Trois questions à

25 février 2026

Trois questions à Michel Arab, Président du Carrefour des Civilisations Contemporaines

Michel Arab est un ancien éditeur de presse et d’ouvrages. En 1993, il fonde la galerie d’art parisienne Arcima, qu’il dirige jusqu’en 2013. Il est également le fondateur du festival Place(s) aux artistes. Il dirige aujourd’hui la société France Wellness. Il préside le Carrefour des Civilisations Contemporaines, fondé en 1993, afin de faire mémoire des grands hommes qui ont su mettre leurs vies aux services de grandes causes humanistes de notre histoire commune.

1- Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes l’œuvre de Gaston Monnerville ?

Brillant élève, avocat, militaire engagé, résistant de la première heure, lanceur d’alerte précoce sur la question juive, homme d’État sans se renier, fidèle à ses terres d’origine… Il n’a jamais cessé de proclamer sa reconnaissance : à l’égard des abolitionnistes de l’esclavage ; de l’École de la République et manifesté un humanisme sans concession sur les droits de l’homme.

Il est incontestablement l’une des figures marquantes des hommes du XXème siècle qui ont façonné l’image de la France, terre de la Déclaration des Droits de l’Homme et porteuse de l’esprit des Lumières qui marquèrent l’idéal des hommes épris de justice pour tous.

Monnerville, deuxième personnage de l’État (1947 à 1968), a incarné l’image de l’Homme noir dans l’espace public contemporain, brisant ainsi tous les conformismes sectaires et rétrogrades d’une pensée discriminatoire et ségrégationniste qui pendant, trop longtemps, imposa sa loi, à l’égale mesure, d’un Martin Luther-King dont le parcours, à bien des égards, épousa celui de Gaston Monnerville.

Fais ce que doit, tête haute et mains propres !

Cette maxime caractérise à merveille l’esprit de Gaston Monnerville, dans tous les actes de sa vie ! Fidèle aux engagements pris, à la parole donnée, aux convictions solides d’une pensée juste, droite, sans concession d’aucunes, il plaça l’honneur et la dignité au-dessus de tout. C’est ainsi que face à la rédaction de la Vème République, alors qu’il fut impliqué en tant que Président du Sénat par le sénateur Michel Debré (1948-1958), rédacteur principal de la nouvelle constitution, il se retrouve dans une situation inconfortable, n’ayant pas été informé de la dernière mouture du texte qui introduisit notamment, en son article 5, la possibilité offerte au Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale.

Ce qu’il n’accepta jamais et qu’il considéra comme une iniquité. Pour lui, si le chef de l’État incarne la volonté universelle du peuple français, il n’en est pas moins vrai que l’Assemblée nationale, dont les membres sont élus au suffrage universel, n’en est pas moins la représentation nationale des Français et qu’en aucun cas, son sort ne peut dépendre de la volonté d’un seul homme ! Nous en voyons, face aux turpitudes actuelles politiques, toute la subtilité et la finesse d’analyse de Monnerville.

Pour le Général, « l’intendance » doit suivre le commandement et le légaliste qui place la Loi avant tout ! C’est sur ces deux conceptions fondamentales de la gestion du pays qu’achoppe la divergence profonde entre ces deux conceptions pour la direction des affaires de l’État. Le général de Gaulle ne put supporter la position de Monnerville qu’il considéra comme une offense à sa personne et un frein à la marche du pays. Jamais, malgré leur amour pour le pays et la patrie, ils ne se réconcilièrent.

Il convient de se rappeler, qu’à la demande du Président de la République, M. René Coty, les Présidents des deux Assemblées, André Le Troquer et Gaston Monnerville, rencontrent à Saint-Cloud, dans la nuit du 28 au 29 mai 1958, le Général De Gaulle, « afin de bien connaître ses intentions réelles », car c’est la révolte d’Alger. Les appels au Général se multiplient de chaque côté de la Méditerranée. L’entretien est difficile : il semble que les Présidents, plus particulièrement André Le Troquer, aient eu quelque mal à le convaincre de respecter toutes les procédures pour revenir au pouvoir. En revanche, l’accord est facile sur les grandes lignes de la future Constitution : renforcement de l’Exécutif, séparation des pouvoirs… Monnerville rejoint encore plus le Général sur le second objet de l’entretien : l’avenir des Outre-Mer et la création de la Communauté. Lorsque le débat vient au Palais du Luxembourg, de Gaulle rend visite à Monnerville, fait allusion à la nuit du 28 au 29 mai, et dit « Mon cher Président, je vous remercie. Vous vous rendrez compte plus tard du service que vous avez rendu à la France ».

Ironie de l’histoire, c’est après le référendum de 1962 au cours duquel la majorité des Français se sont prononcés en faveur du général de Gaulle, que Gaston Monnerville, alors même qu’il était assuré de remporter le vote pour sa réélection à la Présidence du Sénat en 1968, préféra y renoncer, laissant la place à Alain Poher. Un an plus tard, c’est le général de Gaulle qui quitte, à la suite du Référendum de 1969, la Présidence de la République, en démissionnant après avoir subi un échec sur la réforme du Sénat et la régionalisation. La dignité morale et le sens de l’honneur imposèrent à ces deux grands hommes d’assumer pleinement la responsabilité de leurs engagements et le respect de la volonté de leurs concitoyens.

C’est de loin que parfois, on aime davantage sa patrie

Amoureux des Lettres françaises, dès son jeune âge, à Cayenne, il venait, place des Amandiers, face à l’Atlantique, la tête emplie des textes de Théophile Gauthier, d’Honoré de Balzac, de Flaubert, de Musset, de Stendhal, de Hugo… Il se promettait d’enjamber cet océan pour aller à la rencontre de cette contrée qui peuplait ses rêves.

C’est ainsi que le petit-fils d’esclave, né à Cayenne en 1897, à 7 000 km de la Métropole, est reçu au concours des bourses métropolitaines et vient achever à Toulouse, au lycée Pierre de Fermat, ses études secondaires comme boursier avant d’intégrer les Facultés de lettres et de droit de Toulouse.

Gaston Monnerville

1897-1991 Archives du Sénat

Ce choix du barreau, alors qu’il aurait pu, au vu de ses capacités, s’orienter vers d’autres disciplines, lui vient de son enfance. Oui ! Gaston Monnerville connut la faim, à la suite de la révocation de son père de son poste d’employé administratif, décidé arbitrairement par le gouverneur, car il ne voulut pas trafiquer les élections. C’est avec les maigres sous gagnés par sa mère couturière et les aides de son oncle Saint-Just qu’il put tenir. Plus tard, il prendra son nom dans les rangs du « groupe Combat », lors de son engagement dans la Résistance. C’est cette injustice vécue dans sa chair qui le poussa vers le droit. En 1921, il devient docteur en droit en soutenant sa thèse sur « L’enrichissement sans cause » et la même année, il est reçu au concours des secrétaires de la Conférence, puis s’inscrit au Barreau de Paris.

En 1923, il est reçu au concours des secrétaires de la Conférence des Avocats, à la Cour d’appel de Paris. En 1927, il est élu président de l’Union des jeunes avocats. Le cours de sa vie changera avec l’affaire dite « Galmot », procès de quatorze inculpés guyanais relative aux émeutes de Cayenne survenues après la mort suspecte du député Galmot.

Député avant d’être sénateur

Cette plaidoirie lui offrit l’occasion de dépeindre les conditions des colonies et de prendre à contre-courant le narratif officiel. Elle produit un effet considérable sur les jurés qui se prononcent pour l’acquittement général. Ce procès marque ses débuts en politique, notamment par de fortes pressions qui se sont manifestées de bon nombre des terres de l’Empire, l’abjurant de continuer son travail, en allant à la Chambre. C’est ainsi qu’il se présente en Guyane où il est élu député en 1932. Il sera réélu en 1936, après avoir été élu maire de Cayenne en 1935. Il retrouvera l’Assemblé nationale de nouveau en 1945 et 1946.

Gaston MONNERVILLE, Président du Conseil de la République, accompagne Vincent Auriol, Président de la République, au cours d’un voyage officiel en AOF (1947).

Deux fois sous-secrétaire d’État aux Colonies, en 1937 et 1938, sa connaissance des questions internationales et d’Outre-Mer le font choisir comme membre de la délégation française à la Conférence du Pacifique, dite « Conférence des Neuf Nations » qui a lieu à Bruxelles, en 1937, lors du conflit entre le Japon et la Chine. En mars 1939, il est un des cinq parlementaires envoyés en mission d’enquête au Cameroun et au Tchad, où il retrouve Félix Éboué, gouverneur au Tchad, d’où est partie l’Armée d’Afrique. 

Fermeture du bagne de Cayenne

 « La Guyane était un paradis avant que le diable ne s’en mêle » déplora la journaliste du Figaro Odette Arnaud qui s’est rendue sur place.

« Enfin, me voici au camp ; là, c’est le bagne. Le bagne n’est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C’est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c’est tout, et les morceaux vont où ils peuvent ». – Tiré de la série d’articles d’Albert Londres, publiés en 1923.

Gaston Monnerville a connu dans son enfance cette « guillotine sèche » comme on avait l’habitude d’appeler le sort réservé aux malheureux hommes et aux femmes qui atterrissaient en Guyane. Les conditions sanitaires déplorables font que la vie moyenne ne dépasse pas les 3 à 5 ans. Sur 17 000 prisonniers envoyés entre 1854 et 1867, il n’y a que 7 000 survivants. 

S’appuyant sur l’émotion créée par la publication des articles d’Albert Londres dans l’opinion publique française et internationale, le Front Populaire se décide en 1936 à interrompre le transfert des forçats. Si le bagne fut officiellement supprimé en 1938, ce n’est qu’en 1953 que les derniers forçats rentrèrent en métropole. Cet engagement de Monnerville en faveur de la fermeture du bagne lui coûtera l’inimitié des grandes familles de Guyane vivant de l’économie du bagne.

L’engagé volontaire/le résistant

En 1939, Gaston Monnerville s’engage dans la Marine comme « officier de justice ». Il est démobilisé après le vote à Vichy des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. Le 17 juillet 1940, il se rend à Vichy pour protester contre l’Armistice et la situation faite aux originaires d’Outre-Mer. Dès l’hiver 1940-1941, il milite dans le mouvement de résistance « Combat » et assure la défense des personnes emprisonnées pour délit d’opinion ou origine ethnique. Il fait partie des maquis d’Auvergne (groupe du commandant Cheval), d’octobre 1942 à octobre 1944. Capitaine puis commandant FFI, il administre l’hôpital de Cheylade, réquisitionné par les FFI, et prend part, du 7 au 10 septembre 1944, à l’opération « Bec d’Allier ».

La Croix de Guerre 1939-1945, la Rosette de la Résistance et la Légion d’honneur à titre militaire, témoignent de son courage et de son patriotisme. Désigné par la Résistance métropolitaine en novembre 1944, pour siéger à l’Assemblée consultative provisoire, il y préside la « Commission de la France d’Outre-Mer » et a l’honneur de célébrer, dans la séance solennelle du 12 mai 1945, la victoire des Alliés. Il prononce, durant cette séance, un discours en hommage aux combattants de l’Outre-Mer qui reste le plus bel hommage rendu, par un des leurs, aux soldats d’au-delà des mers.

En 1945, le Gouvernement provisoire de la République l’appelle à la tête de la commission chargée de préparer le futur statut politique des territoires d’Outre-Mer. Cette commission élabore le cadre constitutionnel de l’Union française. Le 15 décembre 1946, il est nommé comme vice-président de cette assemblée. En mars 1947, il est élu président du Conseil de la République et réélu en janvier 1948. En novembre 1948, il est élu sénateur du Lot, maire de Saint-Céré de 1964 à 1971, puis président du Conseil de la République, remplacé par le Sénat, dont il assurera la Présidence.

L’international

Gaston Monnerville, considéré comme un grand serviteur de l’État, en Amérique du Nord et du Sud, lui a valu d’être délégué de la France en 1937 à la Conférence du Pacifique, puis en 1946 à l’Assemblée des Nations Unies. Le Président de la République et le Gouvernement lui confient, en 1957, une importante mission diplomatique en Amérique.

En 1974, il est nommé au Conseil constitutionnel par le Président du Sénat : Alain Poher, jusqu’en 1983.

2 – Quelle fut l’action de Gaston Monnerville dans la mise en œuvre de la départementalisation des « anciennes colonies » en 1946 ?

Les quatre plus vieilles colonies du pays, datant de Colbert (1619-1683), deviennent officiellement des départements français en 1946. Portée par Aimé Césaire (Martinique), Léopold Bissol (Martinique), Gaston Monnerville (Guyane) et Raymond Vergès (La Réunion). Au départ, nommée « loi assimilation », en seulement trois articles, signés par le Président du Gouvernement Provisoire de la République : Félix Grouin, elle sera promulguée le 19 mars 1946.

C’est l’aboutissement d’une vieille revendication depuis l’abolition de l’esclavage en 1848 par les habitants des « vieilles colonies » qui voulaient une égalité véritable avec ceux de la métropole. Une première départementalisation existait entre 1795 et 1799, au moment de la Constitution du Directoire ‘’garantissant’’, après l’abolition votée par la Convention le 4 février 1794, le non-rétablissement de l’esclavage, mais la Constitution du Consulat a ouvert la voie, dès sa promulgation, à la possibilité d’un rétablissement de l’esclavage, que Bonaparte décidera effectivement en 1802.

Sous la Troisième République, les « vieilles colonies » bénéficiaient néanmoins au sein de l’Empire Colonial d’un statut préférentiel leur permettant d’être représentés au Parlement. Ce sont eux qui, dans l’euphorie de la Libération, parviendront à fédérer de nombreux soutiens au projet de « départementalisation ».

Gaston Monnerville préside cette commission en mars 1946. Après deux jours, l’Assemblée nationale constituante conférera aux nouveaux DOM « l’égalité institutionnelle ». La Départementalisation ne faisait pas l’unanimité, et certains représentants des territoires s’y sont opposés, tel le poète Léon-Gontran Damas, réel père de la Négritude, devenu député en 1948, et qui ne souhaitait pas son application en Guyane, parce qu’il y voyait une égalité factice comme ce que vivaient les Algériens dont le pays était divisé en 4 départements depuis 1848, craignant la préservation des rapports de domination qu’il rejetait. Voici, cependant, l’opinion de Paul Vergès « cette loi a transformé la vie quotidienne infiniment plus que l’abolition de l’esclavage n’a transformé la situation matérielle des esclaves affranchis ».

3 – Pouvez-vous nous présenter votre association (son passé, son présent, son avenir) ?

Nous faire vivre ensemble dans nos diversités

Association créée en 1993, le Carrefour des Civilisations Contemporaines inscrit toutes ses actions dans les domaines de la promotion des grands hommes qui ont su mettre leurs vies aux services de grandes causes humanistes de notre histoire commune. Ainsi, à travers ses expositions, ses rencontres et débats…, elle offre des espaces de dialogue et d’échanges permettant de mieux se comprendre et de mieux se connaître afin que les peurs disparaissent et qu’avec elles les distances qui se construisent sur les diversités humaines s’effacent au profit d’un enrichissement mutuel dans l’échange partagé.

Ainsi une exposition a été créée sur Gaston Monnerville, petit-fils d’esclave devenu Président du Sénat qui à ce jour a été visitée par près de 420 000 personnes.

Un colloque sur le thème de « l’Espace géoculturel et l’identité française » est en préparation. Nous avons également le projet d’une BD en direction des jeunes pour promouvoir l’esprit de la République et défendre son École.

Trois questions à Sabine Andrivon-Milton, historienne, autrice et docteure en Histoire

Historienne, autrice et docteure en Histoire, Sabine Andrivon-Milton est la figure de proue de la mémoire martiniquaise. Spécialiste reconnue de la Grande Guerre, elle a consacré ses recherches à la valorisation des soldats antillais, tirant de l’oubli des milliers de destins. Femme d’action, elle préside l’association « Histoire Militaire de la Martinique » et a révolutionné la transmission du savoir avec une série de jeux de société. Son œuvre, qui allie rigueur scientifique et pédagogie citoyenne, fait d’elle une médiatrice culturelle incontournable. Chroniqueuse régulière dans les médias, elle œuvre sans relâche pour l’appropriation du patrimoine local par toutes les générations. Pour cet engagement exceptionnel, elle a été distinguée par la Légion d’Honneur et l’Ordre National du Mérite. Véritable ambassadrice de la culture antillaise, elle continue d’écrire l’histoire en la rendant vivante et accessible à tous.

Vous consacrez vos recherches à l’histoire militaire de la Martinique. Pouvez-vous nous présenter vos recherches ?

Spécialiste de l’histoire militaire de la Martinique, mon parcours de chercheuse a débuté par une découverte fortuite : le rôle de l’île comme base navale durant l’expédition du Mexique. Ce sujet méconnu a fait l’objet de ma maîtrise, avant que je ne m’oriente vers la Grande Guerre pour mon doctorat, constatant un vide historiographique sur cette période. Mes travaux m’ont permis de mettre en lumière des incohérences sur les monuments aux morts et de révéler un pan oublié de notre patrimoine : l’aide solidaire de la Martinique à la reconstruction de la ville d’Étain.

Comment analysez-vous la place de la mémoire combattante en Martinique ?

Mon analyse est lucide : cette mémoire est malheureusement en train de s’éteindre. On observe un désintérêt croissant qui confine le souvenir des conflits à un cercle restreint d’anciens combattants et de proches. Entre l’éloignement géographique et le rejet idéologique des guerres dites « coloniales », une partie de notre société tend à occulter ce passé, voire à rejeter ceux qui ont servi. Aujourd’hui, cette histoire ne survit que grâce à deux piliers : l’institution scolaire, qui maintient un cadre de transmission, et l’engagement d’associations dévouées. Qu’il s’agisse de l’Association Histoire Militaire pour la reconnaissance nominative des soldats, ou du Souvenir Français pour l’entretien des sépultures et l’aide aux familles, ces acteurs livrent un combat quotidien contre l’indifférence et l’oubli définitif.

Vous avez créé une association qui se mobilise pour faire inscrire les noms des combattants martiniquais « Morts pour la France » sur les monuments aux morts. Pouvez-vous nous présenter votre combat ?

L’association est née de la volonté de vulgariser l’histoire militaire martiniquaise et de mesurer précisément l’engagement de nos compatriotes dans les grands conflits. Au-delà de nos missions de transmission (expositions, conférences, rencontres intergénérationnelles), notre priorité est la réparation mémorielle. Nous accompagnons chaque année les municipalités pour identifier et graver les noms des soldats omis sur les monuments communaux. À ce jour, plusieurs édifices ont déjà pu être complétés grâce à ce travail de recensement.

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