Billet d’humeur du président général

28 février 2023

80 ans : le massacre d’Oradour-sur-Glane

Le 10 juin 2024, nous commémorerons le moment de barbarie absolue que fut le massacre de 643 habitants d’Oradour-sur-Glane. Il y a 80 ans.

Cette commémoration se déroulera sans témoin du massacre. Le dernier, Robert Hébras, vient de nous quitter. Il fut un extraordinaire porteur de témoignage. Sa disparition, comme l’éloignement du temps, posent le problème du devenir de la conservation des ruines du village. Rappelons les faits de cette conservation.

En 1918, le gouvernement – et plus particulièrement le ministère des Beaux-Arts – se trouve confronté à la conservation des villages, détruits pendant les 4 ans de la guerre mondiale.

Une décision est prise : les villages ne seront pas reconstruits, les ruines sont rasées et l’on construit sur chaque territoire communal une église, un monument aux morts tout en préservant les tombes du cimetière lorsqu’elles ont été épargnées.

Afin de sauvegarder les noms de ces villages détruits, en particulier sur le champ de bataille de Verdun, un maire est nommé par le préfet à chaque « élection municipale ».

En 1945, la même question se pose pour les villages incendiés par les troupes allemandes, comme Oradour-sur-Glane

Que faire des ruines ? Le schéma de 1918 n’est pas retenu. Il est décidé au plus haut niveau de l’État de conserver les ruines afin de matérialiser la barbarie nazie. Le nouveau village est reconstruit à la lisière de l’ancien.

Mais conserver des ruines n’est pas chose aisée, car une église ou une maison sans toit se détruit plus rapidement qu’avec un toit !

Depuis 80 ans, le ministère de la Culture finance les travaux pour renforcer les murs qui s’écroulent. 300 000 € y sont consacrés chaque année.

Nous voilà donc au 80e anniversaire.

Faut-il restaurer Oradour-sur-Glane s’interroge Le Figaro ? Faut-il raser les murs et mettre en œuvre le schéma de 1918 ?

Faut-il tout simplement attendre le centenaire ?

Oradour-sur-Glane demeure le symbole de la barbarie humaine.

La question du devenir de ces ruines n’est pas une question anodine.

Article, Le Figaro, 2 février 2023


Et si l’on parlait de la retraite ?

Le Souvenir Français est une association apolitique. Nous bannissons les questions politiques dans nos réunions.

Nous laissons aux autres le débat politique ou du moins nous l’abordons ailleurs. Et pourtant je tiens à en parler sous un angle très particulier. Celui de l’avenir des associations.

Les associations sont la richesse de la France Républicaine. Pour que les associations vivent, il faut qu’il y ait des responsables bénévoles qui s’engagent et acceptent d’apporter leur temps et leur passion à leur association.

Or, dans notre association, comme dans la majorité des associations en France, ces responsables acceptent de s’engager au lendemain de leur retraite.

Demain, les Français prendront leur retraite à taux plein entre 64 et 66 ans. Auront-ils encore envie de prendre des responsabilités dans la vie associative ?

Le modèle français de la vie associative va-t-il évoluer ?

Une question cachée dans ce débat sur la retraite.

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