On aime, on soutient

26 février 2021

La mémoire à travers les livres

Clément Oubrerie, Leïla Slimani, A mains nues, les arènes Edition, 2020

La naissance de la chirurgie esthétique a permis lors du premier conflit mondial de redonner espoir et vie à de nombreux poilus de retour du front. La réparation des « gueules cassées » a favorisé l’introduction de la chirurgie esthétique en France. Les « gueules cassées » ont en effet bénéficié de soins adaptés pour retrouver leur corps meurtri par les nouvelles formes de violence de guerre.

Dans la bande dessinée A Main nues Leïla Slimani et Clément Oubrerie, racontent le parcours de Suzanne Noël, l’une des très rares internes des hôpitaux en France au début du XXème siècle. Cette médecin, pionnière de la chirurgie esthétique en France, a étudié les effets thérapeutiques indirects de la chirurgie réparatrice ou esthétique. La bande dessinée montre son désarroi face au suicide de nombreux soldats de retour des tranchées marqués par l’absence de regard possible de la société d’après-guerre sur leur corps. Ce premier tome d’un ouvrage qui en comprendra 2, permet de saisir l’essor de la chirurgie plastique et réparatrice dans le contexte de l’augmentation des mutilations de guerre à travers le parcours étudiant du Docteur Noël et de son itinéraire pendant le premier conflit mondial.

La place du Docteur Noël, dans la société, en tant que femme médecin, est interrogée ainsi que son engagement pendant le conflit auprès des soldats. L’enfer des tranchées et la violence des combats est bien mise en évidence par l’éclatement des dessins et le choix de couleurs sombres de Clément Oubrerie. Les premières avancées techniques (bombes, armes chimiques) sont présentes dans le récit à travers l’histoire d’Henry, le premier mari de Suzanne. Les « gueules cassées » sont noircies pour symboliser l’absence d’acceptation sociale des visages torturés. Une scène mémorable nous transporte au Louvre où Suzanne et sa fille observent les portraits d’Arcimboldo. En croisant des soldats masqués et défigurés, elles imaginent leur visage reconstitué à travers un dessin enfantin, coloré et souriant. C’est ainsi une des œuvres les plus importantes de Suzanne Noël : dessiner de nouveaux visages pour des hommes ayant connu l’horreur des combats et la perte de leurs camarades. Une femme remarquable au service de ceux qui sont restés et ont entretenu la mémoire des «Morts pour la France ».

Fidèle à l’histoire, cette bande dessinée permet également de donner au grand public un aperçu des innovations médicales des premières décennies du XXème siècle. Suzanne Noël est une femme qui soigne, qui publie et qui témoigne de l’engagement des médecins et infirmières.

Suzanne Noël, décédée en 1954 est aujourd’hui inhumée dans le cimetière de Montmartre. Le Souvenir Français prépare la géolocalisation des tombes de Poilus dans ce cimetière parisien sur le modèle du site des Batignolles et proposera un parcours sur les figures marquantes liées à la Première Guerre mondiale.

Pour en savoir plus : https://www.arenes.fr/livre/a-mains-nues-tome-1/

 Eric Sergent, « Passants, ne les oubliez pas », La mémoire de la guerre de 1870-1871 en pays nuiton, Préface de Serge Barcellini, Editions Universitaires de Dijon 2021

Le 18 décembre 1870, soldats badois et français s’affrontent sur le territoire de la commune de Nuits-Saint-Georges, en Côte-d’Or. Les pertes humaines massives, les destructions matérielles, le bruit du canon, la peur du « Prussien barbare » expliquent l’émergence, dès 1871, d’un large mouvement commémoratif. Plusieurs dizaines de monuments sont construits pour rappeler les combats, les morts et les traumatismes. Des cérémonies s’organisent chaque année. Ce phénomène évolue dans le temps, connaît des moments de forte mais aussi de faible intensité se maintient jusque dans les années 1920.

Aujourd’hui, ces monuments sont oubliés. Marqueurs de notre paysage visuel quotidien, ils ne portent plus de sens. A partir d’une enquête menée à la fois dans la presse et dans les archives publiques et privées, cet ouvrage présente la naissance de ce mouvement commémoratif, son évolution et les enjeux associés à la construction des monuments et à l’organisation des cérémonies. Cette étude éclaire d’un jour nouveau un phénomène d’ampleur nationale.

Ouvrage préfacé par Serge Barcellini, Président général du Souvenir Français.

Eric Sergent est doctorant en histoire de l’art du XIXème siècle au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190), université Lumière Lyon 2. Ses recherches portent, de manière générale, sur l’histoire de la sculpture et du monument public, mais aussi sur l’histoire de la mémoire.

Pour en savoir plus : https://eud.u-bourgogne.fr/histoire/723-passants-ne-les-oubliez-pas-9782364413856.html

Philippe Mélen, Clément Magnier, Un soldat de 14

A travers un récit fictif, et la voix recomposée d’un soldat de la Première Guerre mondiale, Clément Magnier, cet ouvrage présente la guerre des tranchées.

En exploitant des documents militaires originaux et la correspondance du jeune Magnier retrouvés au fin fond d’un grenier, l’auteur reconstruit l’histoire de ce jeune combattant « Mort pour la France ».

Pour en savoir plus : philippe.melen@gmail.com

Jean Tulard, Marengo ou l’étrange victoire de Bonaparte, ed buchet chastel, 2021

A Marengo, rien ne s’est passé comme prévu… Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l’histoire s’est accélérée : d’abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant… ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d’abord une déroute et l’armée française ne dut son salut qu’à l’arrivée des troupes du général Desaix. C’est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement. De la conjuration de Fouché et de Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

Membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur émérite à l’université Jean Tulard est l’auteur d’une œuvre considérable sur Napoléon et sur l’Empire.

Pour en savoir plus : http://www.buchetchastel.fr/marengo-ou-l-etrange-victoire-de-bonaparte-jean-tulard-9782283035177

Paul-André Joseph, Gérard Tissot-Robbe, Les bourbakis une page d’histoire franco-suisse

Pontarlier, armée de l’Est, 1er février 1871 : dernier acte ! Une armée de 85 000 hommes, vaincue par la neige et par le froid, plus que par les combats, s’apprête à se réfugier sous la bannière helvétique. Evénement peu banal dans l’histoire militaire. Sur leurs arrières, les troupes prussiennes, sûres d’elles et à qui tout réussit – les fameux casques à pointe – se préparent à faire main basse sur ce qu’il reste de l’armée de l’Est du général Bourbaki.

Cet ouvrage retrace l’héroïque combat de La Cluse, dernier baroud d’honneur de l’armée française qui a permis le passage en Suisse des troupes en retraite.

Ce récit s’attache également à décrire cette traversée du Jura par Sainte-Croix via les Fourgs et L’Auberson, par un autre itinéraire que celui des Verrières, généralement évoqué. Il parle d’une armée en déroute dans des conditions météorologiques dignes de la retraite de Russie, des problèmes du désarmement à la frontière et de l’humanité dont a su faire preuve la population suisse. Vous croiserez, au détour d’un amas de neige, le sous-lieutenant Paul Déroulède, qui deviendra en France l’âme de la revanche.

Un ouvrage de Gérard Tissot-Robbe, agriculteur dans le village des Fourgs, historien à ses heures, versé dans la recherche historique, auteur de plusieurs ouvrages, et de Paul-André Joseph, doyen de l’établissement scolaire de Sainte-Croix, passionné d’histoire.

Frédérique Neau-Dufour, De Gaulle aime l’Est, ed La Nuée Bleue, 2020

Les provinces perdues, le Rhin, les cathédrales de Reims et de Strasbourg, le mémorial de Douaumont ou celui de Struthof, la ligne bleue des Vosges : l’Est incarne pour Charles de Gaulle une certaine idée de la France, une France où le souffle de l’Histoire a laissé de profondes cicatrices.

Dans ce livre vivant, très documenté, Frédérique Neau-Dufour nous emmène sur les pas de Charles de Gaulle dans ces régions frontalières qui recoupent à peu de chose près le Grand Est actuel : dans les terribles combats de Verdun, au cœur de sa vie familiale sur les terres de Champagne où il s’installe en 1934, à la tête des chars qu’il commande à Montigny-lès-Metz ou durant la « drôle de guerre » à Wangenbourg. De Gaulle fait de la Libération de l’Alsace et de la Moselle une priorité nationale. Ralliés à la croix de Lorraine, les combattants de la France libre libèrent l’Est au prix de dures batailles.

Il mène ensuite d’autres combats, institutionnels avec le discours d’Epinal, et politiques avec le RPF qu’il lance à Strasbourg en 1947. Son action de président de la République le mène souvent dans ces départements si chers à son cœur où il compte de forts soutiens et où à Reims, il scelle la réconciliation franco-allemande.

Et c’est à Colombey-les-Deux-Eglises, dans son modeste village, qu’il se retire et choisit de reposer pour toujours.

Frédérique Neau-Dufour, agrégée et docteure en histoire, a publié plusieurs livres sur Charles de Gaulle. Elle a été directrice de La Boisserie, commissaire d’exposition du Mémorial Charles-de-Gaulle à Colombey et directrice du CERD (ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof). Avec des photographies de Stéphane Louis et de Jean-Louis Hess.

Frédérique Neau-Dufour est également membre du Conseil d’Administration du Souvenir Français.

Pour en savoir plus : https://www.lelivrechezvous.fr/de-gaulle-dans-l-est.html

La mémoire à travers les expositions

Le musée dans mon canapé, le musée de la Grande Guerre de Meaux

Une initiative lancée par le musée de la Grande Guerre à Meaux : puisque l’on ne peut plus aller au musée, le musée vient à nous. Telle est l’expérience mise en œuvre par le Musée de la Grande Guerre de Meaux. Régulièrement, des conférences ou des vidéos sont postées sur la page Facebook du musée.

Elles font intervenir différents spécialistes, historiens, ou présidents d’associations pour évoquer un épisode historique précis.

Les vidéos sont publiées à 14h30 le mercredi pour les enfants et le dimanche pour les adultes.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/musee2Gmeaux

Le mémorial de Caen, 6 femmes Compagnons de la Libération, portraits

Le mémorial de Caen publie le portrait de 6 femmes Compagnons de la Libération.

Une manière d’en savoir un peu plus sur ces femmes qui ont œuvré pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Le destin de l’une d’entre elles – Marcelle Henry – est mis en lumière par le Souvenir Français dans cette lettre d’information.

Pour en savoir plus :

https://www.facebook.com/LeMemorialDeCaen/photos/a.10151236667782431/10159122167797431/

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21 avril 2021

Message du Président Général Serge Barcellini suite au décès de Monsieur René Randrianja

Mesdames, Messieurs, Cher(e) ami(e), J’ai l’immense tristesse de vous faire part de la disparition brutale de René Randrianja dimanche dernier. René Randrianja avait rejoint notre conseil d’administration en septembre 2019. Il avait été président du CA de l’Association des anciens des Lycées Français du Monde. Il était un jeune homme plein d’avenir, il se plaisait […]

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17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

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29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

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6 octobre 2021

Sous les projecteurs

Les 100 de 1941 Afin de sensibiliser le plus grand nombre de nos concitoyens à la question de l’entrée en déshérence des tombes familiales dans lesquelles sont inhumés des combattants « Morts pour la France », et/ou des combattants ayant joué un rôle important dans les guerres du 20ème siècle, le Souvenir Français  place, sous les projecteurs, […]

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Nos partenaires

L’agenda de nos partenaires Compagnie sans lézard : Octobre 2021 : Reprise du spectacle « Le cabaret du Poilu », la Grande Guerre racontée et chantée. Pour en savoir plus : https://12f25d93-2ef3-091a-10cd-7f6c4a8a4e09.filesusr.com/ugd/a5e871_625807e26ca942b7aa5187799e266c1c.pdf ANACEJ, Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes : Du 6 au 8 octobre 2021 : Rencontre nationale des professionnels et élus de la jeunesse, organisée par l’ANACEJ pour la […]

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Clément Oubrerie, Leïla Slimani, A mains nues, les arènes Edition, 2020

La naissance de la chirurgie esthétique a permis lors du premier conflit mondial de redonner espoir et vie à de nombreux poilus de retour du front. La réparation des « gueules cassées » a favorisé l’introduction de la chirurgie esthétique en France. Les « gueules cassées » ont en effet bénéficié de soins adaptés pour retrouver leur corps meurtri par les nouvelles formes de violence de guerre.

Dans la bande dessinée A Main nues Leïla Slimani et Clément Oubrerie, racontent le parcours de Suzanne Noël, l’une des très rares internes des hôpitaux en France au début du XXème siècle. Cette médecin, pionnière de la chirurgie esthétique en France, a étudié les effets thérapeutiques indirects de la chirurgie réparatrice ou esthétique. La bande dessinée montre son désarroi face au suicide de nombreux soldats de retour des tranchées marqués par l’absence de regard possible de la société d’après-guerre sur leur corps. Ce premier tome d’un ouvrage qui en comprendra 2, permet de saisir l’essor de la chirurgie plastique et réparatrice dans le contexte de l’augmentation des mutilations de guerre à travers le parcours étudiant du Docteur Noël et de son itinéraire pendant le premier conflit mondial.

La place du Docteur Noël, dans la société, en tant que femme médecin, est interrogée ainsi que son engagement pendant le conflit auprès des soldats. L’enfer des tranchées et la violence des combats est bien mise en évidence par l’éclatement des dessins et le choix de couleurs sombres de Clément Oubrerie. Les premières avancées techniques (bombes, armes chimiques) sont présentes dans le récit à travers l’histoire d’Henry, le premier mari de Suzanne. Les « gueules cassées » sont noircies pour symboliser l’absence d’acceptation sociale des visages torturés. Une scène mémorable nous transporte au Louvre où Suzanne et sa fille observent les portraits d’Arcimboldo. En croisant des soldats masqués et défigurés, elles imaginent leur visage reconstitué à travers un dessin enfantin, coloré et souriant. C’est ainsi une des œuvres les plus importantes de Suzanne Noël : dessiner de nouveaux visages pour des hommes ayant connu l’horreur des combats et la perte de leurs camarades. Une femme remarquable au service de ceux qui sont restés et ont entretenu la mémoire des «Morts pour la France ».

Fidèle à l’histoire, cette bande dessinée permet également de donner au grand public un aperçu des innovations médicales des premières décennies du XXème siècle. Suzanne Noël est une femme qui soigne, qui publie et qui témoigne de l’engagement des médecins et infirmières.

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Aujourd’hui, ces monuments sont oubliés. Marqueurs de notre paysage visuel quotidien, ils ne portent plus de sens. A partir d’une enquête menée à la fois dans la presse et dans les archives publiques et privées, cet ouvrage présente la naissance de ce mouvement commémoratif, son évolution et les enjeux associés à la construction des monuments et à l’organisation des cérémonies. Cette étude éclaire d’un jour nouveau un phénomène d’ampleur nationale.

Ouvrage préfacé par Serge Barcellini, Président général du Souvenir Français.

Eric Sergent est doctorant en histoire de l’art du XIXème siècle au laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (UMR 5190), université Lumière Lyon 2. Ses recherches portent, de manière générale, sur l’histoire de la sculpture et du monument public, mais aussi sur l’histoire de la mémoire.

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Philippe Mélen, Clément Magnier, Un soldat de 14

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Pour en savoir plus : philippe.melen@gmail.com

Jean Tulard, Marengo ou l’étrange victoire de Bonaparte, ed buchet chastel, 2021

A Marengo, rien ne s’est passé comme prévu… Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l’histoire s’est accélérée : d’abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant… ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d’abord une déroute et l’armée française ne dut son salut qu’à l’arrivée des troupes du général Desaix. C’est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement. De la conjuration de Fouché et de Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

Membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur émérite à l’université Jean Tulard est l’auteur d’une œuvre considérable sur Napoléon et sur l’Empire.

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Cet ouvrage retrace l’héroïque combat de La Cluse, dernier baroud d’honneur de l’armée française qui a permis le passage en Suisse des troupes en retraite.

Ce récit s’attache également à décrire cette traversée du Jura par Sainte-Croix via les Fourgs et L’Auberson, par un autre itinéraire que celui des Verrières, généralement évoqué. Il parle d’une armée en déroute dans des conditions météorologiques dignes de la retraite de Russie, des problèmes du désarmement à la frontière et de l’humanité dont a su faire preuve la population suisse. Vous croiserez, au détour d’un amas de neige, le sous-lieutenant Paul Déroulède, qui deviendra en France l’âme de la revanche.

Un ouvrage de Gérard Tissot-Robbe, agriculteur dans le village des Fourgs, historien à ses heures, versé dans la recherche historique, auteur de plusieurs ouvrages, et de Paul-André Joseph, doyen de l’établissement scolaire de Sainte-Croix, passionné d’histoire.

Frédérique Neau-Dufour, De Gaulle aime l’Est, ed La Nuée Bleue, 2020

Les provinces perdues, le Rhin, les cathédrales de Reims et de Strasbourg, le mémorial de Douaumont ou celui de Struthof, la ligne bleue des Vosges : l’Est incarne pour Charles de Gaulle une certaine idée de la France, une France où le souffle de l’Histoire a laissé de profondes cicatrices.

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La mémoire à travers les livres Gwenaëlle Abolivier, Eddy Vaccaro, La Fiancé d’après la vie d’Odette Nilès, l’amoureuse de Guy Môquet, Editions du Soleil, 2021. Le 22 octobre 1941, 48 hommes, qui ne s’étaient pas résignés à voir leur pays tomber aux mains de l’Allemagne nazie, furent exécutés à Châteaubriant, Nantes, Suresnes et au Mont-Valérien. […]

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