Aspect peu connu du retour à la paix, le déminage de la France après la Seconde Guerre mondiale a pourtant été une activité essentielle de la reconstruction du pays. Avant même de songer à rebâtir, les pouvoirs publics issus de la Libération durent s’atteler à la réalité, celle qui mettait en danger les populations civiles. La neutralisation des millions de mines restées enfouies dans le sol national fut ainsi un préalable à tout autre activité engagée par le Gouvernement provisoire de la République française.
Afin de supprimer les mines placées par les armées occupantes en particulier en Alsace-Lorraine, le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme créa en octobre 1945 un service du déminage. 3 000 démineurs français furent embauchés ainsi que 48 000 prisonniers de guerre des armées allemandes.
La dangerosité de leur travail se traduisit par un très grand nombre de morts : 589 pour les Français et 1 780 pour les soldats allemands. En mémoire de ces sacrifices, de nombreux monuments ont été érigés dans les régions les plus minées.
Pour consulter la liste des lieux de mémoires des démineurs réalisée pour le Souvenir Français, cliquer ICI
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