Les nouveaux partenariats

Le Souvenir Français a conclu un partenariat avec l’association JAMAIS (jeunes actifs pour la mémoire association internationale du souvenir).  L’Association a pour but de réunir tous les jeunes intéressés par le devoir de mémoire et la solidarité citoyenneté. Dans le cadre de cette convention, Le Souvenir Français et JAMAIS s’engagent à monter des initiatives en faveur de jeunes sensibilisé à la mémoire.

Contact : association.jamais@gmail.com

 Pour en savoir plus : http://www.association-jamais.fr/

 

Le Comité de la Voie Sacrée et de la Liberté s’affilie au Souvenir Français. Cette association fondée en 1980 a pour but de perpétuer le souvenir de tous les soldats « Mort pour la France. » Il organise plusieurs manifestations avec le Relai de la Flamme Sacrée entre Paris et Verdun. La flamme, prélevée sous l’Arc de Triomphe par les représentants des Anciens Combattants de Verdun, est ramenée au monument aux Morts de Verdun sous forme de relais pédestres, assurés par les athlètes de l’Association Sportive du Ministère de l’Intérieur.

Contact : Maurice Michelet, micheletmaurice48@gmail.com

 

La délégation générale du Souvenir Français pour l’Aisne a signé une convention de synergie avec les Amis du musée Driant. Cette association anime le musée Driant à Neufchâtel-sur-Aisne consacré à la mémoire du Colonel Driant, militaire, écrivain et homme politique, mort à Verdun en 1916.

Contact : Henri CARON, délégué général pour l’Aisne, 02@dgsf.fr

 

La délégation générale du Souvenir Français pour la Savoie a signé une convention avec le Lycée Paul Héroult. Dans le cadre de cette convention, Le Souvenir Français et le lycée travailleront sur la transmission de la mémoire à travers les cours d’histoire et l’enseignement des valeurs citoyennes.

Contact : Frédéric MARESCHAL, délégué général pour la Savoie, 73@dgsf.fr

 

Le Souvenir Français a reconduit la convention de partenariat tripartite entre La Direction territorial de la Protection Judiciaire de la Jeunesse 54/55/88, Le Service Territorial Educatif de Milieu ouvert et d’Insertion (STEMOI). Ce partenariat vise à inculquer les valeurs citoyennes et républicaines, à encourager et valoriser l’engagement bénévole et à assurer la transmission de la mémoire aux jeunes pris en charge par le STEMOI de Nancy, en organisation des visites pédagogiques sur l’histoire locale et nationale, et en contribuant à l’entretien des sites.

Contact : Jean-Paul SEICHEPINE, seichepinejean-paul@orange.fr

L’agenda de nos partenaires

L’Institut vendéen Clemenceau de Lattre

20 janvier 2019, cérémonie à l’occasion de l’anniversaire de la disparition du Maréchal de Lattre à Mouilleron-en-Pareds.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/pages/category/Public-Figure/Institut-vend%C3%A9en-Clemenceau-de-Lattre-663070920530716/

 

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

Du 12 au 13 janvier 2019, championnat de France 2019 de ski de fond des sapeurs-pompiers aux Rousses (39) au stade nordique des Tuffes.

Pour en savoir plus : https://www.pompiers.fr/agenda/ski-de-fond-championnat-de-france-2019-des-sapeurs-pompiers

 

L’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes

Du 24 au 25 janvier 2019, formation « Pourquoi et comment créer son dispositif de participation ? ».

Pour en savoir plus : https://anacej.asso.fr/2018/12/03/24-25-janvier-pourquoi-et-comment-creer-son-dispositif-de-participation/

 

Ciné Histoire

15 janvier 2019,  l’Affaire Maurice Audin, séance du film La Disparition à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.

Pour en savoir plus : http://www.cinehistoire.fr/

 

Association Nationale des réservistes opérationnels de la Gendarmerie (ANORGEND)

5 janvier, messe à l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris célébrant Sainte-Genviève, patronne de la Gendarmerie.

Contact : contact@anorgend.org

Les publications de nos partenaires

Mémoire et Avenir – Télécharger les bulletins Bulletin Oflag N°1;  Bulletin Oflag N°2 

Fraternelle nationale des casques bleus et opérations humanitaires – Télécharger le bulletin 

Pendant la bataille de Verdun, la ville de Neuville-lès-Vaucouleurs a été choisie par l’Etat major de la 2e armée pour y installer un hôpital vétérinaire destiné à soigner les ânes blessés au cours des combats. Les granges ont été réquisitionnées pour y recevoir 300 de ces animaux. Dès que les ânes étaient guéris, ils retournaient prendre leur place dans les convois de nuit. Importés d’Afrique du Nord, ils étaient les seuls, par leur robustesse, capables d’atteindre les soldats en première ligne pour leur apporter pain, eau et munitions. Pour le centenaire de la création de cet hôpital vétérinaire, la municipalité a érigé un monument à la mémoire des ânes. Orné d’une sculpture d’un poilu serrant un âne dans ses bras, œuvre d’un artiste meusien Denis Mellinger, il est le seul monument dédié aux « ânes-soldats » en France.

Le monument, initié par l’association nationale des amis des ânes, a reçu le soutien financier du Souvenir Français. Il  a été inauguré le 30 juillet 2016.

Éric Baratay, membre de l’Institut universitaire de France, professeur à l’université de Lyon, est spécialiste de l’histoire des animaux; il a publié Bêtes des tranchées, des vécus oubliés, Cnrs éditions, 2013, édition de poche: Biblis, 2017.

La Grande Guerre des chevaux

Environ 10 millions d’équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons auraient été enrôlés sur le front ouest pour porter, tirer, guetter, secourir, informer… Les tranchées ont également abrité des milliers d’animaux domestiques ou de ferme, abandonnés par des civils en fuite, et d’animaux sauvages coincés au milieu du front, mais aussi des myriades de rats, de mouches, de poux, attirés par l’aubaine. En empruntant leur point de vue, de manière à restituer leurs vécus, leurs actions, leurs émotions, leurs coopérations ou leurs résistances, leurs souffrances et leurs destins, on peut se demander comment ces animaux ont vécu la guerre. Prenons l’exemple des chevaux, les plus nombreux au front, et voyons leur manière d’endurer le conflit.

 

Le stress des réquisitions

Ils éprouvent d’abord un stress psychologique et physique lors de leur réquisition en perdant leurs repères habituels pour une succession de lieux, de mains, de voix. Leur embarquement dans les wagons est souvent difficile car leur mode de vision leur fait croire qu’ils sont précipités contre un obstacle ; ils résistent, hennissent, se sentent poussés, frappés, se font serrer les uns contre les autres. Les plus rétifs continuent à hennir, à frapper les parois ; beaucoup sont apeurés par les trains qui passent, éprouvés par les secousses, irrités par les congénères inconnus,.

Ils vivent un autre bouleversement lors de leur affectation, en devant s’habituer à de nouveaux noms, de nouvelles voix et conduites, de nouveaux gestes et mots en divers patois changeant au gré des réaffectations, permissions, disparitions des hommes. Ainsi, les chevaux de trait affectés à la cavalerie se retrouvent avec un homme sur le dos, rarement plus aguerri, tout aussi craintif, et ceux qui réagissent, hennissent, ruent, subissent des coups, entendent des cris, ce qu’ils connaissaient rarement s’ils venaient des campagnes.

Dans les services attelés, les chevaux doivent apprendre à travailler avec des congénères pour les solitaires d’autrefois ou de nouveaux partenaires pour les habitués à cet emploi. Ils sont assemblés selon leur taille, leur force, voire leur couleur, rarement selon leur caractère que les hommes ne connaissent pas. Des chevaux manifestent des incompatibilités d’humeur, obligeant les hommes à les séparer jusqu’à ce qu’une répartition soit trouvée, qu’une paix plus ou moins durable s’installe. Lors des essais à tirer ensemble, beaucoup se heurtent, glissent, tombent, s’empêtrent dans les traits, s’épuisent. L’adaptation est remise en cause par les changements d’affectation et les arrivées de nouveaux partenaires, tels ces chevaux canadiens ou argentins, côtés alliés, qui se montrent rebelles à la discipline et qui déconcertent autant leurs congénères habitués que les conducteurs qui font alors pleuvoir les coups.

 

Les fatigues du service

Lors des offensives de 1914, nombre de chevaux de cavalerie font 50 à 100 km par jour, sans être dessellés plusieurs jours de suite côté français, voire allemand. Les chevaux d’artillerie tirent de longues journées et ne sont guère dételés les nuits, pour réagir vite, ce qui les empêche de bien se reposer. Les chevaux et de ravitaillement et d’évacuation s’évertuent à suivre ces allées-venues, se retrouvent assaillis de sacs, de fusils et d’hommes lors des retraites. Ces bêtes sont aussi très éprouvées par la soif et la faim, les combats empêchant de s’arrêter et le ravitaillement ne suivant pas toujours, tandis qu’elles perdent leurs fers, que leurs sabots s’abîment. L’épuisement des chevaux est tel qu’il empêche, dans les deux camps, le débordement de l’ennemi lors de la course à la mer. Car la plupart des bêtes ne sont pas habituées à des services qui dépassent souvent leurs limites physiologiques. Dès avant-guerre, des études avaient montré que le cheval de cavalerie ne devait pas dépasser 30-40 km par jour, avec des repos et des alternances de vitesse, alors que l’État major français, par exemple, prévoit 40 km en marche ordinaire, 60 km en forcée, voire jusqu’à 120 km.

À partir de la stabilisation du front, le travail change. Nombre de chevaux de cavalerie sont affectés à d’autres services. Dans l’artillerie, les bêtes déplacent de lourdes pièces sur des terrains remués, boueux l’automne et le printemps, gelés l’hiver, en s’enlisant ou glissant. Bien que ponctuel, ce travail les épuise d’autant plus que les longues attentes à l’arrière les déshabituent et que les efforts sont violents, membres raidis, tête penchée, souffle court. Les chevaux de ravitaillement ou d’évacuation font des tâches moins brutales mais plus longues et très exigeantes, notamment lorsqu’il faut monter en seconde ligne les lourds sacs de munitions, de sable, d’outils, dans les pires conditions de terrain. Tous les chevaux reprennent les dures marches et contremarches lors des attaques de 1916, de Verdun à la Somme, et des offensives de 1918, où les cavaleries reprennent du service pour colmater les brèches ou accélérer l’attaque.

Au travail s’ajoutent la crainte des brutalités humaines pour aller plus vite ou avancer quand même, et la peur des bruits au loin, des claquements de balles et d’obus à proximité, qui font sursauter, s’arrêter, souffler, trembler. Les chevaux sont aussi effrayés en voyant, sentant, écoutant les congénères agonisants ou morts. La peur devient affolement lorsque la violence guerrière explose sur eux : les chevaux de cavalerie se cabrent, désarçonnent, virent brusquement, s’enfuient ; les chevaux des batteries se bousculent et se piétinent s’ils sont attachés ou se précipitent au hasard, tombant dans les fossés et les trous, se fracassant contre les obstacles ; les chevaux de ravitaillement et des ambulances font de violents écarts, piétinent, se retournent ou démarrent en trombe avec le véhicule ; les équidés retenus dans les écuries hennissent, ruent, tirent, cassent leur attache, vont se prostrer dans un coin ou s’échappent jusqu’au bout de l’essoufflement.

Les chevaux éprouvent ainsi un stress chronique qui perturbe leur système endocrinien et la distribution hormonale, ce qui réduit leur physiologie digestive, donc leur régénération et leurs capacités immunitaires. Les chevaux réquisitionnés, peu adaptés, sont les premiers concernés, mais aussi les chevaux de selle d’active lorsqu’ils sont utilisés au trait après 1914, alors qu’ils ne sont pas fait pour cela. Ces bêtes ne compensent pas leur stress par le repos et les soins : lors des mouvements, elles sont laissées dehors, aux intempéries ; le reste du temps, elles sont rassemblées dans des parcs ou réparties dans des bâtiments endommagés ou vite construits, souvent ouverts aux quatre vents, alors qu’elles n’étaient pas habituées à cela dans le civil.

Les chevaux souffrent aussi d’une alimentation irrégulière en 1914 avec le retard du ravitaillement  depuis l’arrière lors des marches et contremarches. Bien que la situation se régularise avec la stabilisation du front, les bêtes sont souvent rationnées du fait des pénuries, notamment du côté des empires centraux à partir de 1917. Des chevaux fatigués, blessés, soignés, voient leur part amputée parce qu’ils travaillent à mi-temps ou sont au repos ! Tous doivent s’habituer à des aliments nouveaux pour remplacer l’avoine trop chère et difficile à obtenir : son, orge, fèves, riz décortiqué, glands, tourteaux d’oléagineux, drêches de distillerie, voire farine de viande et sang desséché côtés allemand et autrichien.

 

Des bêtes épuisées

De fait, beaucoup d’équidés, estimés après guerre à 82 % des mobilisés côté français, sont surmenés, c’est-à-dire usés nerveusement, essoufflés, fiévreux, courbaturés. En conséquence, ils n’arrivent plus à suivre, maigrissent sous l’effet de complications digestives, subissent des infections contagieuses. Dès 1914, les malades réquisitionnés contaminent les jeunes, non immunisés, et les adultes aux toisons pleines de parasites, aux jambes crevassées par la boue des sols souillés.

Aussi, côtés français puis italien où l’on ne fait pas encore de dépistage préventif, beaucoup de chevaux sont frappés par des épidémies de morve et de gourme (l’angine du cheval) en 1914-1915. Abattus, fiévreux, toussant, rejetant par les naseaux, ils endurent une inflammation des fosses nasales ou de la gorge avec des oedèmes et des ganglions enflés très douloureux. Cela les oblige à baisser la tête pour atténuer le mal, ce qui entrave leur respiration. Les bêtes meurent lorsque la maladie se généralise mais beaucoup sont abattues avant pour circonscrire la contagion. De fait, le nombre de malades régresse peu à peu.

Les équidés ravitaillant les tranchées sont aussi atteints par des vagues de lymphangites bactériennes, surtout côté français. Ils deviennent fiévreux, prennent de douloureux boutons purulents aux endroits sollicités, blessés, affaiblis (poitrail et membres), ce qui les fait boiter, voire devenir impotent. Partout, le nombre de chevaux galeux explose après l’hiver 1914-1915 et augmente jusqu’en 1918, car les bêtes, sales, fatiguées, rationnées, attirent le parasite. Ces chevaux se grattent sans cesse, se mutilent, se font nerveux, irritables, s’amaigrissent car ils ne sont pas, au début, dispensés de travailler et ne sont guère mieux nourris ; souvent évacués au dernier moment, ils meurent alors en nombre. Ces galeux deviennent la plaie des armées, d’autant que la maladie est difficile à détecter et que les traitements sont insuffisants ou bâclés.

Du fait de leurs conditions de vie, les chevaux endurent aussi des affections aux genoux suite à des chutes, aux tendons et aux os en raison des efforts, aux pieds en pataugeant dans la boue et l’humidité, en prenant ainsi des eczémas, des crevasses, des javarts cutanés ou cartilagineux et des ramollissements de la corne, ensuite abîmée par les irrégularités du sol. Les bêtes ressentent alors des fièvres et des douleurs intenses, boitent bas, se fatiguent plus. De leur côté, les chevaux non habitués aux attelages subissent des modifications d’équilibre les faisant souffrir de surcharges de l’avant-main, de dorsalgies, de troubles articulaires et tendineux des membres thoraciques, tandis qu’ils contractent des affections respiratoires en aspirant la poussière soulevée par les autres. Comme ils sont encadrés et entraînés par leurs congénères, ces chevaux fatigués passent longtemps inaperçus, aggravant leur état et leur douleur.

 

Les souffrances des blessés

Les chevaux souffrent aussi de blessures de harnachement, notamment lors des offensives de 1914 et 1918, mais aussi à partir de 1916 lorsqu’ils sentent leur peau rongée par les résidus des gaz, incrustés dans leurs lanières. Ainsi, en portant des jours entiers et en étant rarement dessellés les nuits lors des offensives de 1914, les chevaux de la cavalerie française supportent sur quelques points du dos la charge de selles standard, mal adaptées à leur morphologie, subissent vite la douleur de la pression et du frottement qui usent leurs poils puis leur épiderme, endurent le broyage de leurs ligaments mis à nu, souffrent d’inflammations, de nécroses, d’abcès vite infectés et purulents.

Partout, nombre de chevaux de trait pâtissent de mauvais réglages de leur attelage ; ils endurent des gènes respiratoire et articulaire, des boiteries, des blessures aux flancs, à la nuque, aux oreilles, aux lèvres, à la langue par les traits, les brides, le licol, le mors. Les bêtes à pelage ras souffrent plus que celles à gros poils et peau épaisse, de même que les plus amaigries et les plus sales ressentent plus les frottements sur les pointes proéminentes de leurs os ou sur leur toison pleine de poussières, de brindilles, de sable servant de rabots pour entamer leur peau ramollie par la sueur des efforts.

En revanche, les chevaux blessés aux combats sont moins nombreux. Comme les soldats, ils le sont plutôt par les balles durant les marches de 1914, par les obus ensuite. Les blessés musculaires peuvent sentir la douleur s’atténuer peu à peu mais se raviver s’ils sont vite remis au travail. Ils font alors leur service tant bien que mal, gardant le métal dans les tissus, souffrant au gré de sa migration dans le corps, tremblant de fièvre et maigrissant s’ils contractent une infection dessus. Les bêtes qui subissent en plus des éclatements osseux éprouvent une douleur extrême, comme ce cheval atteint d’un éclat à l’épaule qui l’empêche d’étendre sa jambe, l’oblige à la mouvoir d’une pièce en avançant, à la traîner sur le sol en reculant. Enfin, en raison de leur important poitrail, des équidés encaissent de violentes lésions thoraciques, tellement douloureuses, s’il y a coupure du coeur ou de gros vaisseaux, qu’elles les font détaller sur quelques mètres en brisant tout, puis s’abattre épuisés par l’énorme hémorragie. Des bêtes sont aussi frappées dans la région étendue de l’abdomen, au foie, à la rate, aux intestins ; sous la douleur, elles s’enfuient ou s’affalent en gémissant, pupilles dilatées, naseaux agités.

À partir de 1915, les équidés subissent les gaz. Avec les irritants, ils souffrent de la gorge et des poumons, certains décédant par arrêt réflexe de la respiration et du cœur ; avec les vésicants, ils subissent des brûlures aux membres et sous les traits, étendues et profondes si leur sueur a humidifié et perméabilisé leur peau, s’ils ne sont pas aussitôt lavés. Les chevaux touchés de près par les suffocants et maintenus à l’avant meurent vite ; les autres, plus éloignés ou retournés à l’arrière, sont malades selon leur santé et leur travail, les gros traits épuisés étant les plus fragiles.

Les équidés extériorisent fortement leur douleur : oreilles à l’arrière, regard fixe, paupières mi-closes, naseaux dilatés, dents grinçantes, bouche grimaçante. Ils soufflent, tremblent, suent, piétinent, soulèvent le membre atteint, boitent, se prosternent, s’affalent. Après une blessure de guerre, des chevaux, en état de choc comme des soldats, ne bougent plus, respirent mal, ont une température et un pouls bas, deviennent insensibles, notamment s’ils sont maigres, malades, fragiles. Car beaucoup endurent des pathologies multiples, comme cette jument d’artillerie, en 1916, qui souffre d’une gale généralisée, d’un engorgement des membres postérieurs, d’une plaie à la hanche droite et d’une autre au garrot, pénétrante, fistuleuse, au pus abondant.

Le choc des agonies

Leurs agonies sont souvent décrites par des soldats tout aussi choqués que pour les hommes. Les chevaux criblés d’éclats s’affalent, poitrail ou abdomen ouvert, pattes agitées, se raidissant, yeux révulsés, gorge renâclant. Les mitraillés s’écroulent sur les genoux, essaient de se relever, puis s’allongent, yeux écarquillés, râlant. Les surmenés s’écroulent foudroyés d’une crise cardiaque ou s’arrêtent soudainement, ne bougent plus ; secoués par une respiration bruyante, saccadée, un coeur agité, pris d’une forte température mais avec un pouls bas, ils se laissent tomber, les muscles tétanisés, les naseaux chargés d’écume. Peu décrits, en revanche, les équidés agonisant à l’arrière car ils sont abattus pour éviter une perte de soin, de temps, d’espace. En fait, ces bêtes abattues sont aussi nombreuses au front, où des agonisants sont achevés d’une balle entre les yeux ou dans l’oreille.

Le nombre des morts est important tout en variant beaucoup selon les camps, plus ou moins précautionneux. Le taux de mortalité aurait été de 15% côté britannique mais de 40 % côté français, fauchant un équidé à côté de deux Poilus qui auraient été plus de trois millions à mourir s’ils l’avaient subi ! La pluralité des maux ne suffit pas à expliquer la mortalité. L’hyperspécialisation des chevaux (au physique, en aptitude, au travail), entreprise au XIXe siècle, a entravé leur adaptation à d’autres tâches, comme ces chevaux lourds très efficaces sur les courts trajets civils mais vite épuisés dans les longues marches militaires. D’autant que cette guerre avec train, voiture, téléphone, permet d’aller, de réagir, de combattre vite et l’on demande aux équidés de suivre, ce qu’ils ne peuvent faire. Enfin, le traumatisme de la réquisition puis des traitements sans ménagement ont favorisé l’épuisement rapide des chevaux, notamment dans les camps négligents, comme le français où l’on confond cheval et machine !

 

Bibliographie :

Éric Baratay, Bêtes des tranchées, des vécus oubliés, Paris, Cnrs éditions, 2013, édition de poche : Biblis, 2017.

Crédit Photo : Michel Pourny

Amandine Sanvisens est co-fondatrice et présidente de l’association Paris Animaux Zoopolis. Créée en 2017, PAZ a pour mission de défendre les intérêts des animaux sans distinction d’espèces, notamment à Paris.

 

1. D’où est venue l’idée de la création d’un mémorial en hommage aux animaux tués pendant la Grande Guerre ?

La lecture de l’ouvrage “Bêtes des tranchées. Des vécus oubliés” de l’historien Eric Baratay, que nous avions interviewé en 2014, nous a confortées dans ce que nous savions déjà sur le sort des animaux de guerre, notamment ceux de la Grande Guerre et notre crainte était qu’ils ne tombent dans l’oubli. Nous avons alors réalisé un état des lieux des différents monuments aux animaux érigés en France et à l’étranger. Nous avons constaté que les pays alliés avaient édifié des monuments dans leurs capitales (Bruxelles, Ottawa, Canberra, Londres) alors qu’à Paris aucun monument n’existait.

A l’approche des cérémonies du centenaire de l’Armistice de 1918, il nous est apparu comme une évidence de mener une campagne visant l’édification d’un monument en mémoire aux animaux de guerre à Paris. Nous avons alors commencé un travail de recherches sur les différents liens existants entre Paris et les animaux de guerre. Malgré la destruction d’un grand nombre de documents (registres de réquisition par exemple), nous avons trouvé des liens importants : des lieux de réquisition d’équidés (dans les 6e, 11e, 13e, 19e), un dépôt de remonte (dans le 14e), des sièges sociaux d’associations de chiens sanitaires (dans les 2e, 8e, 15e) et enfin des histoires de chiens retrouvés affaiblis à Paris qui avaient fui le front pour différentes raisons (dans le 7e et 15e). Ces recherches, malgré le sujet poignant et grave nous ont passionnées et émues. La lecture de “Ceux de 14“ de Maurice Genevoix nous a bouleversées sur la vie des hommes et celle des animaux qui les accompagnaient. Notamment ces deux citations de l’ouvrage : “Et nous nous sentons remués comme par une agonie humaine devant ce bel animal debout et pantelant, qui est en train de mourir, et qui attache sur nous qui passons le regard émouvant et doux de ses grands yeux sombres.”

« Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on pouvait demander à des hommes, et nous l’avons fait. »

 

2. Pouvez-vous nous présenter l’œuvre mémorielle de l’association Zoopolis ?

Paris Animaux Zoopolis a entamé deux types de démarches. D’un côté, nous avons demandé à la Maire de Paris l’édification d’un monument en souvenir des animaux de guerre. Cette demande a rassemblé 30 associations de protection animale. En parallèle, notre association a sollicité les élu-e-s d’arrondissement pour leur demander de déposer des vœux visant la création de plaques mémorielles sur les lieux où nous avons trouvé des liens. A ce jour, cinq arrondissements ont adopté des vœux en ce sens (2e, 6e, 7e, 8e, 14e).

Paris Animaux Zoopolis a rédigé un rapport sur les animaux dans la Première Guerre mondiale, afin de justifier la demande d’édification d’un monument à Paris. Les liens précis entre Paris et les animaux de 14-18 ont été précisés. Ce rapport a reçu le soutien du Souvenir Français. Nous l’avons envoyé à la Maire de Paris ainsi qu’à de nombreux élu-e-s locaux et nationaux.

Paris Animaux Zoopolis a organisé une conférence au Musée de l’Armée avec le soutien des associations Le Souvenir Français et la Société Nationale pour la Défense des Animaux. L’historien Eric Baratay, spécialiste des animaux de la Grande Guerre, est intervenu. La philosophe Florence Burgat et Serge Barcellini ont introduit la conférence. Nous avons reçu le label Centenaire dans le cadre de cet événement.

La presse en France et à l’étranger a largement couvert notre campagne. Ce qui nous semble fondamental dans le cadre d’une lutte contre l’oubli.

Il est regrettable de constater que les quelques monuments existants très émouvants dans le quart Nord-Est de la France, sur les lieux même des batailles, sont majoritairement à l’initiative des pays alliés.

Il est grand temps que cet oubli soit réparé. “Ne les oublions pas“ peut-on lire sur le monument de Couin. Cela doit passer par la capitale de la France. Un monument aux animaux de guerre à Paris s’avère nécessaire.

A la suite de nos actions, le Conseil de Paris a été saisi de notre demande par des élu-e-s de tous bords politiques. Après en avoir rejeté l’idée lors du Conseil de Paris de juillet 2018, le projet a été adopté à l’unanimité au Conseil de Paris de septembre 2018 ! Le soutien du Souvenir Français a été déterminant.

Un groupe de travail a été créé pour décider de l’emplacement, de sa forme et de ce qui sera écrit. Notre association qui en est à l’initiative souhaite en faire partie. Nous restons vigilantes afin que la stèle voie le jour avant les élections municipales !

 

3. Quelles sont les activités que les associations de défense de droits animaux peuvent entreprendre avec Le Souvenir Français ?

Compte tenu de la présence des animaux dans les guerres du passé et du présent, les associations de protection animale et Le Souvenir Français pourraient organiser des conférences sur le vécu et le rôle des animaux notamment des chevaux dans les différents conflits. Un partenariat pour la création d’une exposition pédagogique sur les animaux de guerre à destination des scolaires nous paraît également important. Enfin, il nous paraît fondamental d’informer les élu-e-s locaux partout en France et les inciter à entretenir le souvenir des animaux dans leur commune. Cela pourrait prendre la forme de plaque mémorielle à des endroits en lien direct avec les animaux de guerre (par exemple un lieu de réquisition d’équidés) afin de transmettre cette page de l’histoire aux générations futures.

 

Pour en savoir plus : https://zoopolis.fr/

Le Souvenir Français rénove des plaques mémorielles dans les églises

En cette année du centenaire de l’Armistice, plusieurs délégations du Souvenir Français ont répondu présentes aux sollicitations pour rénover des plaques portant les noms de « Mort pour la France » situées dans des églises.

Six exemples

Dans la Nièvre, la municipalité de Crux-la-Ville a décidé de restaurer le mémorial de la guerre 1914-1918 dans le transept nord de l’église.

Dès la fin de la guerre, l’évêque de Nevers a voulu commémorer les « Mort pour la France » de ses paroisses. Il fut demandé aux curés d’étudier l’apposition d’un tableau ou d’une plaque contenant la liste des soldats de la paroisse « Mort pour la France ». L’Abbé Paul Renard, l’auteur du tableau commémoratif de Crux-la-Ville, a réalisé de nombreux tableaux commémoratifs pour honorer les soldats de la Première Guerre mondiale. Seulement trois existent encore dans la Nièvre. Le Souvenir Français a participé à la sauvegarde de cet héritage local.

 

En Charente, le Souvenir Français a participé au remplacement d’une plaque apposée à l’intérieur de l’église Saint-Fiacre-de-Combiers.

A Paris, dans l’église Saint Jean-Baptiste-de-Belleville dans le XIXème arrondissement, le Souvenir Français a participé au nettoyage et à la rénovation de cinq plaques de 1914-1918.

En Belgique, le comité du Souvenir Français de Mouscron, Warneton et Comines a participé à l’installation d’une plaque de granit sur le mur de l’église de la Sainte-Famille du Tuquet portant les noms des 78 « Mort pour la France » du collège des Jésuites. Cette plaque était auparavant dans l’école des Jésuites installée à Mouscron en Belgique depuis la loi de 1905. L’établissement scolaire a disparu et la plaque était remisée dans un hangar. Le Souvenir Français en Belgique a réinauguré la plaque sur le mur de l’église du Tuquet, à peu de distance du bâtiment qui avait abrité l’institut des Jésuites, avec les élus de la ville de Mouscron et de la ville de Tourcoing (59).

Pour ne pas oublier les Morts pour la France des autres conflits, le comité du Souvenir Français du 17e arrondissement de Paris a participé à la réfection des plaques portant les noms des « Mort pour la France » depuis 1939 dans l’église Saint Michel des Batignolles.

 

Dans l’Orne, le Souvenir Français a soutenu la réalisation d’une petite plaque en marbre noir sur laquelle a été gravée les noms des « Mort pour la France » durant la Seconde Guerre mondiale dans l’église de Chahains. Cette commune de 99 habitants ne possède pas de monuments aux Morts, et la plaque dans l’église garde le souvenir des morts de la guerre de 1914-1918. Deux morts de 1939-1945 viennent d’être ajoutés : Georges Barbé et Marcel Melot.

Télécharger l’agenda du mois

Les nouveaux partenariats

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) est une association loi 1901. Forte de plus de 270 000 adhérents, la Fédération est la tête du réseau associatif des Sapeurs-Pompiers de France, rassemblés sans distinction de grade, statut ou catégorie (jeunes, volontaires, professionnels, anciens, militaires, privés, personnels administratifs, techniques et spécialisés…). Le Souvenir Français a signé une convention de partenariat avec la Fédération le 26 novembre 2018 lors des journées nationales du Souvenir Français.

Pour en savoir plus : https://www.pompiers.fr/federation-nationale-des-sapeurs-pompiers-de-france 

 

L’Assemblée des Départements de France

L’Assemblée des Départements de France est une association à but non lucratif qui a pour mission d’établir une concertation permanente entre tous les Conseils départementaux sur les questions intéressant l’administration départementale et la mise en œuvre des compétences transférées aux départements par les lois de décentralisation ; de représenter l’ensemble des départements auprès des pouvoirs publics nationaux et européens ; de faire connaître et veiller à la prise en compte par le gouvernement de la position officielle des Présidents des Conseils départementaux sur tous les projets législatifs et réglementaires concernant les missions, compétences et activités des départements ; d’entretenir des relations étroites avec les assemblées parlementaires, afin que les positions des départements soient pleinement prises en compte dans les débats et travaux législatifs et de tisser des liens avec toutes les autres institutions et organisations de la vie économique et sociale et développer avec elles tout partenariat pouvant servir l’efficacité de l’action publique à l’échelon départemental. En particulier, l’ADF est en liaison permanente avec les autres assemblées ou associations représentatives des Collectivités territoriales.

Pour en savoir plus : http://www.departements.fr/ 

L’agenda de nos partenaires

FNAME OPEX

Décembre, célébration du 70ème anniversaire de la déclaration internationale des Droits de l’Homme.

Contact : contact@fname.info

Pour en savoir plus : fname.info

 

Le Comité français de Yad Vashem

4 décembre, dîner de Gala du Comité Français pour Yad Vashem à 19h30. Invité d’honneur : Daniel Cohn-Bendit. InterContinental Paris – Le Grand, 2 rue Scribe, Paris 9e.

Pour en savoir plus : https://yadvashem-france.org/la-vie-du-comite/evenements/le-diner-de-gala-du-4-decembre-2018/

 

Ciné Histoire

1er décembre, « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais au cinéma « Les 7 Parnassiens »

Pour en savoir plus : www.cinehistoire.fr/

 

Les Écrivains combattants

8 décembre, 88e après-midi du livre au lycée Victor Duruy, Paris 7e, de 15h à 19h30

Pour en savoir plus : http://www.lesecrivainscombattants.fr/

 

La Fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque

2 décembre, journée d’amitié 2018, 71e anniversaire de la mort du général Leclerc de Hauteclocque à l’Hôtel national des Invalides du 10h30 à 17h30.

Pour en savoir plus : https://www.fondation-marechal-leclerc.fr/

 

Anacej, association nationale des conseils d’enfants et de jeunes

13 et 14 décembre, formation : Élu, chef de service et animateur, un équilibre à trouver.

Contact : liliane.jabbour@anacej.asso.fr

 

La Renaissance Française

6 décembre, remise du prix littéraire de la Renaissance Française à Hoaï Huong Nguyen, à Paris.

Pour en savoir plus : http://larenaissancefrancaise.org/le-prix-litteraire-de-la-renaissance-francaise-2018

 

Les Villes Marraines des Forces Armées

12 décembre, remise des prix aux lauréats.

Contactinfos@villes-marraines.org

 

Les publications de nos partenaires

 

Comité du souvenir Le Roux

Exposition « Albert Ier, un grand roi, une grande guerre, un petit pays »

http://comitedusouvenirdeleroux.be/articles.php?lng=fr&pg=1173

Nos Députés wallons à l’UNESCO pour défendre la reconnaissance de la Belle-Motte et du cimetière des fusillés à Tamines. http://comitedusouvenirdeleroux.be/articles.php?lng=fr&pg=1179

 

American War Memorials Overseas

Newsletter n°41

 

CiDAN

MESSAGE 20 CIDAN

Le 26 octobre 2018 le village d’Haudainville et Le Souvenir Français ont rendu hommage à l’abbé Augustin Gruey. Né en 1842, l’abbé Gruey était curé à Haudainville, près de Verdun, durant la Première Guerre mondiale. Ayant obtenu l’autorisation de rester dans sa paroisse, après l’ordre d’évacuation, il a veillé sur son église ainsi que sur ses paroissiens exilés.

Il a été cité à l’ordre de l’armée, « lorsque l’évacuation de la population civile fut ordonnée par l’autorité militaire, s’est obstiné, malgré son âge avancé à ne pas quitter son poste afin de ne pas se séparer de nos soldats qu’il a assistés avec une haute et rare abnégation ». Lors d’un bombardement en mars 1918, sa maison a été touchée par des éclats d’obus, et il n’a pas hésité à sauver les soldats ensevelis par les débris d’une maison voisine effondrée. Il en est devenu sourd.

Pour récompenser ses belles actions, il a été décoré de la Croix de guerre avec palme et a reçu la médaille d’argent de la Reconnaissance nationale.

Au lendemain de l’armistice, il a poursuivi son sacerdoce dans la paroisse d’Haudainville, où il est décédé en 1927. Le Souvenir Français lui a rendu hommage lors de ses funérailles.

Il est enterré dans le cimetière communal, selon sa volonté au pied « de la grande croix (…) avec tous (s)es paroissiens ».

Deux adhérents du Souvenir Français, Yves Jadot et Pierre Roussel, ont redécouvert l’histoire d’Augustin Gruey. Ils ont décidé de nettoyer sa tombe et ont organisé une messe commémorative ainsi qu’une cérémonie d’hommage.

Cahier de Photographies

Cahier de Photographies

Douaumont 19 juin 1938 – Inauguration du monument aux combattants israélites Morts pour la France 1914-1918.

Notre coup de cœur du mois

Le comité du Souvenir Français de Marseillan (34) a lancé la réalisation des plaques émaillées portant le portrait des poilus « Mort pour la France » de la commune. Inspirées par les plaques d’époque, ces nouvelles plaques ont été placées sur la nécropole du cimetière communal à côté des anciennes. Le comité a effectué des recherches sur chaque poilu afin de retrouver leurs photographies – 192 combattants « Mort pour la France ». Malgré ces recherches collectives en relation avec l’association généalogique locale, toutes les photos n’ont pas été retrouvées et quelques plaques se présentent sans le portrait du poilu.  Ce projet financé par Le Souvenir Français, les Pompes Funèbres Casanova et la ville de Marseillan s’achèvera en 2020 ou 2021 en fonction des financements.

Photo : Midi Libre

Contact : David Casanova, président du comité du Souvenir Français de Marseillan, davcasa34340@hotmail.fr

 

La mémoire à travers le livre…

Paroles de nos soldats, de Jean-Pierre Guéno

Jean-Pierre Guéno a voulu s’intéresser à nos soldats. A ceux qui risquent en permanence de perdre leur vie et leur âme au service de la collectivité qui les envoie protéger autrui dans nos rues, dans nos villes comme dans les régions du monde où sévit la barbarie. Qu’ils portent un uniforme de soldat, de marin, d’aviateur, de pompier, de gendarme ou de casque bleu, qu’ils soient actifs ou retraités, ces femmes et ces hommes conservent trop souvent dans leur chair ou dans leur esprit la terrible mémoire des traumatismes de l’horreur. Ils ont souvent l’âge de nos enfants ou de nos amis d’école. Ils arborent agrafées sur le cœur les décorations qui peuvent paraitre dérisoires, mais qui constituent la trace objective de leurs parcours. Nous leurs donnons des missions qui accélèrent leur vieillissement. S’ils n’avaient pas d’états d’âme, s’ils pouvaient facilement métaboliser les épreuves que la vie et la mort leur ont réservées, les choses seraient peut-être plus simples. Ce livre essaye d’exprimer leur ressenti, depuis le début du 20ème siècle, mais surtout depuis soixante ans, dans le cadre des Opérations Extérieures (« OPEX ») où ils se trouvent projetés, en ce début de troisième millénaire dans un monde de plus en plus instable. Depuis les poilus de 14-18 jusqu’aux jeunes gens déployés au Mali ou dans les rues de nos villes, depuis le lieutenant Alain-Fournier jusqu’au sergent Yohann Douady, nos soldats sont admirables : puissent ces pages vous en convaincre.

Pour soutenir cet ouvrage : http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100411950

 

Les écrivains dans la Grande Guerre de l’Association des Écrivains Combattants

 En juin 1919, à l’initiative de Henry Malherbe, Maurice Genevoix et Roland Dorgelès notamment, quatre-vingts écrivains rescapés de la Grande Guerre se rassemblent pour fonder l’Association des écrivains combattants (AEC). Leur objectif ? Rendre hommage et préserver la mémoire des hommes de lettres morts au champ d’honneur ; créer et renforcer les liens entre les survivants. Parmi eux, des personnalités déjà connues : Guillaume Apollinaire, Charles Péguy, Alain-Fournier, Louis Pergaud, mais, pour la plupart, des jeunes talents inconnus. Au total : 560 disparus. L’AEC leur consacrera en 1926 une Anthologie en cinq volumes et 4 000 pages. Elle obtiendra, en 1927, que leurs noms soient gravés sur les murs du Panthéon. Après cent ans d’existence, l’AEC reste bien vivante. Elle honore les disparus, encourage la création littéraire en attribuant des prix et suscite l’intérêt des jeunes en les associant à ses manifestations. À l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, cet ouvrage collectif montre la diversité des écrivains qui firent pour la France le sacrifice de leur vie : universitaires, autodidactes, prêtres, ultra-marins, étrangers, jeunes et vétérans.

Ce livre de ferveur se veut un rempart contre l’oubli. Sous la direction de Didier Béoutis et Sophie Hasquenoph

Préface de Jean Orizet et postface de Serge Barcellini.

Pour soutenir cette initiative : http://www.editions-glyphe.com/livre/3994/

 

Faut-il recréer un service national ? Ouvrage sous la direction de Pierre Pascallon

Le club Participation et Progrès s’est intéressé aux modifications introduites dans la conscription par Jacques Chirac, avec la suspension de l’appel sous les drapeaux des jeunes Français en 1997. Il a depuis, spécialement durant la présidentielle de 2007, participé activement aux débats sur le service civil volontaire. Ce thème revient, en lien notamment avec la protection de la nation contre le terrorisme.

Pierre Pascallon est professeur agrégé de faculté. Ancien parlementaire, il anime depuis une vingtaine d’années le club Participation et Progrès, structure de rencontre ouverte et reconnue dans le paysage français actuel des organismes et des institutions s’intéressant aux questions de défense et aux problèmes militaires.

Pour soutenir cette publication : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=60804

 

Martigues 14-18 de Nicolas Balique

Martigues en 1914 : une petite ville du Midi de 7500 habitants. Parmi eux, quelques 1200 hommes mobilisés dont près de 200 ne regagnèrent jamais leur foyer.

Jeunes pour la plupart, partis pour une guerre qu’ils croyaient courte, tous furent confrontés à un conflit d’une violence inimaginable. Qui étaient ces pêcheurs, paysans, employés ou ouvriers mobilisés ?

Comment la population de Martigues a-t-elle vécu, de l’arrière, leur absence ?

Quelles furent pour la ville les conséquences d’une guerre qui devait être «la der des ders » ?

A partir des Archives communales, de celles du département des Bouches-du-Rhône, des sources du Ministère de la Défense et de fonds privées, ce livre retrace, au ras du sol, c’est-à-dire des tranchées où les soldats vivaient terrés ou du pont des navires sur lesquels les marins servaient, la Grande Guerre telle qu’elle fut vécue par les mobilisés martégaux.

Nicolas Balique, journaliste et historien militaire, mène depuis plusieurs années des recherches en histoire contemporaine principalement axés sur les deux conflits mondiaux. Il est actuellement chargé de mission « histoire et mémoire d’habitants » pour la ville de Martigues.

Pour soutenir cette publication : https://sites.google.com/site/gausseneditions/company-blog/publication/martigues-1914-1918

 

Champs de bataille de la Première Guerre mondiale – guide Michelin

Les conflits contemporains ont laissé en France un important patrimoine mémoriel, contribuant ainsi à la transmission du passé et à éveiller la conscience civique. Ce guide réunit dans un seul ouvrage les sites les plus marquants du front ouest, issus des 6 titres de la collection des guides illustrés Michelin des Champs de bataille. Il présente plus de 340 lieux répartis sur le front ouest, de l’Alsace à la Belgique, une introduction générale sur la Grande Guerre ainsi qu’une carte détachable avec la localisation des sites.

Pour soutenir cet ouvrage :  https://www.amazon.fr/France-champs-bataille-1914-1918/dp/2067236156/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1542019066&sr=1-4&keywords=guide+champs+de+bataille+michelin&refinements=p_n_binding_browse-bin%3A3973586031

 

Ouvrage collectif – Perpignan pendant la Première Guerre mondiale

De 1914 à 1918, 1 170 Perpignanais sont morts au front sur une population d’environ 40 000 habitants. Cela ne fut pas sans laisser de traces dans les cœurs, mais aussi dans la ville.

Si cet ouvrage perpétue le souvenir des combattants et leur rend hommage, il n’oublie pas ceux qui restent à l’arrière. En effet, Perpignan a accueilli et soigné beaucoup de blessés. Sa population sous l’impulsion de la section perpignanaise de la Croix-Rouge française, du maire, Joseph Denis et de l’évêque, monseigneur de Carsalade du Pont, s’est fortement mobilisée pour soutenir l’effort de guerre et accueillir les réfugiés. La vie continuait, mais différemment que ce soit sur le plan social, économique ou culturel.

L’histoire de Perpignan pendant la Grande Guerre n’avait pas, jusqu’à ce jour, intéressé beaucoup d’historiens locaux. La ville de Perpignan, dans le cadre des actions impulsées par la mission Centenaire dans les Pyrénées-Orientales, a œuvré pour rassembler une vingtaine de chercheurs de tous horizons et combler ce vide. Ainsi, universitaires, historiens militaires, journalistes, généalogistes, présidents et membres d’associations, conservateurs et archivistes, ont travaillé sur des thèmes variés pour que désormais, la Première Guerre mondiale à Perpignan prenne sens dans l’histoire.

Pour soutenir cet ouvrage : https://www.editions-sutton.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=61091

 

Dictionnaire des opérations extérieures de l’armée française : de 1963 à nos jours, ouvrage sous la direction de Philippe Chapleau et Jean-Marc Marill

 Depuis plus de cinquante ans, la France est engagée dans des opérations extérieures partout dans le monde.

Rassembler l’état des savoirs sur ces « OPEX », c’est ce que propose ce livre, inédit par son format et la période couverte.

Chaque zone de conflit ou d’opération humanitaire est présentée et expliquée dans sa globalité ; chaque opération bénéficie d’une notice dédiée sur les causes et les conditions de l’intervention, la conduite des opérations et ses suites. Une partie thématique permet de traiter des « moyens et environnement » nécessaires au déroulement d’une OPEX : elle rassemble approche capacitaire (« projection des forces / de puissance »), armements (« Drones (parc / usage) »,  » Mirage IV »), organisation (« Planification »,  » Retex »), logistique (« Blessés ») et aspects plus politiques (« Médias, médiatisations et OPEX »).

L’ensemble, rédigé par près de quarante spécialistes, richement illustré grâce aux collections de l’ECPAD et d’archives privées, offre une référence sans équivalent en histoire militaire.

Ce livre est réalisé en coédition avec le ministère des Armées, Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA), et l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD).

Préface du général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées

Pour soutenir cet ouvrage : https://boutique.ecpad.fr/forces-armees/227-dictionnaire-des-operations-exterieures-de-l-armee-francaise-de-1963-a-nos-jours.html

 

Souvenir de la Grande Guerre Général Henri Mathias Berthelot

 

Après les Joffre, Foch, Castelnau, Gouraud, Mangin, Franchet d’Espèrey, Gallieni, Lyautey, Berthelot est l’un des officiers généraux les plus importants de cette immense tragédie, mais aussi de cette gigantesque aventure collective que constitua la Première Guerre mondiale. Ces hommes ont occupé des fonctions qui les rendaient responsables de milliers, voire de centaines de milliers de destins individuels, parfois sacrifiés pour ce qu’ils croyaient être le bien commun : la Victoire. Il est difficile aujourd’hui de se replacer dans le contexte d’une époque encore relativement proche et pourtant si différente, par bien des aspects, de la nôtre. Des documents comme ce Journal nous y aident ; ils nous permettent de cerner l’état d’esprit et les motivations des  » grands chefs « , comme on les appelait alors. Ces souvenirs fourmillent d’informations sur les événements tels que le Grand Quartier Général pouvait les apprécier, les circuits de décision, les rivalités entre les uns et les autres, la difficile entente avec les Britanniques, les erreurs du commandement aussi. Les acteurs du drame y apparaissent avec leur grandeur et leurs faiblesses, en un moment unique, celui où mourait vraiment l’Ancien Régime et naissait le XXe siècle, celui de la démesure en toute chose.

Premier aide-major général de Joffre chargé des opérations en 1914, Henri Mathias Berthelot (1861-1931) se trouve au cœur de la fournaise à Verdun, dès mars 1916, où il doit défendre puis reprendre le Mort-Homme et la cote 304. En octobre, il est chargé de la mission militaire française en Roumanie. En juillet 1918, Foch lui confie le commandement de la 5e armée. En octobre, il est envoyé à nouveau en Roumanie pour contenir la pression révolutionnaire. Gouverneur militaire de Metz (1919-1922) puis de Strasbourg (1923-1926), il est membre du Conseil supérieur de Guerre (1920-1926), où il participe à la décision de construction de la ligne Maginot. Préface de Jean-Noël Grandhomme.

Pour soutenir cet ouvrage : http://www.editions-des-paraiges.eu/magasin/page17.html

 

Le Journal inédit de l’Armistice 14-18 par l’interprète de FOCH, le Capitaine Paul Laperche

Si les témoignages sur la terrible guerre sont nombreux, il n’en existe pour ainsi dire aucun sur l’événement qui va y mettre fin : l’armistice.

Les quelques photographies des trains des délégations alliées et allemandes nous permettent bien de visualiser le site de la clairière de Rethondes, mais aucun photographe ni journaliste n’a pu pénétrer à l’intérieur du wagon. Les seules informations dont nous disposons proviennent des participants aux réunions.

Parmi ces personnes les plénipotentiaires avec, occasionnellement, quelques conseillers, et Paul Laperche, le seul interprète présent.

Mobilisé en août 14, le Sergent Laperche est l’interprète en 1916 des médecins des camps de prisonniers allemands de l’Est de la Somme. Il rejoindra le Grand Quartier Général de Foch quand celui-ci est nommé Commandant en chef des Armées Alliées en mars 1918 à Doullens.

Quelques mois plus tard l’Allemagne capitule et délègue ses plénipotentiaires à Rethondes près de Compiègne où ils vont écouter, résignés, les conditions de l’Armistice dictées par les Alliés. Lors de la 1ère réunion du 8 novembre Foch récuse von Helldorf, l’interprète allemand, et impose Paul Laperche comme seul et unique interprète des discussions.

Du 7 novembre 1918 au 16 avril 1919, Paul Laperche note dans un journal, presque minute par minute, tous les préparatifs de l’Armistice et des autres réunions qui s’ensuivent à Spa, Trèves ou Versailles.

De ces 126 pages manuscrites, Paul Laperche, une fois démobilisé, transcrit sur un document tapuscrit la période allant du 7 au 11 novembre.

Ce texte inédit nous emmène dans les coulisses de l’armistice ; avec force détails, l’interprète décrit des situations cocasses ou amusantes mais également émouvantes et surprenantes comme lors de la première réunion du 8 novembre quand Foch lance aux représentants allemands : « Messieurs, quel est l’objet de votre visite ? ».

Près de 100 ans après l’armistice, l’association « Démucher » créée en 2010 publie les souvenirs personnels de cet homme qui fut pendant quelques jours le trait d’union entre deux nations que la haine et la vengeance séparaient.

Pour soutenir cet ouvrage : http://www.demucher.fr/2018/08/29/paul-laperche/

 

De Solférino à Bazeilles de Guy Sallat

Après Bazeilles, la Gloire, le sang et le feu (Prix de l’Epaulette 2016), Guy Sallat poursuit son exploration d’une époque passionnante et souvent méconnue qui va de la Royauté au Second Empire en passant par la première République et la Commune. Pour ce faire, il donne la parole à un vieux soldat qui a posé les armes, et il conte de façon vivante et de l’intérieur cette période.

Comme le souligne le général Lecointre dans sa préface: « La valeur et l’héroïsme des officiers, comme des soldats, ne parviennent pas à compenser les effets d’une frilosité du corps législatif qui ont conduit à renoncer à la réforme des armées portée par Napoléon III et le Maréchal Niel. Relire l’histoire militaire du Second Empire, c’est garder à l’esprit qu’une armée puissante, exigeant le maximum de ses hommes et capable d’intervenir au plus loin, dans des contextes très variés, peut malgré tout s’effondrer brutalement sur son propre sol, faute d’avoir su préserver les principes fondamentaux qui lui confèrent la capacité à agir, en autonomie, dans l’incertitude et le chaos, pour l’emporter. »

Cet ouvrage de 284 pages (25 €) sera présenté au salon du livre d’histoire organisé au cercle national des armées le 6 décembre.

Les droits d’auteur de l’ouvrage qui est publié par les Editions OD2C seront reversés aux blessés et veuves de guerre des armées.

Pour soutenir cet ouvrage : Disponible à la commande chez tous les libraires et en ligne, ainsi que directement chez l’éditeur : contact@od2c.eu (avec 5% de remise et livraison gratuite).

 

Champs de Paix de Patrick Charriez

 

Par la puissance et la beauté de ses mots, illustrés notamment de photographies d’époque, Patrick Charriez réalise dans ce livret une ode poétique à la mémoire des combattants de la Grande Guerre. Le texte se compose de trois parties : champs de guerre, forêts de vie, champs de paix et chants d’amour.

Pour soutenir cet ouvrage :

4 € livre papier et 2,99 € E-book, https://www.bod.fr

 

La mémoire à travers le film. . .

A l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, les troupes de montagne en partenariat avec le Souvenir Français de Savoie et l’Académie de Savoie, ont organisé, à Chambéry, un triptyque, à savoir :

– Une exposition sur les Troupes de Montagne qui s’est tenue du 6 au 11 novembre

– Une prise d’armes et un défilé de l’ensemble des Unités de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne, le 10 novembre après-midi

– Une évocation historique et musicale retraçant les faits d’armes des Troupes de Montagne au cours de la Grande Guerre, le 10 novembre en soirée

La Délégation Générale du Souvenir Français de la Savoie a filmé ces événements et vous propose un DVD en 3 chapitres ; les 2 premiers d’environ 50 minutes chacun et le spectacle dans son intégralité soit environ 2 heures.

Pour soutenir cette initiative : Télécharger le bon de commande

Contact : 73@dgsf.fr

 

Appel à la vigilance

Le Souvenir Français a mené la campagne afin de rénover le monument à la reconnaissance de la France à Belgrade fortement symbolique de l’amitié franco-serbe. Totalement rénové, le monument a été fortement tagué après le 11 novembre dans le cadre de la polémique née à la suite de la contestation par le Président serbe de sa place protocolaire lors des cérémonies à l’Arc de triomphe.

 

Vandalisation de la stèle Christian Moench

Le médaillon de bronze portant le portrait de l’aviateur Christian Moench sur la stèle en son honneur au plateau de Malzéville a été volé. L’association Christian Moench s’engage à rétablir le portrait en sculptant l’effigie du pilote directement sur la pierre.

Jeudi 29 novembre, remise du prix littéraire de la Résistance.

Samedi 1er décembre, congrès départemental du Souvenir Français en Meurthe-et-Moselle.

Mardi 4 décembre, participation à la vente d’entraide au profit des Ailes-Brisées.

Mercredi 5 décembre, participation à la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de la CARAC.

Jeudi 6 décembre, participation à la cérémonie de remise du prix littéraire de la Renaissance Française.

Lundi 10 décembre, participation au colloque « 1918 – Pourquoi la victoire ».

Mercredi 12 décembre, participation à la remise des prix aux lauréats de l’Association Villes Marraines des Forces Armées.

Vendredi 14 décembre, cérémonie organisée par le comité du Souvenir Français en hommage au maire d’Oyonnax fusillé par les Allemands le 14 décembre 1943.

Samedi 15 décembre, intervention aux assises de la Fédération Française de Généalogie.

Mercredi 19 décembre, participation à l’inauguration de la plaque commémorative des étudiants « Mort pour la France » en 1914-1918 à l’Institut Protestant de Théologie.

Jeudi 20 décembre, participation à la présentation du film sur la Roumanie durant la Grande Guerre à l’Ambassade de Roumanie.