En voyage officiel au Cameroun, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une commission d’historiens chargée de faire la lumière sur l’action de la France au Cameroun pendant la colonisation et après l’indépendance.
Comme il le fait traditionnellement, il en fixe l’agenda : création de la commission d’ici 3 mois, rapport rendu d’ici 24 mois. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement du Rwanda (Rapport Duclert) et de l’Algérie (Rapport Stora).
Sur le même modèle, tout est désormais possible. Parmi une liste non exhaustive des commissions à mettre en place, suggérons Madagascar (et les massacres de 1947), l’Indochine, mais aussi Haïti (et les massacres du temps napoléonien).
Ces initiatives sont incontestablement des avancées pour l’histoire.
Les citoyens rwandais, algériens, camerounais connaitront avec précision tous les massacres, les tortures, les viols que la France a commis dans leur pays. La mémoire nationale française en sortira-t-elle grandie et plus unie ?
Ernest Renan, dont nous fêtons cette année le bicentenaire de la naissance a clairement évoqué cette question dans son ouvrage qui s’impose aujourd’hui comme un « must » politique, mais que bien rares sont ceux qui l’ont lu en entier (et pourtant cet ouvrage est court).
« L’oubli, et je dirai même l’erreur historique, sont un facteur essentiel de la création d’une nation, et c’est ainsi que le progrès des études historiques est souvent pour la nationalité un danger. L’investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passés à l’origine de toutes les formations politiques, même de celles dont les conséquences ont été le plus bienfaisantes. L’unité se fait toujours brutalement ; la réunion de la France du Nord et de la France du Midi a été le résultat d’une extermination et d’une terreur continuée pendant près d’un siècle. »
Chacun, dès lors, doit réfléchir sur la différence entre histoire et mémoire.
L’histoire est une science qui doit permettre de connaitre avec précision et sans tabou le temps passé. Cette science doit toujours progresser.
La mémoire, c’est le tri de cette histoire, au temps présent, dans le cadre d’un objectif (tri national, tri communal, tri familial).
A chacun de réfléchir sur les conséquences de la substitution de la mémoire par l’histoire.
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