Hommage à Charles Bernard

21 décembre 2021

Intervention de Monsieur Serge Barcellini, Président général du Souvenir Français, en quelques points essentiels

Quelle drôle d’idée se diront certains, que cet hommage à un inconnu mort lors d’une guerre oubliée !

Alors il me revient d’éclairer ce choix :

  • Une guerre oubliée

Oui la guerre de 1870-1871 l’est. Elle l’est en raison d’un double choix : celui de 1920 et celui de l’Education Nationale. L’inhumation d’un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe d’une guerre victorieuse clôtura la période de deuil national que constitua 1871-1870. Quant à l’Education Nationale, l’absence de la guerre de 1870 dans les programmes scolaires pendant 30 années, expliquant la page blanche qu’elle constitua.

Et pourtant la connaissance de cette guerre est essentielle pour ceux qui veulent comprendre notre histoire contemporaine, celle de la France et celle de l’Europe.

Les années 1870-1945 ce sont en effet trois guerres qui « s’enchâssent » les unes dans les autres. Une longue guerre de 75 ans. 1945 constitue une rupture exceptionnelle qui ouvre le temps de la paix.

Comprendre la paix dans laquelle nous vivons nous oblige à connaître les guerres dont elle est issue. Ne pas connaître, oublier, c’est nous interdire de comprendre la richesse du temps présent.

  • Un combattant inconnu

Charles Bernard est né en 1846 et est tué à Buzenval le 19 janvier 1871. Il a 25 ans. Il s’est engagé volontairement au 116ème bataillon de la Garde Nationale. Un de ces volontaires qui se mobilise pour sauver Paris et desserrer l’étau allemand. Un de ces volontaires exceptionnel, un grand musicien qui reçut le 1er prix du conservatoire en contrebasse et violoncelle.

  • L’histoire qui éclaire

A travers le destin personnel de Charles Bernard, c’est l’histoire de Paris que nous retrouvons, et notamment celle de Paris assiégée, « Paris affamée, Paris mobilisée mais Paris aussi révoltée. Son destin n’est évidemment pas sans rappeler celui du peintre Frédéric Bazille, mort au combat le 28 novembre 1870 dont nous découvrons aujourd’hui le génie impressionniste.

Charles Bernard et Frédéric Bazille sont donc deux exemples d’engagés volontaires qui décidèrent d’offrir leur destin individuel à la Nation.

Deux génies culturels fauchés en pleine jeunesse, deux génies culturels qui ont manqué à la France.

Articles récents

18 mars 2022

Le Monument funéraire du sergent pilote André Louis TACHARD, « Mort pour la France » est menacé : il va être vendu aux enchères

  L’Hôtel des ventes de Montpellier propose la vente aux enchères, le 26 mars 2022, de quatre-vingts objets de la collection Jeanne TACHARD, dont le monument funéraire installé sur la sépulture d’André Louis TACHARD, située au cimetière du Montparnasse à Paris. André Louis TACHARD, architecte avant sa mobilisation en 1914, sergent pilote au 2e Groupe […]

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25 février 2022

La mémoire de la guerre d’Algérie. Comment bien refermer la boite à chagrin ?

Le 27 août 1961, évoquant la guerre d’Algérie, le général de Gaulle confia à Hervé Alphand « il faut nous débarrasser de cette boite à chagrin où nous engloutissons pour rien nos énergies et qui nous attire toutes sortes de difficultés sur tous les plans. »

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3 février 2022

Communiqué du Président général du Souvenir Français

La vandalisation des monuments dans les départements d’Outre-Mer se poursuit. Lorsque le monument de Joséphine de Beauharnais a été décapité, la majorité des Français sont restés silencieux. Elle était la première épouse de « l’horrible » Napoléon qui avait rétabli l’esclavage. Lorsque le monument de Schoelcher a été vandalisé, la majorité des Français sont restés silencieux. Qui […]

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17 mars 2021

La revue du Souvenir Français

Vous n’êtes pas abonnés à la revue nationale mais certains textes ou articles vous intéressent ? Tous les trimestres, nous vous indiquons le sommaire de la revue à paraître (Janvier, avril, juillet et octobre). Si vous souhaitez la recevoir occasionnellement sans vous abonner, après avoir repéré un article qui vous plaisait, vous pouvez la commander […]

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22 juin 2022

Sous les projecteurs

En juillet, Le Souvenir Français souhaite mettre en lumière l’année 1942, une année tragique et une année d’espérance. 1 – Un hommage aux victimes du Vel d’Hiv Le 15 mai 2022, Le Président général du Souvenir Français et le Grand Rabbin de France Haïm Korsia, secrétaire général du Souvenir Français se sont rendus au cimetière […]

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Agenda du mois

Comme tous les ans depuis 2017, Le Souvenir Français rend hommage aux Présidents de la République décédés. Ce choix est d’abord celui d’une association placée sous le haut patronage de ceux qui incarnent l’Etat. Le 1er février 1906, le Président Emile Loubet signe le décret reconnaissant l’utilité publique du Souvenir Français. Ce Président qui avait […]

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Intervention de Monsieur Serge Barcellini, Président général du Souvenir Français, en quelques points essentiels

Quelle drôle d’idée se diront certains, que cet hommage à un inconnu mort lors d’une guerre oubliée !

Alors il me revient d’éclairer ce choix :

  • Une guerre oubliée

Oui la guerre de 1870-1871 l’est. Elle l’est en raison d’un double choix : celui de 1920 et celui de l’Education Nationale. L’inhumation d’un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe d’une guerre victorieuse clôtura la période de deuil national que constitua 1871-1870. Quant à l’Education Nationale, l’absence de la guerre de 1870 dans les programmes scolaires pendant 30 années, expliquant la page blanche qu’elle constitua.

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Les années 1870-1945 ce sont en effet trois guerres qui « s’enchâssent » les unes dans les autres. Une longue guerre de 75 ans. 1945 constitue une rupture exceptionnelle qui ouvre le temps de la paix.

Comprendre la paix dans laquelle nous vivons nous oblige à connaître les guerres dont elle est issue. Ne pas connaître, oublier, c’est nous interdire de comprendre la richesse du temps présent.

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