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6 octobre 2021

La mémoire à travers les livres

Gwenaëlle Abolivier, Eddy Vaccaro, La Fiancé d’après la vie d’Odette Nilès, l’amoureuse de Guy Môquet, Editions du Soleil, 2021.

Le 22 octobre 1941, 48 hommes, qui ne s’étaient pas résignés à voir leur pays tomber aux mains de l’Allemagne nazie, furent exécutés à Châteaubriant, Nantes, Suresnes et au Mont-Valérien. Parmi eux, 27 patriotes français ont été fusillés par les Allemands dans la carrière de Châteaubriant. Cette exécution de masse généra une vague d’émotion qui s’étendit à travers le monde libre. Aux yeux de leurs camarades de lutte, ces otages furent considérés comme des héros, « Mort pour la France ».

8 décennies après cette exécution, l’Amicale devenue celle de Châteaubriant Voves-Rouillé-Aincourt continue à entretenir la mémoire des « 27 » de Châteaubriant, mais aussi plus largement des 48 fusillés de la Résistance, en partenariat avec le Musée de la Résistance Nationale (MRN).

Gwenaëlle Abolivier, écrivaine et journaliste à France Inter pendant 20 ans et auteur à RTS (radio suisse) a découvert lors d’un de ses reportages la carrière des fusillés de Châteaubriant, un lieu empreint de mémoire. Guy Môquet comptait parmi eux. En plus de la célèbre lettre adressée à ses parents, il avait aussi écrit un billet à Odette Nilès. Cette dame, qui a fêté ses 98 ans en 2021, a confié le récit de sa vie à Gwenaëlle, un récit mis en scène par Eddy Vaccaro, dessinateur, aquarelliste.

Pour en savoir plus : https://www.amicaledechateaubriant.fr/actualite/la-fiancee-recit-de-la-romance-dodette-niles-et-de-guy-moquet/

Service historique de la défense (SHD), Revue Historique des Armées, Varia,

Tous les ans, le SHD publie une revue sur un thème précis, une période historique ou un moment de l’Histoire française différent. Différents articles enrichis par les fonds d’archives et de documents du Service Historique de la Défense viennent composer cette revue annuelle.

Pour en savoir plus : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/liste-rha

Karine Sicard Bouvatier, Déportés leur ultime transmission, Editions de La Martinière, 2021

« Lorsque j’ai compris qu’on entrait par la porte et qu’on sortait par la cheminée, je me suis dit que je ne pouvais pas mourir. J’avais 15 ans. J’avais ton âge… » ainsi parle Esther quand elle livre à Jeanne le récit de sa déportation à Auschwitz en 1943.

Auteur et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge que le leur à l’époque de leur déportation. Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de la mort s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé dans cet ouvrage leurs échanges.

Elie et Jean, Julia et Valentine, Benjamin et Gabriel, Judith et Théa, Georges et Hippolyte, Sarah et Sarah… et bien d’autres encore forment des duos intergénérationnels destinés à perpétuer et maintenir la mémoire vivante. Vingt-cinq rescapés, déportés enfants ou adolescents parce que juifs ou résistants, racontent leur jeunesse bouleversée et confient à leur interlocuteur leur précieuse parole, leur ultime transmission.

Pour en savoir plus : https://www.fondationshoah.org/memoire/deportes-leur-ultime-transmission-karine-sicard-bouvatier

Jacky Brun, Chasseneuil-sur-Bonnieure, sa crypte, son mémorial, sa nécropole, 2021

1951 – 2021 : 70ème anniversaire de l’inauguration du Mémorial de la Résistance de Chasseneuil-sur-Bonnieure, par le Président de la République Française, Vincent Auriol, le 19 octobre 1951.

Cette Nécropole nationale, qui s’étend sur 21 616 m2, méritait une analyse affinée. Forte de 2 255 sépultures, elle nous dévoilera l’origine des 2 033 corps inhumés.

Tous les détails de la construction du Mémorial sont minutieusement explorés. La crypte est « décryptée » et révèle intégralement les faits d’armes des 32 Résistants qui y reposent à jamais. Ce devoir de mémoire s’imposait pour rendre hommage à tous ces combattants.

Pour en savoir plus : b.jacky16@orange.fr

Joseph Vincent, Béatrice Marchal, Joseph, un de Ceux de 14, Edhisto, 2021

A 18 ans, après avoir exercé plusieurs petits métiers, Joseph Vincent, jeune vosgien de Gerbépal s’engage au 106ème RI de Châlons-sur-Marne. La guerre le trouve sergent alors qu’il débarque à Saint-Mihiel à l’été 14. Dès lors, ses galons d’officier, il les forge au terrible creuset de la Grande Guerre. A la Tranchée de Calonne, le 24 avril 1915, il est blessé un jour avant le plus illustre témoin du 106, Maurice Genevoix.

Soigné, il revient au combat en mai 1916, désormais affecté au 19ème régiment d’Infanterie de Brest, Vosgien chez les Bretons. En novembre 1916, lieutenant, il est gravement blessé à la tête au Fort de Vaux. Il revient encore, en mai 1917, et est promu au grade de capitaine, à la tête d’une compagnie, en juin 1918. Le 8 novembre, il commande un bataillon qui passera la Meuse à Flize (Ardennes) le 10 novembre au matin, la veille de l’armistice. C’est l’un des plus grands faits d’armes du 19, valant aux héros bretons du capitaine Vincent le triste privilège d’être les ultimes sacrifiés. Joseph reviendra de la guerre, décoré de la Légion d’honneur.

Présenté par Béatrice Marchal, sa petite-fille, ce livre triptyque publie le parcours, les souvenirs et les réflexions d’un officier vosgien, des Eparges à Verdun et du Chemin-des-Dames aux dernières batailles de 1918 sur la Meuse.

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/home/168-joseph-un-de-ceux-de-14-9782355150425.html

Geoffroy de Lassus Saint-Geniès, Le général de Lassus Saint-Geniés Officier et chef de guerre 1914-2010, 2021

Ce livre raconte la vie et l’exceptionnel parcours militaire du général de Lassus Saint-Geniès. Jeune officier pendant la « drôle de guerre », il subit la honte de l’Armistice de juin 1940 avant d’être envoyé en captivité dans un Oflag à Nuremberg dont il s’évade. Il rejoint alors la Résistance, d’abord dans l’Ain, puis dans la Drôme où il devient le chef départemental des FFI, libérant Valence en août 1944. Le chef de guerre qu’il est devenu poursuit sa carrière militaire et participe aux guerres d’Indochine et d’Algérie avant de se voir confier le commandement de Saint-Cyr, puis quelques années plus tard, le prestigieux commandement des forces françaises en Allemagne.

Cette biographie permet de mieux comprendre le destin d’un officier et d’un chef de guerre doté d’une forte personnalité. Dix ans après sa disparition, l’auteur nous livre un récit très documenté sur la vie de son père et les moments-clés de son existence.

Pour en savoir plus : geoffroydelassus@yahoo.fr

Geoffroy de Lassus Saint-Geniès, Les lettres de Charles, 2021

Charles de Lassus Saint-Geniès (1887-1916), Centralien et officier de réserve est mobilisé en août 1914. Jeune marié, il écrit chaque jour une lettre à sa femme ; ces lettres nous racontent la vie quotidienne d’un officier d’artillerie pendant la Grande Guerre et surtout la manière dont il vit cette guerre. Le jour de ses 29 ans, il pressent qu’il va être tué et écrit plusieurs lettres à sa femme à son fils âgé de deux ans. Huit jours plus tard, il est tué. Les quelques 600 lettres qu’il a écrites, précieusement conservées par sa famille, constituent un témoignage éclairant et émouvant sur la Première Guerre mondiale.

Pour en savoir plus : geoffroydelassus@yahoo.fr

Anne Simon, Marie Sautet, la « marraine des Poilus », éditions Paraiges histoire,

Une modeste plaque de rue au cœur du vieux Metz rappelle le souvenir de Marie Sautet (1859-1937), marraine des Poilus. Pourtant, aucune étude, aucune recherche historique ne lui ont été consacrées jusqu’ici.

C’est cette lacune que l’auteur a voulu combler. Ses recherches englobent la Grande Guerre et les vingt années qui suivent. Car cette marraine est une véritable héroïne de roman qu’une vie tranquille ne semblait pourtant guère prédestiner à la notoriété, à la gloire. Dès les premiers mois du conflit, la seconde partie de la vie de cette femme toute simple se confond avec la grande histoire, celle qu’écrivent les généraux et les hommes politiques, à coup de batailles, de traités internationaux et de chiffres.

Dès lors, elle décide que sa guerre à elle ne se fera pas les armes à la main, mais avec du papier d’emballage, un tampon-encreur et de la ficelle. Celle qui se dévoua auprès des blessés du siège de Metz en 1870 se révéla une véritable providence pour des milliers d’hommes qui eurent besoin d’être soutenus, sur les fronts de France et d’ailleurs. Cet inlassable dévouement lui vaudra, en retour, des milliers de lettres de ses protégés, qu’elle appellera familièrement ses enfants. Si elle fut aidée par son mari, à qui il convient aussi de rendre hommage, la détermination, l’action, c’est elle. Réconfort et espoir pour les combattants, toutes armes confondues : ce sont eux qui lui donneront spontanément ce beau nom de marraine. 

Une exposition réalisée par le musée de La Cour d’Or de Metz sur la vie de Marie Sautet, et les lettres de poilus qu’elle recevait est toujours accessible au siège du Souvenir Français, 20 rue Eugène Flachat dans el 17ème arrondissement de Paris.

Pour en savoir plus : http://www.editions-des-paraiges.eu/magasin/page23.html

La mémoire à travers les expositions

Musée Adrien Mentienne, Bry-sur-Marne

1870, la bataille de Champigny, exposition du 7 septembre au 22 octobre 2021

Il y a 150 ans, le Val-de-Marne fut le théâtre de la plus importante bataille du siège de Paris. Le 30 novembre 1870, près de 60 000 soldats français franchirent la Marne devant Champigny et Bry-sur-Marne pour tenter de rompre le cercle de fer que les Allemands avaient formé autour de la capitale depuis plusieurs semaines. Les armées françaises et allemandes s’affrontèrent à Bry, Champigny et Villiers pendant trois journées sanglantes, abandonnant sur le champ de bataille des milliers de morts et de blessés et laissant des villages en ruines.

Aujourd’hui, alors que de nombreux monuments commémoratifs et des noms de rue rappellent son importance dans l’histoire locale, la bataille de Champigny a sombré dans l’oubli. L’exposition qui est proposée permet de découvrir et de comprendre son déroulement et ses différents aspects.

Conçue autour des collections du musée Adrien Mentienne et enrichie de très importants prêts provenant de collections publiques et privées, françaises et allemandes, cette exposition rassemble plus d’une centaine d’objets, de peintures, d’estampes et de documents originaux présentés pour la première fois au public. Confrontant les visions françaises et allemandes, elle apporte un éclairage inédit sur cette bataille qui a tant maqué l’histoire de l’est parisien.

Pour en savoir plus : https://museedebry.fr/#/

Jean-Claude Streicher

 Les ambulances militaires, conférence, 1er octobre 2021

Conférence sur les ambulances militaires en 1870 donnée par Jean-Claude Streicher dans le cadre de la commémoration de l’inauguration du monument de Soultz-Sous-Forêts, le 1er octobre 2021 à Soultz-Sous-Forêts.

Dans sa conférence, intitulée également « Le secours aux blessés après les batailles de Wissembourg et de Woerth », Jean-Claude Streicher a fait un tour d’horizon des ambulances militaires dans le territoire : outre celle de Soultz-Sous-Forêts, qu’il reliera à l’évacuation des blessés par la gare de Soultz, il a évoqué celles de Altenstadt, Bruckmühl, Morsbronn, Woerth, Froeschwiller, Reichshoffen, Walbourg, Haguenau et de Bischwiller.

Pour en savoir plus : https://www.territoire-1870.eu/%C3%A9v%C3%A8nement/conference-par-streicher-ambualnces-milititaires/?cn-reloaded=1

Association pour la récupération de la mémoire Histoire,

Femmes Résistantes, exposition itinérante.

La délégation générale du Souvenir Français de Corrèze est partenaire de cette exposition sur le rôle des femmes dans la Résistance.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/100000755173891/posts/4412877082080754/?d=n

La mémoire à travers la vidéo

Série Les Gueules cassées, saison 2.

A l’occasion du centenaire de sa création, l’association Les Gueules Cassées sort la saison 2 de sa série de vidéos sur son histoire et ses projets futurs. Découvrez un nouvel épisode tous les mardis.

Pour en savoir plus : https://youtu.be/lN-UzCd4jx8

VIGILANCE

Graffitis sur le pupitre mémoriel des Chemins de mémoire 1943-1944 dans le Vaucluse

Le Souvenir Français a publié un communiqué au cours de l’été :

Récemment, il a été constaté à 2 reprises avec indignation à Sault, des Graffitis
comportant le sigle « SS » (abréviation de l’allemand Schutzstaffel, organisation nazie)
accompagnés d’une mention « assassins » avec un marqueur noir, sur la traduction
allemande du texte concernant l’un des pupitres mémoriels des Chemins de mémoire
1943-1944 du Pays d’Apt au Pays de Sault, à savoir celui relatant le Combat de Saint-Jean en
Août 1944 au belvédère de la Route D943 de Saint-Jean-de-Sault.
Notre association ne peut rester silencieuse face à ces écrits : Le Comité
Pays de Sault et d’Albion du Souvenir français a donc procédé à un nettoyage de cet
équipement mémoriel souillé, porté par la Délégation générale Vaucluse du Souvenir
Français, Association nationale soumise à des obligations de neutralité, d’impartialité, de
dignité et d’exemplarité. S’agissant d’un délit passible de poursuites pénales, une plainte a
été déposée auprès de la Brigade de Gendarmerie de Sault pour ces faits. En effet, ils
présentent tous les risques de dérives et d’interprétations erronées, n’apportant que de la
déconstruction mémorielle et niant les efforts de réconciliation avec le peuple allemand
plus de 75 ans après la Seconde Guerre mondiale !
Nous dénonçons fermement une fois de plus ces dégradations inacceptables et
honteuses, entrant dans la catégorie du vandalisme et de la malveillance, ne respectant
pas ceux qui se sont engagés dans la Résistance, ni ceux qui ont donné leur vie pour la
liberté, méprisant aussi les bénévoles ainsi que leurs partenaires publics et privés pour
lutter contre l’oubli de la France combattante, sauvegarder sa mémoire et la transmettre
aux générations successives.

Articles récents

21 avril 2021

Message du Président Général Serge Barcellini suite au décès de Monsieur René Randrianja

Mesdames, Messieurs, Cher(e) ami(e), J’ai l’immense tristesse de vous faire part de la disparition brutale de René Randrianja dimanche dernier. René Randrianja avait rejoint notre conseil d’administration en septembre 2019. Il avait été président du CA de l’Association des anciens des Lycées Français du Monde. Il était un jeune homme plein d’avenir, il se plaisait […]

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17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

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29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

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6 octobre 2021

Sous les projecteurs

Les 100 de 1941 Afin de sensibiliser le plus grand nombre de nos concitoyens à la question de l’entrée en déshérence des tombes familiales dans lesquelles sont inhumés des combattants « Morts pour la France », et/ou des combattants ayant joué un rôle important dans les guerres du 20ème siècle, le Souvenir Français  place, sous les projecteurs, […]

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Nos partenaires

L’agenda de nos partenaires Compagnie sans lézard : Octobre 2021 : Reprise du spectacle « Le cabaret du Poilu », la Grande Guerre racontée et chantée. Pour en savoir plus : https://12f25d93-2ef3-091a-10cd-7f6c4a8a4e09.filesusr.com/ugd/a5e871_625807e26ca942b7aa5187799e266c1c.pdf ANACEJ, Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes : Du 6 au 8 octobre 2021 : Rencontre nationale des professionnels et élus de la jeunesse, organisée par l’ANACEJ pour la […]

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Nos partenaires

6 octobre 2021

La mémoire à travers les livres

Gwenaëlle Abolivier, Eddy Vaccaro, La Fiancé d’après la vie d’Odette Nilès, l’amoureuse de Guy Môquet, Editions du Soleil, 2021.

Le 22 octobre 1941, 48 hommes, qui ne s’étaient pas résignés à voir leur pays tomber aux mains de l’Allemagne nazie, furent exécutés à Châteaubriant, Nantes, Suresnes et au Mont-Valérien. Parmi eux, 27 patriotes français ont été fusillés par les Allemands dans la carrière de Châteaubriant. Cette exécution de masse généra une vague d’émotion qui s’étendit à travers le monde libre. Aux yeux de leurs camarades de lutte, ces otages furent considérés comme des héros, « Mort pour la France ».

8 décennies après cette exécution, l’Amicale devenue celle de Châteaubriant Voves-Rouillé-Aincourt continue à entretenir la mémoire des « 27 » de Châteaubriant, mais aussi plus largement des 48 fusillés de la Résistance, en partenariat avec le Musée de la Résistance Nationale (MRN).

Gwenaëlle Abolivier, écrivaine et journaliste à France Inter pendant 20 ans et auteur à RTS (radio suisse) a découvert lors d’un de ses reportages la carrière des fusillés de Châteaubriant, un lieu empreint de mémoire. Guy Môquet comptait parmi eux. En plus de la célèbre lettre adressée à ses parents, il avait aussi écrit un billet à Odette Nilès. Cette dame, qui a fêté ses 98 ans en 2021, a confié le récit de sa vie à Gwenaëlle, un récit mis en scène par Eddy Vaccaro, dessinateur, aquarelliste.

Pour en savoir plus : https://www.amicaledechateaubriant.fr/actualite/la-fiancee-recit-de-la-romance-dodette-niles-et-de-guy-moquet/

Service historique de la défense (SHD), Revue Historique des Armées, Varia,

Tous les ans, le SHD publie une revue sur un thème précis, une période historique ou un moment de l’Histoire française différent. Différents articles enrichis par les fonds d’archives et de documents du Service Historique de la Défense viennent composer cette revue annuelle.

Pour en savoir plus : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/liste-rha

Karine Sicard Bouvatier, Déportés leur ultime transmission, Editions de La Martinière, 2021

« Lorsque j’ai compris qu’on entrait par la porte et qu’on sortait par la cheminée, je me suis dit que je ne pouvais pas mourir. J’avais 15 ans. J’avais ton âge… » ainsi parle Esther quand elle livre à Jeanne le récit de sa déportation à Auschwitz en 1943.

Auteur et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge que le leur à l’époque de leur déportation. Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de la mort s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé dans cet ouvrage leurs échanges.

Elie et Jean, Julia et Valentine, Benjamin et Gabriel, Judith et Théa, Georges et Hippolyte, Sarah et Sarah… et bien d’autres encore forment des duos intergénérationnels destinés à perpétuer et maintenir la mémoire vivante. Vingt-cinq rescapés, déportés enfants ou adolescents parce que juifs ou résistants, racontent leur jeunesse bouleversée et confient à leur interlocuteur leur précieuse parole, leur ultime transmission.

Pour en savoir plus : https://www.fondationshoah.org/memoire/deportes-leur-ultime-transmission-karine-sicard-bouvatier

Jacky Brun, Chasseneuil-sur-Bonnieure, sa crypte, son mémorial, sa nécropole, 2021

1951 – 2021 : 70ème anniversaire de l’inauguration du Mémorial de la Résistance de Chasseneuil-sur-Bonnieure, par le Président de la République Française, Vincent Auriol, le 19 octobre 1951.

Cette Nécropole nationale, qui s’étend sur 21 616 m2, méritait une analyse affinée. Forte de 2 255 sépultures, elle nous dévoilera l’origine des 2 033 corps inhumés.

Tous les détails de la construction du Mémorial sont minutieusement explorés. La crypte est « décryptée » et révèle intégralement les faits d’armes des 32 Résistants qui y reposent à jamais. Ce devoir de mémoire s’imposait pour rendre hommage à tous ces combattants.

Pour en savoir plus : b.jacky16@orange.fr

Joseph Vincent, Béatrice Marchal, Joseph, un de Ceux de 14, Edhisto, 2021

A 18 ans, après avoir exercé plusieurs petits métiers, Joseph Vincent, jeune vosgien de Gerbépal s’engage au 106ème RI de Châlons-sur-Marne. La guerre le trouve sergent alors qu’il débarque à Saint-Mihiel à l’été 14. Dès lors, ses galons d’officier, il les forge au terrible creuset de la Grande Guerre. A la Tranchée de Calonne, le 24 avril 1915, il est blessé un jour avant le plus illustre témoin du 106, Maurice Genevoix.

Soigné, il revient au combat en mai 1916, désormais affecté au 19ème régiment d’Infanterie de Brest, Vosgien chez les Bretons. En novembre 1916, lieutenant, il est gravement blessé à la tête au Fort de Vaux. Il revient encore, en mai 1917, et est promu au grade de capitaine, à la tête d’une compagnie, en juin 1918. Le 8 novembre, il commande un bataillon qui passera la Meuse à Flize (Ardennes) le 10 novembre au matin, la veille de l’armistice. C’est l’un des plus grands faits d’armes du 19, valant aux héros bretons du capitaine Vincent le triste privilège d’être les ultimes sacrifiés. Joseph reviendra de la guerre, décoré de la Légion d’honneur.

Présenté par Béatrice Marchal, sa petite-fille, ce livre triptyque publie le parcours, les souvenirs et les réflexions d’un officier vosgien, des Eparges à Verdun et du Chemin-des-Dames aux dernières batailles de 1918 sur la Meuse.

Pour en savoir plus : https://www.edhisto.eu/librairie-en-ligne/home/168-joseph-un-de-ceux-de-14-9782355150425.html

Geoffroy de Lassus Saint-Geniès, Le général de Lassus Saint-Geniés Officier et chef de guerre 1914-2010, 2021

Ce livre raconte la vie et l’exceptionnel parcours militaire du général de Lassus Saint-Geniès. Jeune officier pendant la « drôle de guerre », il subit la honte de l’Armistice de juin 1940 avant d’être envoyé en captivité dans un Oflag à Nuremberg dont il s’évade. Il rejoint alors la Résistance, d’abord dans l’Ain, puis dans la Drôme où il devient le chef départemental des FFI, libérant Valence en août 1944. Le chef de guerre qu’il est devenu poursuit sa carrière militaire et participe aux guerres d’Indochine et d’Algérie avant de se voir confier le commandement de Saint-Cyr, puis quelques années plus tard, le prestigieux commandement des forces françaises en Allemagne.

Cette biographie permet de mieux comprendre le destin d’un officier et d’un chef de guerre doté d’une forte personnalité. Dix ans après sa disparition, l’auteur nous livre un récit très documenté sur la vie de son père et les moments-clés de son existence.

Pour en savoir plus : geoffroydelassus@yahoo.fr

Geoffroy de Lassus Saint-Geniès, Les lettres de Charles, 2021

Charles de Lassus Saint-Geniès (1887-1916), Centralien et officier de réserve est mobilisé en août 1914. Jeune marié, il écrit chaque jour une lettre à sa femme ; ces lettres nous racontent la vie quotidienne d’un officier d’artillerie pendant la Grande Guerre et surtout la manière dont il vit cette guerre. Le jour de ses 29 ans, il pressent qu’il va être tué et écrit plusieurs lettres à sa femme à son fils âgé de deux ans. Huit jours plus tard, il est tué. Les quelques 600 lettres qu’il a écrites, précieusement conservées par sa famille, constituent un témoignage éclairant et émouvant sur la Première Guerre mondiale.

Pour en savoir plus : geoffroydelassus@yahoo.fr

Anne Simon, Marie Sautet, la « marraine des Poilus », éditions Paraiges histoire,

Une modeste plaque de rue au cœur du vieux Metz rappelle le souvenir de Marie Sautet (1859-1937), marraine des Poilus. Pourtant, aucune étude, aucune recherche historique ne lui ont été consacrées jusqu’ici.

C’est cette lacune que l’auteur a voulu combler. Ses recherches englobent la Grande Guerre et les vingt années qui suivent. Car cette marraine est une véritable héroïne de roman qu’une vie tranquille ne semblait pourtant guère prédestiner à la notoriété, à la gloire. Dès les premiers mois du conflit, la seconde partie de la vie de cette femme toute simple se confond avec la grande histoire, celle qu’écrivent les généraux et les hommes politiques, à coup de batailles, de traités internationaux et de chiffres.

Dès lors, elle décide que sa guerre à elle ne se fera pas les armes à la main, mais avec du papier d’emballage, un tampon-encreur et de la ficelle. Celle qui se dévoua auprès des blessés du siège de Metz en 1870 se révéla une véritable providence pour des milliers d’hommes qui eurent besoin d’être soutenus, sur les fronts de France et d’ailleurs. Cet inlassable dévouement lui vaudra, en retour, des milliers de lettres de ses protégés, qu’elle appellera familièrement ses enfants. Si elle fut aidée par son mari, à qui il convient aussi de rendre hommage, la détermination, l’action, c’est elle. Réconfort et espoir pour les combattants, toutes armes confondues : ce sont eux qui lui donneront spontanément ce beau nom de marraine. 

Une exposition réalisée par le musée de La Cour d’Or de Metz sur la vie de Marie Sautet, et les lettres de poilus qu’elle recevait est toujours accessible au siège du Souvenir Français, 20 rue Eugène Flachat dans el 17ème arrondissement de Paris.

Pour en savoir plus : http://www.editions-des-paraiges.eu/magasin/page23.html

La mémoire à travers les expositions

Musée Adrien Mentienne, Bry-sur-Marne

1870, la bataille de Champigny, exposition du 7 septembre au 22 octobre 2021

Il y a 150 ans, le Val-de-Marne fut le théâtre de la plus importante bataille du siège de Paris. Le 30 novembre 1870, près de 60 000 soldats français franchirent la Marne devant Champigny et Bry-sur-Marne pour tenter de rompre le cercle de fer que les Allemands avaient formé autour de la capitale depuis plusieurs semaines. Les armées françaises et allemandes s’affrontèrent à Bry, Champigny et Villiers pendant trois journées sanglantes, abandonnant sur le champ de bataille des milliers de morts et de blessés et laissant des villages en ruines.

Aujourd’hui, alors que de nombreux monuments commémoratifs et des noms de rue rappellent son importance dans l’histoire locale, la bataille de Champigny a sombré dans l’oubli. L’exposition qui est proposée permet de découvrir et de comprendre son déroulement et ses différents aspects.

Conçue autour des collections du musée Adrien Mentienne et enrichie de très importants prêts provenant de collections publiques et privées, françaises et allemandes, cette exposition rassemble plus d’une centaine d’objets, de peintures, d’estampes et de documents originaux présentés pour la première fois au public. Confrontant les visions françaises et allemandes, elle apporte un éclairage inédit sur cette bataille qui a tant maqué l’histoire de l’est parisien.

Pour en savoir plus : https://museedebry.fr/#/

Jean-Claude Streicher

 Les ambulances militaires, conférence, 1er octobre 2021

Conférence sur les ambulances militaires en 1870 donnée par Jean-Claude Streicher dans le cadre de la commémoration de l’inauguration du monument de Soultz-Sous-Forêts, le 1er octobre 2021 à Soultz-Sous-Forêts.

Dans sa conférence, intitulée également « Le secours aux blessés après les batailles de Wissembourg et de Woerth », Jean-Claude Streicher a fait un tour d’horizon des ambulances militaires dans le territoire : outre celle de Soultz-Sous-Forêts, qu’il reliera à l’évacuation des blessés par la gare de Soultz, il a évoqué celles de Altenstadt, Bruckmühl, Morsbronn, Woerth, Froeschwiller, Reichshoffen, Walbourg, Haguenau et de Bischwiller.

Pour en savoir plus : https://www.territoire-1870.eu/%C3%A9v%C3%A8nement/conference-par-streicher-ambualnces-milititaires/?cn-reloaded=1

Association pour la récupération de la mémoire Histoire,

Femmes Résistantes, exposition itinérante.

La délégation générale du Souvenir Français de Corrèze est partenaire de cette exposition sur le rôle des femmes dans la Résistance.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/100000755173891/posts/4412877082080754/?d=n

La mémoire à travers la vidéo

Série Les Gueules cassées, saison 2.

A l’occasion du centenaire de sa création, l’association Les Gueules Cassées sort la saison 2 de sa série de vidéos sur son histoire et ses projets futurs. Découvrez un nouvel épisode tous les mardis.

Pour en savoir plus : https://youtu.be/lN-UzCd4jx8

VIGILANCE

Graffitis sur le pupitre mémoriel des Chemins de mémoire 1943-1944 dans le Vaucluse

Le Souvenir Français a publié un communiqué au cours de l’été :

Récemment, il a été constaté à 2 reprises avec indignation à Sault, des Graffitis
comportant le sigle « SS » (abréviation de l’allemand Schutzstaffel, organisation nazie)
accompagnés d’une mention « assassins » avec un marqueur noir, sur la traduction
allemande du texte concernant l’un des pupitres mémoriels des Chemins de mémoire
1943-1944 du Pays d’Apt au Pays de Sault, à savoir celui relatant le Combat de Saint-Jean en
Août 1944 au belvédère de la Route D943 de Saint-Jean-de-Sault.
Notre association ne peut rester silencieuse face à ces écrits : Le Comité
Pays de Sault et d’Albion du Souvenir français a donc procédé à un nettoyage de cet
équipement mémoriel souillé, porté par la Délégation générale Vaucluse du Souvenir
Français, Association nationale soumise à des obligations de neutralité, d’impartialité, de
dignité et d’exemplarité. S’agissant d’un délit passible de poursuites pénales, une plainte a
été déposée auprès de la Brigade de Gendarmerie de Sault pour ces faits. En effet, ils
présentent tous les risques de dérives et d’interprétations erronées, n’apportant que de la
déconstruction mémorielle et niant les efforts de réconciliation avec le peuple allemand
plus de 75 ans après la Seconde Guerre mondiale !
Nous dénonçons fermement une fois de plus ces dégradations inacceptables et
honteuses, entrant dans la catégorie du vandalisme et de la malveillance, ne respectant
pas ceux qui se sont engagés dans la Résistance, ni ceux qui ont donné leur vie pour la
liberté, méprisant aussi les bénévoles ainsi que leurs partenaires publics et privés pour
lutter contre l’oubli de la France combattante, sauvegarder sa mémoire et la transmettre
aux générations successives.

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