L’agenda de septembre

3 septembre 2020

A la une

Le 13 septembre, Le Souvenir Français organise l’inauguration de la fin de la première phase des travaux de la Chapelle du Souvenir Français de Rancourt-Bouchavesnes-Bergen (Somme). Cette cérémonie à laquelle participeront le président du conseil régional, le président du conseil départemental, de nombreux maires de communes de la Somme ainsi que l’évêque d’Amiens permettra également de lancer la seconde vague des travaux qui aboutira le 22 octobre 2022 à la ré-inauguration de la Chapelle ainsi que de l’exposition permanente sur les religions et la Grande Guerre qui sera installée.

Le 13 septembre sera présenté le drapeau du Sacré-Cœur que vient d’acquérir Le Souvenir Français pour cette exposition.

L’idée d’apposer l’effigie du Sacré-Cœur sur un drapeau remonte au XVIIe siècle. En 1675, une religieuse visitandine, Marguerite-Marie Alacoque, a témoigné avoir eu des apparitions du Sacré-Cœur, qui demandait notamment au roi de France de le faire peindre « dans ses étendards ». Louis XIV n’en fit rien, mais la mémoire de cette sollicitation est restée. La dévotion cordicole, fondée sur l’amour du Christ, a connu des fluctuations au cours des siècles, avant de renaître à la fin du XIXe, en particulier dans les milieux catholiques et monarchistes. La question de sa représentation sur les drapeaux s’est alors à nouveau posée. Ainsi, le 2 décembre 1870, les Volontaires de l’Ouest (ex-zouaves pontificaux) du colonel de Charrette combattent à la bataille de Loigny sous une bannière blanche portant l’inscription : « Cœur de Jésus Sauvez la France ». Cette dévotion est associée à l’amour de la patrie, à la foi en la rédemption et à l’espérance en la victoire. Puis en 1873, l’Assemblée nationale consacre la France au Sacré-Cœur et décide de lui ériger une basilique à Montmartre.

En 1914-1918, le culte cordicole revêt plusieurs formes d’expression. Des soldats portent comme scapulaires, au revers de leur capote ou à l’intérieur de leur képi, des médailles ou des insignes du Sacré-Cœur. Certains vont jusqu’à constituer une « garde d’honneur du Sacré-Cœur au front », sous la forme d’une œuvre de piété. En juin 1915, des soldats vendéens et bretons du 11e corps d’armée montent même à l’assaut aux cris de : « Vive Jeanne d’Arc ! Vive le Sacré-Cœur ! Vive la France ! ». Des officiers, comme le commandant du fort de Vaux ou du colonel du 273e RI en 1917, consacrent leur unité au Sacré-Cœur, « espoir et salut de la France ». Quelques-uns font broder son effigie sur des fanions ou des étendards tricolores, qui n’ont cependant aucune valeur officielle, comme au 167e RI ou au 4e régiment de hussards, voire sur un char. Or en 1917, une jeune mystique vendéenne, Claire Ferchaud, déclare avoir eu une apparition du Sacré-Cœur demandant comme signe de la conversion de la France l’apposition de son emblème sur les drapeaux officiels. Elle rencontre même à cette fin le président de la République, Raymond Poincaré, qui lui explique qu’il ne peut rien faire ! Devant le développement des drapeaux officieux du Sacré-Cœur, le ministre de la Guerre Paul Painlevé demande le 18 juillet 1917 au général Pétain de prescrire une stricte neutralité religieuse dans les armées et d’interdire le port d’emblèmes religieux sur les uniformes et les fanions.

Xavier BONIFACE, membre du comité scientifique de la Chapelle du Souvenir Français


Télécharger l’agenda du mois

Il est marqué par une reprise progressive (et limitée) des activités des délégations et comités.

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17 mars 2021

Les femmes, l’avenir du Souvenir Français

Discours du Président Général Serge Barcellini, lors de l’inauguration de l’exposition du musée de la Cour d’Or de Metz sur Marie Sautet. Le Souvenir Français n’a pas dans ses habitudes d’inscrire des actions dans la Journée internationale des droits des femmes. Notre agenda mémoriel est le plus souvent celui des 1er et 2 novembre – […]

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29 janvier 2021

Le Souvenir Français et le rapport de Benjamin Stora au président de la République

A la recherche des Morts pour la France Mais où sont passés les Morts pour la France ? Dans les 157 pages du rapport de Benjamin Stora consacré aux questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, cette expression n’est pas à l’ordre jour. Elle n’est présente qu’à trois reprises, deux fois dans des […]

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8 avril 2021

Le monument aux morts de Levallois-Perret labellisé Patrimoine d’intérêt régional en Île-de-France

En partenariat avec la Délégation Régionale de la Fondation du Patrimoine, Le Souvenir Français a pour projet de créer un parcours mémoriel en Ile-de-France consacré à la guerre de 1870-1871. Dans ce cadre, le monument aux morts de Levallois-Perret a été présenté à la labellisation Patrimoine d’intérêt régional de la région Ile-de-France par notre association […]

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7 avril 2021

Billet d’humeur du Président Général

Le Monde et l’Audace Mémorielle. Le 4 mars 2021, Le Monde consacrait son éditorial au rapport de Benjamin Stora, sous le titre « France-Algérie, poursuivre sur la voie de la vérité ». L’ensemble de l’article est centré sur le devoir de vérité que doit accomplir la France, « même en l’absence de réciprocité algérienne ».   Le rapport Stora […]

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7 avril 2021

Le monument du mois

Un monument pour les Morts pour la France disparus de la guerre d’Algérie Durant la guerre d’Algérie, plusieurs centaines de militaires français sont portés disparus. Leurs familles ignorent bien souvent les circonstances de leur disparition, et par absence des corps, n’ont pas pu « faire leur deuil ». Créée en 2014, l’association SOLDIS Algérie, présidée par le […]

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