
Stephen Launay est docteur en science politique. Ses recherches portent sur les relations internationales, la philosophie libérale, ainsi que sur la pensée politique, la politique intérieure et la politique étrangère de la Colombie et du Venezuela. Maître de conférences (HDR) à l’université de Paris-Est à Marne-la-Vallée, et directeur de recherche au CREDA (Institut des Hautes Études d’Amérique Latine, université de Paris 3), il est notamment l’auteur de : La Pensée politique de Raymond Aron, préface de Philippe Raynaud, Paris, PUF, 1995 ; et La Guerre sans la guerre. Essai sur une querelle occidentale, Descartes et Cie, 2003.
Si le titre de ces quelques remarques est large, il peut être présenté sous la forme d’une question : la France va-t-elle et doit-elle rester dans l’OTAN ? Pour tenter de présenter quelques éléments de réponse, il est bon de faire un petit voyage dans le passé, puisque la nouvelle doctrine de Stratégie Nationale des États-Unis, de novembre 2025 et publiée ce vendredi 5 décembre 2025, ne semble promettre rien de moins que la fin de « la communauté atlantique », voire la disparition de l’Occident. Alors, pourquoi la France resterait-elle dans l’OTAN, sinon parce qu’il s’agit d’un cadre, institué de longue date, pour fréquenter quotidiennement ses partenaires et se frotter à leurs inclinations diplomatico-stratégiques ? La question est quelque peu ironique puisqu’il est indéniable que la France a été l’un des co-créateurs de l’Alliance atlantique et de ses plus fidèles soutiens, malgré quelques anicroches diplomatiques de temps en temps.
Quoi qu’il en soit, tournons-nous d’abord, vers les propos de la Stratégie de Sécurité Nationale des Etats-Unis, de novembre 2025, pour voir si ce cadre politico-stratégique est susceptible de trouver de bonnes raisons de légitimer son existence et sa permanence.
Il est explicitement formulé un « corollaire Trump » à la doctrine Monroe (1823) qui s’opposait à de nouvelles incursions européennes sur le continent américain ; on peut dire, d’ailleurs, que l’interprétation qui en est faite est assez fidèle au discours originel. Mais, en feuilletant ce qui suit, un certain isolationnisme qui était inhérent à la lettre et à l’esprit de 1823 se trouve, en quelque sorte contourné voire contredit par le ton autoritaire adopté, notamment à l’égard, pour ne pas dire à l’encontre de l’Europe.
Il n’en reste pas moins que, page 5 du document, il est écrit : « Nous devons aider nos alliés à préserver la liberté et la sécurité de l’Europe, et à restaurer la confiance en soi européenne ainsi que l’identité occidentale ». Puis, page 12, il est directement question de l’OTAN, non pour remettre en question l’Organisation, mais pour exiger de ses membres, européens et extra-européens ce qui est répété à Washington depuis plus d’une quinzaine d’années, à savoir qu’ils assument le coût de leur défense : « Le président Trump a posé une nouvelle norme avec L’Engagement de La Haye, qui engage les pays de l’OTAN à dépenser 5 pour cent de leur PIB pour la défense, ce qu’ils ont accepté et doivent à présent réaliser. Dans la continuité de l’approche du président Trump demandant aux alliés d’assumer la responsabilité première de leurs régions, les États-Unis vont organiser un réseau de partage du fardeau, avec notre gouvernement comme facilitateur et soutien. »
Il n’est donc pas certain que nous puissions présumer d’une stratégie entièrement isolationniste, un peu comme cela avait été en partie le cas entre les deux guerres mondiales, les juristes nord-américains ne s’étant pourtant pas fait prier pour traverser allègrement l’Atlantique quand les affaires politiques l’exigeaient.
En effet, quelques pages plus loin (p.25), les propos suivants sont couchés sur le papier, après des critiques quelques peu intrusives : « (…) l’Europe reste stratégiquement et culturellement vitale pour les États-Unis. Le commerce transatlantique reste l’un des piliers de l’économie globale et de la prospérité américaine. Des secteurs européens, de l’industrie à la technologie et à l’énergie restent parmi les plus robustes du monde. L’Europe est le foyer d’une recherche scientifique d’avant-garde et d’institutions culturelles de première importance mondiale. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de tirer un trait sur l’Europe, car ainsi nous signerions l’effondrement de de ce que cette stratégie vise à accomplir. »
D’où vient alors cette grammaire des relations internationales que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a contribué à édicter et que Washington bouscule sans vouloir, pour autant, la supprimer ?
Le philosophe et sociologue Raymond Aron a été à la fois un très bon analyste et un grand défenseur du « pacte Atlantique » dès avant sa signature, le 4 avril 1949, au cours d’un débat houleux avec le philosophe catholique et médiéviste Étienne Gilson. C’est dans la revue (gaulliste) Liberté de l’Esprit qu’Aron publia « Le Pacte Atlantique » en considérant que certaines des expressions utilisées par Gilson étaient tout simplement « insensées », avant tout celle qui veut que l’Europe affirme sa neutralité entre deux « impérialismes » mis sur le plan. Aron lui opposait un regard politique réaliste en ces termes : « L’Europe occidentale a été sauvée du sort de l’Europe orientale par la force américaine. C’est la crainte d’une guerre générale qui a fixé sur place l’armée soviétique. Autrement dit, l’Europe occidentale doit sa précaire sécurité à la puissance des États-Unis. Si l’on désigne le camp antisoviétique comme le camp américain, c’est que les États-Unis constituent, à l’heure présente, la seule puissance capable d’inspirer respect à l’Union soviétique et qu’à ce titre ils prennent partout la conduite de la résistance à l’impérialisme russo-communiste. » (L’article d’Aron a été reproduit dans le numéro d’hommages à Raymond Aron, de la revue Commentaire, n°28-29, Hiver 1985, p.397-402)
La situation en Europe était dorénavant claire, ainsi que l’origine de la menace ; comme Aron l’avait analysé dans Le Grand Schisme (en 1948), et allait y revenir dans Les Guerres en chaîne (1951) et dans Paix et guerre entre les nations (1962) : l’allié soviétique, pendant la Seconde Guerre mondiale, n’avait été qu’un « allié provisoire » pour devenir évidemment, à partir de la mise en place d’un « glacis », un « ennemi permanent » qui ne s’écroulerait qu’en s’effondrant de l’intérieur, prévision à laquelle Aron s’était risqué, avec justesse, dans un cours de 1958, publié quelques années après sous le titre : Démocratie et totalitarisme. Quelques lignes du dernier paragraphe de l’article de 1949) font peut-être écho, mutatis mutandis, à la situation présente (fin 2025) :
« La formule de la neutralité, même de la neutralité armée, est caractéristique de ce refus d’affronter le réel, de ce désir d’évasion qui caractérisent, à l’heure actuelle, une large fraction de l’intelligentsia occidentale. Une Europe assez puissante pour défier la menace soviétique et, par conséquent, pour se réserver une entière liberté d’action, qui n’en serait partisan ? Mais qui ne voit également qu’il s’agit, à l’heure présente, d’un rêve et non d’une possibilité prochaine ? ». Et Aron de fustiger « une prétendue supériorité morale » de l’intellectuel qui ne voit pas que la situation d’alors rendait impossible la neutralité, sur les plans stratégique et politique.
D’où l’installation, puis l’institutionnalisation de l’OTAN.
Les transformations de l’Alliance sont apparues rapidement après sa naissance et ont, par leur fréquence, montré la capacité d’adaptation de l’organisation et surtout de ses membres. Mais, historiquement, la doctrine du président américain Truman est l’origine immédiate ou l’impulsion première de ce que va représenter l’Alliance. En mars 1947, Harry Truman délivre un discours au Congrès qui met en opposition deux modes de vie radicalement incompatibles : celui d’un empire soviétique qui impose soumission et dégradation de l’être humain et celui du monde libre qui privilégie le pluralisme et la liberté des individus. Le moyen envisagé est une aide matérielle (financière et militaire), d’abord adressée à la Grèce et à la Turquie dont le Royaume-Uni vient d’abandonner le fardeau. Mais le plan Marshall du mois de juin de la même année étend la zone géographique de cette aide à l’ensemble de l’Europe, y compris aux pays soviétisés ou en passe de l’être. L’idée qui inspire cette entreprise est que la prospérité économique éloigne du communisme tandis que la misère y amène.
La réponse négative des pays sous la houlette soviétique à la proposition Marshall dessine dorénavant les frontières du « rideau de fer tombé sur l’Europe » constaté un an plus tôt par Churchill. Un télégramme du 12 mai 1945 qu’il avait adressé à Truman soulignait l’inquiétude du Premier britannique : « Les Français sont faibles (…). Dans un bref délai, notre puissance militaire se sera évanouie, hormis les effectifs modérés qui demeureront pour occuper l’Allemagne. (…) La Russie pourra décider de conserver deux ou trois cents divisions en activité. Un rideau de fer s’est abattu sur leur front. Nous ignorons tout ce qui se passe derrière. ». En mars 1946, dans son discours de Fulton (Missouri), Churchill répandra sa formule : « Un rideau de fer est tombé sur l’Europe ». La nouvelle configuration du rapport antagoniste est claire et confirmée par le coup de Prague de février 1948 qui élimine les politiques non communistes du gouvernement tchécoslovaque.
Parallèlement, la structure de sécurité occidentale se met en place, sur la base de l’article 51 de la charte de l’ONU, au cours des allées et venues entre l’Europe et les États-Unis. Outre la question de la définition de cette structure, une pierre d’achoppement tenait à la tradition américaine du « no entangling alliance » (formule de Washington en 1796). Elle était une règle des mœurs diplomatiques d’outre-Atlantique. L’obstacle fut toutefois levé en 1948, paradoxalement sous la houlette du sénateur Vandenberg, républicain ayant évolué vers l’aile de son parti favorable à une implication mondiale des États-Unis.
Le 4 avril 1949, l’hégémonie américaine posait donc ses bases militaires. Toutefois, et malgré le déclin de l’Europe, elle ne signifiait pas la fin des souverainetés étatiques, pas plus qu’il n’en avait été question dans la charte des Nations unies. Ceci est important à deux titres : c’est que, d’une part, l’Alliance allait prendre des décisions collégiales mais que, d’autre part, il n’y aurait pas, à proprement parler, de droit de veto lors des rencontres au sommet (celles du Conseil de l’Atlantique). En revanche, chacune des parties au traité allait être libre de ne pas participer à une action de l’OTAN envisagée sous telle ou telle forme (article 5), voire libre de ne pas la soutenir, comme en témoigne l’attitude de la Grèce lors des opérations au Kosovo, au printemps 1999.
C’est au fur et à mesure de la construction de son histoire par elle-même que l’OTAN va développer ses principales caractéristiques. Les prémisses de la formation organisationnelle se dégagent des circonstances à partir de 1951, dans la continuité de 1949. Les premiers articles du pacte sont consacrés à l’organisation interne de l’Alliance. Il s’agit (article 1) d’insuffler une veine pacifique à la diplomatie des membres. Leur régime politique est en jeu – comme il est écrit dès le préambule. Ce régime doit être composé d’institutions libres et promouvoir en interne et vers l’extérieur des relations économiques congruentes (article 2). Les articles suivants sont au cœur de la machine otanienne puisqu’ils l’attention sur l’attitude à adopter en cas d’attaque armée. Les exigences sont d’une double nature : consultation (article 4) et assistance (article 5).
L’assistance est au cœur de la défense collective incarnée par l’OTAN, ainsi que la fonction dissuasive qui s’affirme dès le départ. En outre, le traité laisse la porte ouverte à des États autres que les membres fondateurs (au nombre de douze : États-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Islande, Italie, Norvège, Portugal). L’article 10 inclut cette possibilité qui s’est réalisée non seulement pendant la Guerre froide mais aussi après que celle-ci eut pris fin. Le processus d’entrée, dans les années quatre-vingt-dix a révélé des difficultés d’un autre ordre que précédemment – du fait de l’opposition russe. Mais ce que l’on a appelé l’élargissement de l’Alliance était à la fois compris dans son texte fondateur et inscrit dans la logique géographico-politique.
La transformation qui posa le plus de problèmes diplomatiques et géostratégiques (avant les années 2020) tient aux aires de projection légitime des forces otaniennes. Car le traité précise, dans son article 6, que la zone géographique de responsabilité est l’Atlantique nord, située au nord du tropique du Cancer et comprenant les territoires des parties et leurs forces armées. Or si, dans ce cadre, les interventions en Bosnie, durant l’été 1995, et au Kosovo en 1999 ne suscitèrent guère de questions (sinon sur le fait qu’il ne se soit pas agi de réponses à une agression contre l’un des membres de l’Alliance), il n’en allait pas de même pour l’une des possibilités qui sourdaient de l’élargissement depuis les années quatre-vingt-dix : à savoir, faire de l’OTAN une plate-forme de projection de forces vers des zones extra-occidentales.
Une réponse pouvait cependant être apportée au problème de la légitimité d’une telle option : celle de la révision du traité prévue en son article 12 ; celle ensuite d’un élargissement géographique et de sens donné à la notion même de sécurité (humaine, environnementale, globale). Nous devons noter que la conjoncture, les événements ont une grande importance dans les transformations de l’OTAN, même si son évolution organisationnelle était en partie inscrite dans son texte fondateur. L’article 9, par exemple, précise que les parties au traité créent un Conseil (qui va devenir la plus haute instance, où siègent les ministres des Affaires étrangères des pays membres) qui pourra lui-même constituer « les organismes subsidiaires qui pourraient être nécessaires ». Le Comité de Défense fut, en l’occurrence le premier prévu, composé des ministres de la Défense qui établissent les plans de défense ! Il fut aussi le premier à disparaître, en mai 1951, avec le Comité économique et financier.
Il n’empêche que la guerre de Corée, déclenchée le 25 juin 1950, par l’invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord, accéléra le processus. Les années 1951 et 1952 furent des années charnières. L’aspect militaire fut largement privilégié tant était grande la crainte de voir dans l’opération coréenne une tentative soviétique de vider l’Europe de ses troupes américaines au profit de la péninsule du pays du Matin Calme. Le renforcement structurel passa, lors de la réunion du Conseil à Bruxelles, le 18 décembre 1950, par la création d’un commandement centralisé avec, sous ses ordres, une force européenne intégrée. La charge de SACEUR (Supreme Allied Commander Europe, Commandant suprême des forces alliées en Europe) fut donc instituée avec, pour premier titulaire, le général Eisenhower, assisté d’un état-major international comprenant des officiers des États membres (exceptés la France et l’Islande). Le Commandement allié en Europe (CAE) et le Grand Quartier général des forces alliées en Europe (SHAPE : Supreme Headquarters Allied Powers Europe) s’installèrent dans la région parisienne, à Rocquencourt, le 2 avril 1951, avant d’être déménagés, en mars 1967, à Casteau, près de Mons, en Belgique (pour le SHAPE) et à Bruxelles, en octobre de la même année (pour le siège de l’OTAN).
À cela s’est ajoutée une dimension politique de l’organisation, définie à la session du Conseil de février 1952, à Lisbonne. Le Conseil était devenu, en 1951, le seul organisme ministériel de l’Alliance. Il devint permanent grâce à la nomination, par chaque gouvernement, d’un représentant permanent entouré d’une délégation de conseillers et d’experts, prémisses déjà non négligeables de la bureaucratie à venir. L’ampleur nouvelle des tâches imparties à l’OTAN amena à nommer, comme son plus haut fonctionnaire, un Secrétaire général. Le premier fut le Britannique Lord Ismay, le 12 mars 1952, qui nous a laissé un récit du premier lustre des activités de l’OTAN.
L’évolution de la structure fut rapide. Le SACEUR s’imposa de plus en plus comme celui qui élabore vraiment les plans stratégiques opérationnels pour l’Europe plutôt qu’à strictement parler (et malgré l’organigramme officiel) le Comité militaire. Cette élaboration fut mise en place en coordination avec deux autres commandements créés en 1952 : le Commandement suprême de l’Atlantique (SACLANT), basé à Norfolk, en Virginie, et le Commandement en chef de la Manche (CINCHAN) basé à Portsmouth, au Royaume Uni.
Par conséquent, une autonomie certaine du militaire se manifesta d’entrée de jeu, du fait des circonstances (il faut parer à la menace soviétique) et de l’influence de la culture stratégico-politique américaine. On ne saurait donc trop insister sur les structures militaires de l’OTAN. Outre les raisons qui viennent d’être données, elles seront aussi au cœur du débat politique prévalent, à partir de 1995, lorsque le président Chirac décidera d’esquisser un retour de la France au sein de l’organisation militaire intégrée. Il s’est agi alors de négocier ce retour, avec les Américains, contre l’octroi à un Européen du commandement sud de l’Europe, sis à Naples. Or ce commandement était (et reste) un Américain puisque la VI° flotte se trouvait sous son autorité, même si cette flotte ne faisait pas (et ne fait pas) partie des forces intégrées. Demander donc, comme l’a fait la France à partir de 1995, que cette région passe sous le commandement d’un Européen suscita des frictions car, au fond, cela remettait en cause la suprématie militaire et politique américaine au sein de l’OTAN.
Terminons à présent, en revenant sur « le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui » (Mallarmé).
Nous décelons une position américaine qui n’est pas nouvelle, même si la gesticulation du locataire de la Maison Blanche est d’un style inédit dans l’espace présidentiel. En effet, dans La République impériale (1973), Raymond Aron remarquait que la superpuissance façonnait ou troublait le système international tant par ses retraits que par ses interventions. Récemment, un éminent acteur (Ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN) et observateur (Chercheur au Conseil européen des relations internationales) de l’Alliance, Camille Grand, soulignait, dans une conférence à la Brookings Institution, quatre scénarios concernant les relations transatlantiques et quatre défis pour l’Europe (cette conférence a été traduite dans la revue Commentaire, n°191, Automne 2025, p.485-491). Le premier scénario est celui d’une Alliance s’européanisant fortement, avec hausse des dépenses de défense dans la décennie, avec des États-Unis jouant toujours leur rôle ; le deuxième est plus troublé par le retrait des troupes américaines de l’Europe, ouvrant « des moments de vulnérabilité stratégique pendant la phase de transition ». Un troisième scénario « plus radical » puisque, sans sortir de l’Alliance, les États-Unis réduiraient presque totalement leur contribution à l’OTAN ; enfin, dans le quatrième scénario Washington sera devenu complètement hostile à l’Europe. Selon Camille Grand, pour l’instant, les troisième et quatrième scénarii sont improbables.
Mais l’Europe se trouve face à quatre défis : La construction d’une défense européenne véritable, avec ou sans les États-Unis ; l’élaboration d’une capacité d’empêcher (dissuader) « les scénarios extrêmes » ; appuyer l’Ukraine dans son rétablissement pour éviter « les guerres en chaîne » (selon le titre d’un ouvrage d’Aron) ; et redessiner le cadre institutionnel et d’alliances après La République impériale.
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