On aime on soutient…

2 décembre 2020

La mémoire à travers le livre

Aurélie Luneau, Jacques Tassin, Maurice Genevoix, Biographie, Flammarion, 2019

Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s’écoula sans qu’il ne pense à ceux de 14, ses frères d’armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l’un de nos plus grands chefs-d’œuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s’estompa pas, l’ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes » …

Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d’épouvante ? Et pourtant, sa vie témoigne jusqu’à la fin d’une joie rare, d’une capacité intacte à s’émerveiller devant le monde. L’académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s’en fait l’âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l’écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française.

Cette biographie nourrie d’archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l’Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

Aurélie Luneau est membre du jury du prix littéraire de la Résistance parrainé par le CAR (Comité d’Action de la Résistance) et le Souvenir Français

Pour en savoir plus : https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/biographies-et-memoires/maurice-genevoix

Maurice Genevoix, Ceux de 14, Préface de Michel Bernard, Flammarion, réédition en 2018

1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c’est la fin de la guerre pour le jeune homme.

Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses « camarades du 106 », la solidarité et l’humanité partagée.

Dès 1916 et jusqu’en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre « Ceux de 14 ». Plus qu’un grand classique sur 14-18, voici l’œuvre d’un immense écrivain.

Michel Bernard qui préface l’ouvrage a consacré plusieurs livres et articles à Maurice Genevoix et plus largement à l’histoire nationale.

Pour en savoir plus : https://editions.flammarion.com/Catalogue/gf/litterature-et-civilisation/ceux-de-14

Maurice Genevoix, Raboliot, Préface de Julien Larere-Genevoix réédition, Grasset les Cahiers Rouges, 2020

Voici, à l’occasion de l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix, Raboliot, paru aux éditions Grasset en 1925. Pierre Foulques, dit Raboliot, est un chasseur fameux dans toute la Sologne. Les habitants de la région admirent son habileté, son courage et son art dans le maniement du fusil.

La chasse n’est pas la seule passion de cet homme rustique et solitaire : il braconne, partout et à n’importe quelle saison, se moquant des institutions et de leurs règles.

Alors que personne n’ose le défier, que gardes-chasse et métayers enragent de voir cet anarchiste de la nature se comporter avec une telle désinvolture, une conjuration s’organise. Le gendarme Bourret promet de le capturer. Les autorités tendent un piège au braconnier. Il y échappe grâce à son intelligence. Raboliot fuit, se cache dans les bois où il prépare sa vengeance. Bientôt, les parties de chasse nocturnes tournent à la haine, au duel à mort…

Le portrait d’un bandit magnifique. Un héros de la liberté et de la nature. Le dernier résistant d’une société prête à tout pour imposer un ordre coercitif.

Cette nouvelle édition a été préfacée par Julien Larere-Genevoix, petit-fils de l’écrivain qui préside l’association « Ceux de 14 »

Pour en savoir plus : https://www.grasset.fr/actualites/maurice-genevoix-entre-au-pantheon

Jean-Yves Le Naour, La gloire et l’oubli, Maurice Genevoix et Henri Barbusse témoins de la Grande Guerre, Michalon, 2020

Au sortir de la Première Guerre mondiale, Maurice Genevoix est loin d’être considéré comme le représentant des Poilus. A l’époque, et durant l’entre-deux-guerres, c’est Henri Barbusse, l’auteur du « Feu », qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffocant qui, pour la première fois, raconte le quotidien des tranchées sans rien dissimuler des souffrances des soldats.

Profitant de cette exposition, Barbusse s’engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme, suscite critiques ou admiration. Genevoix, lui, enfermé dans l’étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l’écart du tumulte du monde, préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire et construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot. Pourtant, aujourd’hui, la fortune de la gloire littéraire s’inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14 et sa panthéonisation, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?

Maurice Genevoix et Henri Barbusse : leur histoire raconte un siècle d’affrontement littéraire autour du témoignage et de la mémoire de la guerre, entre roman et récit, héroïsation et victimisation – deux regards sur la Grande Guerre, deux visions de la vérité.

Jean-Yves Le Naour est le commissaire de l’exposition sur le Soldat Inconnu présentée à l’Arc de Triomphe.

Pour en savoir plus : https://www.michalon.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=500690

Maurice Genevoix, La dernière harde, première partie en livre audio,

La Dernière Harde, première partie, de Maurice Genevoix : sans doute une des plus belles œuvres de l’auteur, rescapé de la Grande Guerre, qui entrera en novembre au Panthéon.

Une ode à la liberté, lucide, magistrale, où l’on partage l’incroyable ascension d’un cerf, le Rouge, chef de la harde. On vit avec les cerfs de la forêt, avec les biches, avec les faons… On les entend, on les respire, on les voit, on devient leurs amis, on a peur avec eux lors des terribles scènes de chasse, on partage leurs affrontements…L’empreinte de la guerre, l’odeur de la mort, la peur du vide, la fascination devant la beauté de la nature, tout s’entremêle. C’est beau, fort, effrayant, apaisant, infiniment humain…
La plume de Maurice Genevoix d’une efficacité redoutable, poétique, précise, nous entraîne dans une aventure palpitante.

Une des œuvres majeures de Maurice Genevoix, dans une interprétation très émouvante de Hyppolyte Audouy

Pour en savoir plus : https://www.nospasserelles.com/Nos-Livres-audio-cinematographiques.F/s262102p/La_Derniere_Harde_CLE_USB

Pascal Mallet, La Grande Guerre, Les poilus de Figeac, Ed Kaleato, décembre 2020

Il y a un peu plus de 100 ans sonnait la fin de la « Grande Guerre » qui avait pris la vie de millions de jeunes hommes, dont 1 400 000 Français, dans des conditions épouvantables. L’Europe est sortie de cette guerre bouleversée et affaiblie pour très longtemps.

Dans les années qui suivent, chaque ville et village de France a voulu ériger un Monument aux Morts pour honorer ces hommes qui avaient laissé ceux qu’ils aimaient et étaient allés dans le Nord et dans l’Est de la France défendre leur pays contre l’envahisseur. Certains sont même partis bien plus loin, sur le front oriental. Sur ces monuments, on peut voir que beaucoup étaient de la même famille et parfois de la même fratrie.

Dans la France rurale et encore peu industrialisée du début du XXe siècle, ce sont les paysans qui ont payé le plus lourd tribut à cette guerre. Les campagnes ont été saignées à blanc et certaines familles se sont retrouvées sans descendants à qui transmettre ces terres qu’elles cultivaient depuis tant d’années.

Ce livre est avant tout un livre sur la guerre de 14-18 et sur les forces en présence, avec de nombreuses illustrations. L’auteur a choisi d’en parler à travers 223 Poilus qui ont combattu dans toutes les grandes batailles (Bertrix, les Vosges, la Marne, l’Artois, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames) jusqu’à l’offensive victorieuse de juillet 1918 qui a conduit à l’Armistice. Leur nom est gravé sur les Monuments aux Morts de Figeac, mais ils venaient aussi d’autres communes du Lot et de l’Aveyron et parfois de bien plus loin.

Pour en savoir plus : http://www.arhfa.org/pdf/poilus.pdf

Essacq Bloutch, Pour un visa, Edition Route sans frontière, 2020

Essacq Baloutch, souvent présenté comme l’un des chefs de la Résistance afghane, revient sur ses faits d’arme, mais surtout sur les hommes et les femmes qui l’ont soutenu tout au long de son engagement, dans un ouvrage intitulé Pour un visa, vendu au profit de l’association AMAFAF, Association des Amis des Afghans – Association des amis de madame Marie-Madeleine Fourcade.

Il retrace dans son ouvrage ses études en France à Besançon et à Dijon, la rencontre avec son épouse, et sa décision de tout quitter du jour au lendemain pour aller en Afghanistan se battre contre l’arrivée des troupes soviétiques dans le pays. Toute sa vie il n’aura de cesse de faire reconnaitre et condamner l’invasion soviétique.

« Essacq Baloutch a partagé son temps entre les maquis afghans et l’Europe occidentale où il a œuvré, auprès de tous les décideurs et de nombreux mécènes pour qu’ils condamnent l’invasion soviétique et qu’ils viennent en aide à son peuple : de Simone Veil […] à Marie-Madeleine Fourcade, héroïne de la Résistance, à la tête du réseau Alliance durant la Seconde Guerre mondiale, en passant par Raymond Aron, François Léotard, l’amiral Philippe de Gaule, l’acteur Michel Galabru… Parcourir le livre de ce grand combattant c’est un peu comme aller à la rencontre de toutes celles et de tous ceux qui ont illuminé sa vie… et celle des Afghans. C’est aussi un peu remonter le temps. » Dijon L’Hebdo.

L’Association internationale des Amis de Madame Marie-Madeleine Fourcade créée en 2020, s’inspirant du combat pour la liberté de Marie-Madeleine Fourcade, a pour but d’aider les femmes et les hommes à retrouver la liberté et aider la résistance contre les gouvernements totalitaires (aide à l’information et en matériel pour défendre les droits élémentaires de l’homme, faire connaître par voie de presse, conférences les problèmes des prisonniers politiques), et de leur apporter une aide morale et matérielle. Nous pourrons bientôt compter cette association parmi les partenaires du Souvenir Français.

Pour en savoir plus : www.assoamafaf.com ou 03.80.37.45.64 ou amafaf@orange.fr

Alain Loison, L’invasion prussienne de 1870 en Eure-et-Loir, faits d’armes et témoignages, éditions du Colombier, 2020

« Ne jamais oublier » entendait-on aussitôt après la guerre franco-prussienne de 1870…

Cent cinquante ans plus tard, force est de constater qu’il reste bien peu de souvenir de cette guerre dans la mémoire collective… Qui sait encore aujourd’hui que le département d’Eure-et-Loir, fut, des départements de l’ouest de la France, le plus meurtri par ce conflit ? Qu’on y compta, en seulement trois mois, près d’une centaine de faits d’armes, de l’escarmouche au plus important affrontement comme à Loigny ? Que les armées prussiennes, fortes de plusieurs centaines de milliers d’hommes, l’occupèrent six mois durant à la charge d’une population soumise aux pires exactions ? Faire œuvre de mémoire est l’objectif d’Alain Loison, habitué à l’exercice comme il l’a montré avec ses quatre précédents ouvrages sur le passé historique du département. Avec « L’invasion prussienne de 1870 en Eure-et-Loir », il emmène les lecteurs au plus près de soixante-cinq des faits d’armes qui ont jalonné la période du 4 octobre 1870 au 6 janvier 1871…en donnant la plume à ceux qui les ont vécus, en tant que combattants ou témoins directs. Il a réuni pour cela plus de deux cents témoignages.

Alexis Robin et Paul Bridier, Loigny ou la guerre oubliée, édition Beaufort, 2020

Ces pages invitent à un triple périple. Un voyage dans le temps, si loin, si proche. Loigny, 1870 : c’est l’honneur sauvé d’une guerre oubliée. Elle a 150 ans. De 1870 à 1945, 75 ans de guerres, terribles. De 1945 à aujourd’hui, 75 ans de paix, fragile.

Une chevauchée au cœur des batailles, héroïques et terribles, depuis les marches de l’Est jusqu’aux rives de la Loire, au cœur de villes et de villages martyrs et illustres de ce qui s’apparente à la Grande Guerre d’Eure et Loir. Et la quête d’un trésor : c’est comme si nous avions retrouvé, sous le voile de l’oubli un livre laissé par d’illustres grands-pères pour leurs petits-enfants. Il porte en lui bien des messages pour notre temps : Alexis Robin et Paul Bridier nous invitent à faire revivre nos héros, à leur saisir la main, à les suivre pour écrire à notre tour de nouvelles pages d’Histoire.

Pour en savoir plus : https://www.editions-beaufort.com/noslivres


La mémoire à travers les expositions

Exposition de la Maison de la négritude et des Droits de l’Homme, à Champagney dans les Vosges du sud.

La Maison de la Négritude qui appartient au réseau « Route des abolitions de l’esclavage » est un lieu de mémoire autour de l’esclavage des Noirs qui trouve son origine dans l’histoire même de Champagney. Le 19 mars 1789, les habitants de ce village de Haute-Saône demandent au roi Louis XVI l’abolition de l’esclavage dans l’article 29 de leur cahier de doléances.

A l’occasion du 80ème anniversaire de la bataille de France et des massacres de soldats noirs de mai-juin 1940, la Maison de la négritude propose une nouvelle exposition temporaire, « colonies et soldats coloniaux dans la Seconde Guerre mondiale », du 6 juin 2020 au 18 décembre 2020.

Cette exposition revient sur ces soldats issus des colonies dont le destin diffère en de nombreux points de celui des soldats métropolitains mais qui tout comme eux subissent une double peine : non seulement un nombre important d’entre eux a perdu la vie mais depuis 80 ans, ces combattants ont également disparu de notre mémoire collective.

Ces soldats coloniaux occuperont une place importante à la Libération dans les Forces Françaises Libres avant qu’ils ne soient remplacés par les Forces Françaises de l’Intérieur. A Eboulet, hameau de Champagney, plus d’une cinquantaine d’entre eux, appartenant au 22ème BMNA, perdront la vie pour sa libération entre le 29 septembre et le 3 octobre 1944. Cette exposition réalisée avec le soutien financier du Conseil Départemental de Haute-Saône, leur est dédiée.

Le vendredi 11 décembre à 18h00, Julien Fargettas directeur de l’Office Nationale des Anciens Combattants de Loire reviendra sur les massacres de mai-juin 1940.

Pour plus d’informations : www.maisondelanegritude.fr

Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme

24 Grande Rue – 70290 Champagney 

03 84 23 25 45


La mémoire à travers la photo

Une photo pour se souvenir : une initiative pédagogique lancée début novembre par l’Académie de Clermont-Ferrand, qui invite les élèves à se faire photographier individuellement ou collectivement devant un lieu de mémoire (monument aux Morts, stèle, tombe…), ou avec un objet ou document datant de la Première Guerre mondiale (casque, artisanat de tranchée, photo, lettre…)

Cette initiative permet de pallier l’impossibilité pour les élèves de participer physiquement aux commémorations du 11 novembre, et de créer à la place une vaste galerie photographique.

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18 mars 2022

Le Monument funéraire du sergent pilote André Louis TACHARD, « Mort pour la France » est menacé : il va être vendu aux enchères

  L’Hôtel des ventes de Montpellier propose la vente aux enchères, le 26 mars 2022, de quatre-vingts objets de la collection Jeanne TACHARD, dont le monument funéraire installé sur la sépulture d’André Louis TACHARD, située au cimetière du Montparnasse à Paris. André Louis TACHARD, architecte avant sa mobilisation en 1914, sergent pilote au 2e Groupe […]

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25 février 2022

La mémoire de la guerre d’Algérie. Comment bien refermer la boite à chagrin ?

Le 27 août 1961, évoquant la guerre d’Algérie, le général de Gaulle confia à Hervé Alphand « il faut nous débarrasser de cette boite à chagrin où nous engloutissons pour rien nos énergies et qui nous attire toutes sortes de difficultés sur tous les plans. »

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3 février 2022

Communiqué du Président général du Souvenir Français

La vandalisation des monuments dans les départements d’Outre-Mer se poursuit. Lorsque le monument de Joséphine de Beauharnais a été décapité, la majorité des Français sont restés silencieux. Elle était la première épouse de « l’horrible » Napoléon qui avait rétabli l’esclavage. Lorsque le monument de Schoelcher a été vandalisé, la majorité des Français sont restés silencieux. Qui […]

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17 mars 2021

La revue du Souvenir Français

Vous n’êtes pas abonnés à la revue nationale mais certains textes ou articles vous intéressent ? Tous les trimestres, nous vous indiquons le sommaire de la revue à paraître (Janvier, avril, juillet et octobre). Si vous souhaitez la recevoir occasionnellement sans vous abonner, après avoir repéré un article qui vous plaisait, vous pouvez la commander […]

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30 août 2022

Bilan des activités du président général

Eté 2022 1er juillet 2022 : Réunion de travail à l’Institut d’études politiques de Paris afin d’examiner le projet de rénovation du monument aux morts érigés dans l’entrée de l’école rue Saint Guillaume. 4 juillet 2022 : Réunion de travail en visioconférence avec des sénateurs et en particulier Jean-Marc Todeschini, ancien secrétaire d’état aux Anciens Combattants et […]

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Le monument du mois

L’ossuaire français de Dolno Karaslari Pendant la Première Guerre mondiale, la Macédoine du Nord était un territoire du front d’Orient. L’armée française ainsi que les autres armées de l’Entente faisaient face aux armées des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie et Bulgarie). Le front macédonien est percé le 15 septembre 1918 par les armées françaises. Des milliers […]

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On aime on soutient…

2 décembre 2020

La mémoire à travers le livre

Aurélie Luneau, Jacques Tassin, Maurice Genevoix, Biographie, Flammarion, 2019

Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s’écoula sans qu’il ne pense à ceux de 14, ses frères d’armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l’un de nos plus grands chefs-d’œuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s’estompa pas, l’ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes » …

Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d’épouvante ? Et pourtant, sa vie témoigne jusqu’à la fin d’une joie rare, d’une capacité intacte à s’émerveiller devant le monde. L’académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s’en fait l’âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l’écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française.

Cette biographie nourrie d’archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l’Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

Aurélie Luneau est membre du jury du prix littéraire de la Résistance parrainé par le CAR (Comité d’Action de la Résistance) et le Souvenir Français

Pour en savoir plus : https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/biographies-et-memoires/maurice-genevoix

Maurice Genevoix, Ceux de 14, Préface de Michel Bernard, Flammarion, réédition en 2018

1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n’a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d’infanterie comme sous-lieutenant… Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé : c’est la fin de la guerre pour le jeune homme.

Entre ce mois d’août 1914 et les trois balles qui l’atteignent en avril 1915, Genevoix aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, pendant quatre longs mois, défendu les Éparges. Sous le feu des obus, il aura vécu le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, mais aussi, avec ses « camarades du 106 », la solidarité et l’humanité partagée.

Dès 1916 et jusqu’en 1923, Genevoix publie cinq récits de guerre, écrits dans une langue précise et humble, réunis en 1949 sous le titre « Ceux de 14 ». Plus qu’un grand classique sur 14-18, voici l’œuvre d’un immense écrivain.

Michel Bernard qui préface l’ouvrage a consacré plusieurs livres et articles à Maurice Genevoix et plus largement à l’histoire nationale.

Pour en savoir plus : https://editions.flammarion.com/Catalogue/gf/litterature-et-civilisation/ceux-de-14

Maurice Genevoix, Raboliot, Préface de Julien Larere-Genevoix réédition, Grasset les Cahiers Rouges, 2020

Voici, à l’occasion de l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix, Raboliot, paru aux éditions Grasset en 1925. Pierre Foulques, dit Raboliot, est un chasseur fameux dans toute la Sologne. Les habitants de la région admirent son habileté, son courage et son art dans le maniement du fusil.

La chasse n’est pas la seule passion de cet homme rustique et solitaire : il braconne, partout et à n’importe quelle saison, se moquant des institutions et de leurs règles.

Alors que personne n’ose le défier, que gardes-chasse et métayers enragent de voir cet anarchiste de la nature se comporter avec une telle désinvolture, une conjuration s’organise. Le gendarme Bourret promet de le capturer. Les autorités tendent un piège au braconnier. Il y échappe grâce à son intelligence. Raboliot fuit, se cache dans les bois où il prépare sa vengeance. Bientôt, les parties de chasse nocturnes tournent à la haine, au duel à mort…

Le portrait d’un bandit magnifique. Un héros de la liberté et de la nature. Le dernier résistant d’une société prête à tout pour imposer un ordre coercitif.

Cette nouvelle édition a été préfacée par Julien Larere-Genevoix, petit-fils de l’écrivain qui préside l’association « Ceux de 14 »

Pour en savoir plus : https://www.grasset.fr/actualites/maurice-genevoix-entre-au-pantheon

Jean-Yves Le Naour, La gloire et l’oubli, Maurice Genevoix et Henri Barbusse témoins de la Grande Guerre, Michalon, 2020

Au sortir de la Première Guerre mondiale, Maurice Genevoix est loin d’être considéré comme le représentant des Poilus. A l’époque, et durant l’entre-deux-guerres, c’est Henri Barbusse, l’auteur du « Feu », qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffocant qui, pour la première fois, raconte le quotidien des tranchées sans rien dissimuler des souffrances des soldats.

Profitant de cette exposition, Barbusse s’engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme, suscite critiques ou admiration. Genevoix, lui, enfermé dans l’étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l’écart du tumulte du monde, préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire et construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot. Pourtant, aujourd’hui, la fortune de la gloire littéraire s’inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14 et sa panthéonisation, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?

Maurice Genevoix et Henri Barbusse : leur histoire raconte un siècle d’affrontement littéraire autour du témoignage et de la mémoire de la guerre, entre roman et récit, héroïsation et victimisation – deux regards sur la Grande Guerre, deux visions de la vérité.

Jean-Yves Le Naour est le commissaire de l’exposition sur le Soldat Inconnu présentée à l’Arc de Triomphe.

Pour en savoir plus : https://www.michalon.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=500690

Maurice Genevoix, La dernière harde, première partie en livre audio,

La Dernière Harde, première partie, de Maurice Genevoix : sans doute une des plus belles œuvres de l’auteur, rescapé de la Grande Guerre, qui entrera en novembre au Panthéon.

Une ode à la liberté, lucide, magistrale, où l’on partage l’incroyable ascension d’un cerf, le Rouge, chef de la harde. On vit avec les cerfs de la forêt, avec les biches, avec les faons… On les entend, on les respire, on les voit, on devient leurs amis, on a peur avec eux lors des terribles scènes de chasse, on partage leurs affrontements…L’empreinte de la guerre, l’odeur de la mort, la peur du vide, la fascination devant la beauté de la nature, tout s’entremêle. C’est beau, fort, effrayant, apaisant, infiniment humain…
La plume de Maurice Genevoix d’une efficacité redoutable, poétique, précise, nous entraîne dans une aventure palpitante.

Une des œuvres majeures de Maurice Genevoix, dans une interprétation très émouvante de Hyppolyte Audouy

Pour en savoir plus : https://www.nospasserelles.com/Nos-Livres-audio-cinematographiques.F/s262102p/La_Derniere_Harde_CLE_USB

Pascal Mallet, La Grande Guerre, Les poilus de Figeac, Ed Kaleato, décembre 2020

Il y a un peu plus de 100 ans sonnait la fin de la « Grande Guerre » qui avait pris la vie de millions de jeunes hommes, dont 1 400 000 Français, dans des conditions épouvantables. L’Europe est sortie de cette guerre bouleversée et affaiblie pour très longtemps.

Dans les années qui suivent, chaque ville et village de France a voulu ériger un Monument aux Morts pour honorer ces hommes qui avaient laissé ceux qu’ils aimaient et étaient allés dans le Nord et dans l’Est de la France défendre leur pays contre l’envahisseur. Certains sont même partis bien plus loin, sur le front oriental. Sur ces monuments, on peut voir que beaucoup étaient de la même famille et parfois de la même fratrie.

Dans la France rurale et encore peu industrialisée du début du XXe siècle, ce sont les paysans qui ont payé le plus lourd tribut à cette guerre. Les campagnes ont été saignées à blanc et certaines familles se sont retrouvées sans descendants à qui transmettre ces terres qu’elles cultivaient depuis tant d’années.

Ce livre est avant tout un livre sur la guerre de 14-18 et sur les forces en présence, avec de nombreuses illustrations. L’auteur a choisi d’en parler à travers 223 Poilus qui ont combattu dans toutes les grandes batailles (Bertrix, les Vosges, la Marne, l’Artois, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames) jusqu’à l’offensive victorieuse de juillet 1918 qui a conduit à l’Armistice. Leur nom est gravé sur les Monuments aux Morts de Figeac, mais ils venaient aussi d’autres communes du Lot et de l’Aveyron et parfois de bien plus loin.

Pour en savoir plus : http://www.arhfa.org/pdf/poilus.pdf

Essacq Bloutch, Pour un visa, Edition Route sans frontière, 2020

Essacq Baloutch, souvent présenté comme l’un des chefs de la Résistance afghane, revient sur ses faits d’arme, mais surtout sur les hommes et les femmes qui l’ont soutenu tout au long de son engagement, dans un ouvrage intitulé Pour un visa, vendu au profit de l’association AMAFAF, Association des Amis des Afghans – Association des amis de madame Marie-Madeleine Fourcade.

Il retrace dans son ouvrage ses études en France à Besançon et à Dijon, la rencontre avec son épouse, et sa décision de tout quitter du jour au lendemain pour aller en Afghanistan se battre contre l’arrivée des troupes soviétiques dans le pays. Toute sa vie il n’aura de cesse de faire reconnaitre et condamner l’invasion soviétique.

« Essacq Baloutch a partagé son temps entre les maquis afghans et l’Europe occidentale où il a œuvré, auprès de tous les décideurs et de nombreux mécènes pour qu’ils condamnent l’invasion soviétique et qu’ils viennent en aide à son peuple : de Simone Veil […] à Marie-Madeleine Fourcade, héroïne de la Résistance, à la tête du réseau Alliance durant la Seconde Guerre mondiale, en passant par Raymond Aron, François Léotard, l’amiral Philippe de Gaule, l’acteur Michel Galabru… Parcourir le livre de ce grand combattant c’est un peu comme aller à la rencontre de toutes celles et de tous ceux qui ont illuminé sa vie… et celle des Afghans. C’est aussi un peu remonter le temps. » Dijon L’Hebdo.

L’Association internationale des Amis de Madame Marie-Madeleine Fourcade créée en 2020, s’inspirant du combat pour la liberté de Marie-Madeleine Fourcade, a pour but d’aider les femmes et les hommes à retrouver la liberté et aider la résistance contre les gouvernements totalitaires (aide à l’information et en matériel pour défendre les droits élémentaires de l’homme, faire connaître par voie de presse, conférences les problèmes des prisonniers politiques), et de leur apporter une aide morale et matérielle. Nous pourrons bientôt compter cette association parmi les partenaires du Souvenir Français.

Pour en savoir plus : www.assoamafaf.com ou 03.80.37.45.64 ou amafaf@orange.fr

Alain Loison, L’invasion prussienne de 1870 en Eure-et-Loir, faits d’armes et témoignages, éditions du Colombier, 2020

« Ne jamais oublier » entendait-on aussitôt après la guerre franco-prussienne de 1870…

Cent cinquante ans plus tard, force est de constater qu’il reste bien peu de souvenir de cette guerre dans la mémoire collective… Qui sait encore aujourd’hui que le département d’Eure-et-Loir, fut, des départements de l’ouest de la France, le plus meurtri par ce conflit ? Qu’on y compta, en seulement trois mois, près d’une centaine de faits d’armes, de l’escarmouche au plus important affrontement comme à Loigny ? Que les armées prussiennes, fortes de plusieurs centaines de milliers d’hommes, l’occupèrent six mois durant à la charge d’une population soumise aux pires exactions ? Faire œuvre de mémoire est l’objectif d’Alain Loison, habitué à l’exercice comme il l’a montré avec ses quatre précédents ouvrages sur le passé historique du département. Avec « L’invasion prussienne de 1870 en Eure-et-Loir », il emmène les lecteurs au plus près de soixante-cinq des faits d’armes qui ont jalonné la période du 4 octobre 1870 au 6 janvier 1871…en donnant la plume à ceux qui les ont vécus, en tant que combattants ou témoins directs. Il a réuni pour cela plus de deux cents témoignages.

Alexis Robin et Paul Bridier, Loigny ou la guerre oubliée, édition Beaufort, 2020

Ces pages invitent à un triple périple. Un voyage dans le temps, si loin, si proche. Loigny, 1870 : c’est l’honneur sauvé d’une guerre oubliée. Elle a 150 ans. De 1870 à 1945, 75 ans de guerres, terribles. De 1945 à aujourd’hui, 75 ans de paix, fragile.

Une chevauchée au cœur des batailles, héroïques et terribles, depuis les marches de l’Est jusqu’aux rives de la Loire, au cœur de villes et de villages martyrs et illustres de ce qui s’apparente à la Grande Guerre d’Eure et Loir. Et la quête d’un trésor : c’est comme si nous avions retrouvé, sous le voile de l’oubli un livre laissé par d’illustres grands-pères pour leurs petits-enfants. Il porte en lui bien des messages pour notre temps : Alexis Robin et Paul Bridier nous invitent à faire revivre nos héros, à leur saisir la main, à les suivre pour écrire à notre tour de nouvelles pages d’Histoire.

Pour en savoir plus : https://www.editions-beaufort.com/noslivres


La mémoire à travers les expositions

Exposition de la Maison de la négritude et des Droits de l’Homme, à Champagney dans les Vosges du sud.

La Maison de la Négritude qui appartient au réseau « Route des abolitions de l’esclavage » est un lieu de mémoire autour de l’esclavage des Noirs qui trouve son origine dans l’histoire même de Champagney. Le 19 mars 1789, les habitants de ce village de Haute-Saône demandent au roi Louis XVI l’abolition de l’esclavage dans l’article 29 de leur cahier de doléances.

A l’occasion du 80ème anniversaire de la bataille de France et des massacres de soldats noirs de mai-juin 1940, la Maison de la négritude propose une nouvelle exposition temporaire, « colonies et soldats coloniaux dans la Seconde Guerre mondiale », du 6 juin 2020 au 18 décembre 2020.

Cette exposition revient sur ces soldats issus des colonies dont le destin diffère en de nombreux points de celui des soldats métropolitains mais qui tout comme eux subissent une double peine : non seulement un nombre important d’entre eux a perdu la vie mais depuis 80 ans, ces combattants ont également disparu de notre mémoire collective.

Ces soldats coloniaux occuperont une place importante à la Libération dans les Forces Françaises Libres avant qu’ils ne soient remplacés par les Forces Françaises de l’Intérieur. A Eboulet, hameau de Champagney, plus d’une cinquantaine d’entre eux, appartenant au 22ème BMNA, perdront la vie pour sa libération entre le 29 septembre et le 3 octobre 1944. Cette exposition réalisée avec le soutien financier du Conseil Départemental de Haute-Saône, leur est dédiée.

Le vendredi 11 décembre à 18h00, Julien Fargettas directeur de l’Office Nationale des Anciens Combattants de Loire reviendra sur les massacres de mai-juin 1940.

Pour plus d’informations : www.maisondelanegritude.fr

Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme

24 Grande Rue – 70290 Champagney 

03 84 23 25 45


La mémoire à travers la photo

Une photo pour se souvenir : une initiative pédagogique lancée début novembre par l’Académie de Clermont-Ferrand, qui invite les élèves à se faire photographier individuellement ou collectivement devant un lieu de mémoire (monument aux Morts, stèle, tombe…), ou avec un objet ou document datant de la Première Guerre mondiale (casque, artisanat de tranchée, photo, lettre…)

Cette initiative permet de pallier l’impossibilité pour les élèves de participer physiquement aux commémorations du 11 novembre, et de créer à la place une vaste galerie photographique.

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