
Quelle drôle d’idée se diront certains, que cet hommage à un inconnu mort lors d’une guerre oubliée !
Alors il me revient d’éclairer ce choix :
Oui la guerre de 1870-1871 l’est. Elle l’est en raison d’un double choix : celui de 1920 et celui de l’Education Nationale. L’inhumation d’un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe d’une guerre victorieuse clôtura la période de deuil national que constitua 1871-1870. Quant à l’Education Nationale, l’absence de la guerre de 1870 dans les programmes scolaires pendant 30 années, expliquant la page blanche qu’elle constitua.
Et pourtant la connaissance de cette guerre est essentielle pour ceux qui veulent comprendre notre histoire contemporaine, celle de la France et celle de l’Europe.
Les années 1870-1945 ce sont en effet trois guerres qui « s’enchâssent » les unes dans les autres. Une longue guerre de 75 ans. 1945 constitue une rupture exceptionnelle qui ouvre le temps de la paix.
Comprendre la paix dans laquelle nous vivons nous oblige à connaître les guerres dont elle est issue. Ne pas connaître, oublier, c’est nous interdire de comprendre la richesse du temps présent.
Charles Bernard est né en 1846 et est tué à Buzenval le 19 janvier 1871. Il a 25 ans. Il s’est engagé volontairement au 116ème bataillon de la Garde Nationale. Un de ces volontaires qui se mobilise pour sauver Paris et desserrer l’étau allemand. Un de ces volontaires exceptionnel, un grand musicien qui reçut le 1er prix du conservatoire en contrebasse et violoncelle.
A travers le destin personnel de Charles Bernard, c’est l’histoire de Paris que nous retrouvons, et notamment celle de Paris assiégée, « Paris affamée, Paris mobilisée mais Paris aussi révoltée. Son destin n’est évidemment pas sans rappeler celui du peintre Frédéric Bazille, mort au combat le 28 novembre 1870 dont nous découvrons aujourd’hui le génie impressionniste.
Charles Bernard et Frédéric Bazille sont donc deux exemples d’engagés volontaires qui décidèrent d’offrir leur destin individuel à la Nation.
Deux génies culturels fauchés en pleine jeunesse, deux génies culturels qui ont manqué à la France.
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