
Monument du Souvenir Français à Nevers.
Le cimetière Jean Gautherin à Nevers abrite un important monument commémoratif, élevé par le Souvenir Français en hommage aux Nivernais tombés pour la Patrie au cours des XIXème et XXème siècles. Le monument se divise en deux parties : un imposant obélisque en bronze et en pierre se dressant devant un large mur recouvert de plaques.
Le monument a été érigé après la guerre de 1870/1871 comme en témoigne la première inscription y figurant : « Aux morts de la guerre de 1870-1871 et à ceux de toutes les campagnes antérieures ». Le monument servit également à rendre hommage aux Nivernais morts au cours des conflits postérieurs avec l’ajout de deux inscriptions : « Sociétaires morts pour la France 1914-1918 » / « Aux morts et victimes de la guerre 1939-1945 et à ceux des campagnes postérieures ».



Inscriptions en hommage aux « Morts pour la France » lors des conflits depuis 1870/1871.
Ce monument fut érigé pour être le centre de la vie commémorative nivernaise comme en témoignent les plaques vierges déjà apposées lors de sa construction que l’on peut voir sur la carte postale.

On remarque les plaques vierges apposées sur le mur du fond.
L’obélisque se dresse sur un léger monticule de pierres, et porte l’inscription « Honneur aux Nivernais tombés pour la Patrie, leurs concitoyens reconnaissants ». Il est également orné de palmes et médailles diverses en bronze. À son sommet se dresse un coq gaulois doré.
Au pied de l’obélisque se trouve une sculpture de Gustave Mohler représentant un chien couché à côté d’une casquette de soldat marquée du chiffre 13, allusion directe au 13e régiment de ligne, ancien régiment local dont le souvenir est perpétué dans la toponymie de la ville par la Rue du 13e de Ligne.

© Le patrimoine mémoriel des guerres.
Le monument a été conçu par l’architecte Massillon Rouvet, avec la participation de Tixier et Rateau comme exécutants.
Ce monument s’inscrit dans la tradition des monuments aux morts de la Nièvre, majoritairement de style classique, puisque plus des deux tiers adoptent la forme d’un obélisque et plus de la moitié sont ornés de la croix de guerre, décoration particulièrement prisée des poilus.
FARON Olivier, MOISAN Hervé, Sentinelles de pierre. Les monuments aux morts de la guerre de 1914-1918 dans la Nièvre, Histoire, économie et société, 2001, 20ᵉ année, n°3. Les miroirs de la santé. p. 427 ; https://www.persee.fr/doc/hes_0752 5702_2001_num_20_3_2236_t1_0427_0000_3

Le monument aujourd’hui, cimetière de Nevers.
La France et l’OTAN Stephen Launay est docteur en science politique. Ses recherches portent sur les relations internationales, la philosophie libérale, ainsi que sur la pensée politique, la politique intérieure et la politique étrangère de la Colombie et du Venezuela. Maître de conférences (HDR) à l’université de Paris-Est à Marne-la-Vallée, et directeur de recherche au […]
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