Le dernier dessin, d’une sobriété impressionnante, peut-être le plus fort, est une vision prémonitoire de Cabu d’un convoi composé que de femmes, alors qu’en 1967, on ne connaît aucun détail sur l’organisation des convois vers Auschwitz.

L’exposition présente les rares documents concernant la préparation de la rafle. 1600 équipes de policiers, soit environ 4500 hommes, avaient pour mission d’arrêter une douzaine de familles chacune.

En 1975, Le discours de Chirac est celui que Cabu attendait pour rétablir la vérité.

Jusqu’au 7 novembre 2022

Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris, Tél.: 01 42 77 44 72

Ouvert du dimanche au vendredi de 10h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 22h)

Entrée gratuite

Publication : Catalogue Cabu La rafle du Vel d’Hiv par Laurent Joly, avant-propos de Véronique Cabut, 56 pages, Éditions Tallandier, prix : 18€

Internet : www.memorialdelashoah.org

Musée de la Grande Guerre de Meaux, 10ème weekend de reconstitution historique

Dans le cadre des commémorations de la Première bataille de la Marne, le musée de la Grande Guerre donne rendez-vous à l’histoire vivante en proposant le plus grand week-end d’Île de France dédié aux associations de reconstitution historique.

La vie quotidienne des soldats et des civils dans le bivouac installé au pied du musée, avec tenues, matériels, équipements et véhicules, sera mise en scène par plus de 250 reconstituants de toutes nationalités.

De 11h à 12h, les reconstituants défilent en ville dans les différents uniformes de la Grande Guerre.

De 14h à 17h, le campement s’anime ! Défilé des troupes, déambulation des élégantes, fanfare, courses de pigeons voyageurs, démonstration de véhicules et présentation des associations.

Dans le parc du musée de la Grande Guerre samedi 3 et dimanche 4 septembre 2022

Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, rue Lazare Ponticelli, 77100 Meaux,

Tél : 01 60 32 14 18

Ouvert du mercredi au lundi de 9h30 à 18h

Plein tarif : 10€, réduit : 7€ Entrée libre dans le parc et tous les premiers dimanches du mois

Internet : www.museedelagrandeguerre.eu

Les sites français du patrimoine mondial

Même si les experts de l’Unesco ont repoussé l’inscription des Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre chers au président Barcellini, la France possède déjà 49 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

La parution d’une nouvelle édition du guide vert Michelin consacré aux sites français à l’occasion des 50 ans de la Convention du patrimoine mondial, conçu comme un véritable carnet de voyage, permet de revenir sur les choix et les critères de sélection.

On peut constater l’absence de grands sites militaires des 19e et 20e siècles. Seul Vauban, avec ses fortifications réparties sur le pourtour des frontières de la France, a trouvé grâce par son génie. Cet ensemble, à l’apogée de la fortification bastionnée classique, constitue une contribution majeure à l’architecture militaire universelle.

584 pages avec plans et une carte détachable, photos couleur, broché avec rabats, Michelin Éditions, prix 14,9€

39ème journées européennes du patrimoine

Nord 048 : Entrée du fort de Leveau © photo François Rousseau

Du 16 au 18 septembre 2022, les Journées européennes du patrimoine célébreront le patrimoine durable. Détaillons 3 exemples de visites, illustrant le travail des associations pour la mise en valeur des anciennes fortifications.

Fort de Leveau Route de Mairieux 59750 Feignies, Nord

Le fort de Leveau a été construit entre 1882 et 1884 selon la stratégie mise en place par le Général Séré de Rivières. Il est l’un des six forts construits pour défendre la ville de Maubeuge et remettre son système défensif à niveau. Le fort va subir les combats de septembre 1914 lors du siège de la place forte. Bombardée le 7, la structure de fort se montre totalement inadaptée aux tirs de l’artillerie moderne allemande. Près de 120 hommes y perdent la vie. Le fort est à l’heure actuelle l’un des derniers témoins de l’histoire de Maubeuge en 1914.

Accompagné d’un guide de l’association ASFL, partez à la découverte du fort et de son histoire. Construction, fonctionnement, rôle joué pendant la bataille de Maubeuge n’auront plus de secret pour vous. Visites guidées le samedi 17 à 15h30 et 16h30 et le dimanche 18 à 10h30 – 14h30 – 15h30 et 16h30

Fort du télégraphe Col du télégraphe 73450 Valloire, Savoie

Le fort du Télégraphe, spectaculaire belvédère sur la Maurienne, est un fort d’arrêt, achevé en 1890, destiné à contrôler le carrefour des vallées environnantes et à participer à la défense de la frontière alpine face à l’Italie.

Découverte du panorama exceptionnel de cette citadelle ayant participé aux combats de juin 1940 contre les troupes de Mussolini. Visite le samedi 17 de 14h30 à 16h, animée par une guide-conférencière du Pays d’art et d’histoire des Hautes vallées de Savoie – Fondation Facim

Casemate Rieffel 33 rue de l’Herbe 67250 Oberroedern, Bas-Rhin

Élément de la ligne Maginot, la casemate Rieffel est la seule casemate à sous-sol, ouverte au public en Alsace. Elle propose un plan classique : un étage supérieur avec une cloche et deux chambres de tir et un étage inférieur qui regroupe la zone vie et l’espace technique. Les travaux de cette casemate commencèrent en 1929 pour se terminer en 1930 pour la partie béton. Puis suivit l’installation des équipements intérieurs : ventilation-filtration, électricité-éclairage, moteur, réservoirs d’eau, pompe et pour finir l’armement. Les murs en béton armé font de 0.5 à 2.5 mètres d’épaisseur selon leur exposition. La cloche de guet et de tir pèse 6 tonnes pour un blindage de 20 cm d’acier. L’accès aux créneaux de tir et à la porte est protégé par un fossé de 3 mètres de profondeur appelé « fossé diamant » de par sa forme. Les approches sont protégées par un réseau de rails anti-char et de barbelés. Bombardée par l’artillerie et l’aviation allemande en juin 1940, elle en porte encore les stigmates.

Les Amis de la Ligne Maginot d’Oberroedern, ainsi que des reconstituants en tenue France 1940 avec véhicule, vous accueilleront sur le site de la casemate Rieffel. Découvrez le quotidien des soldats et les combats qui ont eu lieu en juin 1940. Visite guide le dimanche 18 de 10h00 à 18h00 en compagnie de l’association ALMO

Les autres expositions

Musée du Bugey-Valromey, exposition Charles Machet, des œuvres de l’intime au monument de Cerdon

Créateur des monuments commémoratifs de la résistance du Val d’Enfer et de la déportation de Nantua, Charles Machet (1902 Izieu – 1980 Limonest) est reconnu pour la réalisation de nombreuses sculptures en bronze, en pierre, en terre ou en bois. Ses œuvres majeures, portraits inspirés, animaux expressifs, scènes sportives, ou encore thèmes religieux et symboliques, seront au cœur de l’exposition. De nombreux documents d’archives (photographies et films notamment), mis à disposition par les descendants de l’artiste, permettront de comprendre la genèse de ses créations. Ses dessins, huiles et pastels, pour la plupart exposés pour la première fois au public, apporteront une approche intime et autobiographique de cet artiste complet. Une exposition de photographies des œuvres de Charles Machet réparties sur le territoire de l’Ain, investira également le jardin du musée, en écho à l’exposition présentée au musée de la Résistance et de la Déportation de Nantua.

Pour en savoir plus : https://www.montagnes-du-jura.fr/agenda/exposition-temporaire-charles-machet-sculpteur

Musée de la bataille des Fromelles, Les disparus du Bois des Faisans, identifier les soldats de la Grande Guerre par les sciences, jusqu’au 29 janvier 2023

Le Musée de la Bataille de Fromelles et le service archéologique et patrimoine du Département du Nord se sont associés pour réaliser une exposition qui aborde la Grande Guerre par le prisme des sciences. A travers cette exposition, découvrez comment des soldats portés disparus durant la bataille de Fromelles qui a eu lieu les 19 et 20 juillet 1916 ont été retrouvés 93 ans plus tard et identifiés. Ce travail d’identification, qui ressemble à une enquête policière, permet de redonner un nom à ces soldats disparus et à chaque nouvelle identité, c’est l’histoire d’un soldat qui remonte à la surface et le devoir de mémoire qui continue.

Pour en savoir plus : https://www.musee-bataille-fromelles.fr/les-disparus-du-bois-des-faisans-lexposition-temporaire#:~:text=Identifier%20les%20soldats%20de%20la%20Grande%20Guerre%20par%20les%20sciences&text=Ce%20travail%20d’identification%2C%20qui,devoir%20de%20m%C3%A9moire%20qui%20continue.

La mémoire à travers le Podcast

Rembobinette, le podcast qui donne la parole aux anciens, créé par Aurélie Gsell

Rembobinette est un podcast créé par Aurélie Gsell. Elle va à la rencontre des anciens afin qu’ils lui livrent leurs souvenirs et leur histoire. Le Souvenir Français soutient ce podcast en donnant à Aurélie Gsell des noms d’anciens combattants ou de résistants et résistantes qu’elle pourrait aller voir pour qu’ils nous transmettent leur mémoire.

Le podcast est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

Pour en savoir plus : http://rembobinette.fr/

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Le Monument funéraire du sergent pilote André Louis TACHARD, « Mort pour la France » est menacé : il va être vendu aux enchères

  L’Hôtel des ventes de Montpellier propose la vente aux enchères, le 26 mars 2022, de quatre-vingts objets de la collection Jeanne TACHARD, dont le monument funéraire installé sur la sépulture d’André Louis TACHARD, située au cimetière du Montparnasse à Paris. André Louis TACHARD, architecte avant sa mobilisation en 1914, sergent pilote au 2e Groupe […]

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25 février 2022

La mémoire de la guerre d’Algérie. Comment bien refermer la boite à chagrin ?

Le 27 août 1961, évoquant la guerre d’Algérie, le général de Gaulle confia à Hervé Alphand « il faut nous débarrasser de cette boite à chagrin où nous engloutissons pour rien nos énergies et qui nous attire toutes sortes de difficultés sur tous les plans. »

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Vous n’êtes pas abonnés à la revue nationale mais certains textes ou articles vous intéressent ? Tous les trimestres, nous vous indiquons le sommaire de la revue à paraître (Janvier, avril, juillet et octobre). Si vous souhaitez la recevoir occasionnellement sans vous abonner, après avoir repéré un article qui vous plaisait, vous pouvez la commander […]

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Le monument du mois

L’ossuaire français de Dolno Karaslari Pendant la Première Guerre mondiale, la Macédoine du Nord était un territoire du front d’Orient. L’armée française ainsi que les autres armées de l’Entente faisaient face aux armées des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie et Bulgarie). Le front macédonien est percé le 15 septembre 1918 par les armées françaises. Des milliers […]

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