Le Souvenir Français a conclu un partenariat avec l’Association des Œuvres Sociales d’Outre-Mer, association loi 1901  à but non lucratif.

Dans le cadre de ce partenariat, les adhérents du Souvenir Français à jour de leur cotisation peuvent bénéficier des mêmes tarifs que les adhérents de l’ADOSOM à la résidence Windsor à Cannes.

Pour en savoir plus : Télécharger la plaquette de L’ADOSOM 2018

Tarifs 2018

 

Les journées nationales du Souvenir Français se sont déroulées les 26, 27 et 28 novembre 2017 à Paris.

Le jour du 26 a commencé avec le lancement des timbres collector consacrés au Soldat inconnu au siège du Souvenir Français. A cette occasion, le public a également découvert le hall d’accueil rénové.

 

L’après-midi, le conseil d’administration s’est réuni dans la salle Rhin et Danube du siège du Souvenir Français.

A l’issue de la réunion du conseil d’administration, le président général a signé deux conventions de partenariat. La première avec Yvon Roussel, président de l’association internationale de l’école française du Tambour et la deuxième avec le général Jean-Pierre Job, président de la Fondation Armée de l’Air.

 

Le soir, tous les participants à la journée philatélique et les membres du conseil d’administration se sont rendus à l’Arc de Triomphe pour la cérémonie du ravivage de la Flamme en présence de la secrétaire d’état auprès de la ministre des Armées Geneviève DARRIEUSSECQ.

Le 27 novembre, les délégués généraux du Souvenir Français se sont réunis à la caserne de la Garde Républicaine en séminaire.

Le 28 novembre, les rapporteurs des groupes de travail ont délivré leurs conclusions et le président général a clôturé le séminaire.

Vladimir Trouplin est historien et conservateur du musée de l’ordre de la Libération depuis 17 ans. Il est auteur de nombreux ouvrages sur les Compagnons de la Libération, notamment le Dictionnaire des Compagnons de la Libération (Elytis 2010). Il est membre du conseil scientifique du musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris/ musée Jean Moulin (Ville de Paris) et de la Fondation de la France libre depuis 2007.

L’Ordre de la Libération, « une chevalerie exceptionnelle » 

L’Ordre de la Libération, fondé à Brazzaville le 16 novembre 1940 par l’ordonnance n°7, est l’une des toutes premières institutions dont se dote la France Libre. Sa création répond à une conjoncture calamiteuse (faiblesse des ralliements, échec de l’opération de Dakar en septembre 1940, risque de démotivation des troupes, combats fratricides engagés pour la prise du Gabon resté fidèle à Pétain) et à la nécessité pour le général de Gaulle d’affirmer ses prérogatives régaliennes de chef des Français Libres au moment même où, au lendemain de la rencontre Pétain-Hitler à Montoire, il dénonce, dans son manifeste de Brazzaville du 27 octobre, l’illégalité du régime de Vichy.

Dès ce mois d’octobre 1940, il se confie ainsi au commandant Thierry d’Argenlieu : Notre entreprise est hérissée de difficultés. Les Français seront lents à nous rallier. Le risque leur fait peur. Ils ont besoin d’être encouragés, stimulés. Je suis décidé à créer un insigne nouveau face à l’imprévisible conjoncture. L’ambition du Général n’est pas simplement d’instituer une nouvelle décoration mais de remplacer la Légion d’honneur qu’il n’est pas en mesure de décerner. Et c’est le professeur de droit René Cassin, rédacteur des statuts de l’Ordre, qui propose que ses membres portent le titre de « Compagnons de la Libération » plutôt que celui, prévu à l’origine, de « Croisés de la Libération ». L’étymologie du mot compagnon (celui avec qui on partage le pain) rappelle la cohésion et renforce le caractère égalitaire de l’Ordre qui ne comprend qu’un grade, même si, au départ, de Gaulle avait envisagé la possibilité, comme pour la croix de guerre, de pouvoir ajouter sur le ruban de la croix de la Libération des « barres » ou des « palmes ».

La médaille est un écu de bronze qui porte, à l’avers, un glaive (allégorie du combat) surchargé d’une croix de Lorraine (symbole de la France Libre) et, au revers, la devise Patriam servando victoriam Tulit (En servant la Patrie il a remporté la victoire) directement inspirée à la demande du Général de la dernière phrase du manifeste de Brazzaville (« Cette grande tâche, nous l’accomplirons pour la France, dans la conscience de la bien servir et dans la certitude de vaincre »). De Gaulle choisit également les couleurs du ruban qui mêle le noir du deuil (de la Patrie) au vert de l’espérance (de la victoire). Enfin, la croix de la Libération prend place au plus haut rang protocolaire, après la Légion d’honneur et avant la Médaille militaire.

Les Compagnons de la Libération sont nommés par décret du chef des Français Libres sur avis du Conseil de l’Ordre de la Libération. Ce Conseil est initialement composé des cinq premiers compagnons (le capitaine de vaisseau Thierry d’Argenlieu, le gouverneur Félix Eboué, l’officier de marine marchande Edmond Popieul, le lieutenant Emmanuel d’Harcourt et l’adjudant aviateur Henri Bouquillard) représentant, à dessein, par les origines, les armes et les grades, la diversité de la France Libre. Présidé par le chancelier Thierry d’Argenlieu, le Conseil étudie les dossiers de proposition qui sont soumis ensuite à la signature du général de Gaulle. Ce dernier peut cependant nommer directement des Compagnons, procédure fréquente, notamment en 1941, année où le Conseil ne se réunit qu’une fois, ses membres étant, par leurs diverses fonctions, très éloignés les uns des autres.

Dans les textes, les critères d’attribution sont peu précis, l’Ordre devant récompenser « les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de la libération de la France et de son Empire ». Tout un chacun peut donc se voir décerner la croix de la Libération mais, en réalité, à condition d’appartenir, pour reprendre les mots de Joseph Kessel, à ceux que la défaite de la France en 1940 n’a pas « ébloui » ; et donc de faire partie, à quelques rares exceptions, des pionniers de la Résistance (90% des Compagnons se sont engagés avant la fin de l’année 1941). Sont pris en compte en effet, d’abord l’engagement précoce dans la France Libre ou la Résistance mais aussi des conditions de ralliement difficiles et une somme d’actions marquantes et répétées. Les nominations restent délibérément très parcimonieuses selon la volonté du général de Gaulle pour qui les titres des Compagnons doivent être « hors de pair ». Cela dit, la croix de la Libération n’acquiert qu’au fil du temps, un prestige exceptionnel. A ses débuts, elle ne soulève pas l’enthousiasme chez les Français Libres qui y voient parfois la reproduction des travers de l’armée traditionnelle. Ainsi, lorsque le général de Gaulle procède à la première remise collective de 25 croix de la Libération sur le front des troupes, en Palestine en mai 1941, en prononçant les paroles « Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la libération de la France dans l’honneur et par la victoire », il est probable qu’aucun des récipiendaires, qui viennent de se distinguer en Libye ou en Erythrée, ne sait exactement de quoi il est décoré.

Au total, 1 038 personnes (dont un tiers ne survit pas à la guerre) ainsi que 18 unités militaires des Forces Françaises Libres et 5 communes (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’Ile de Sein) seront faites Compagnon de la Libération. Environ les trois quarts d’entre eux dont les origines sociale, culturelle et géographique sont multiples sont des Français Libres, les Résistants de l’intérieur représentant le dernier quart. L’Ordre comprend par ailleurs 72 étrangers et 25 nationalités différentes mais seulement 6 femmes.

« Chevalerie exceptionnelle » selon les termes de son fondateur, l’Ordre est, à ses yeux, le garant de l’orthodoxie française libre et résistante et c’est à ce titre que la médaille de la Résistance française, créée en février 1943, et ses 65 295 titulaires lui sont rattachés.

L’installation à Paris de l’Ordre de la Libération en septembre 1944 correspond à une période de forte activité de son Conseil, notamment en raison de l’instruction supplémentaire des dossiers de la Résistance intérieure. Désormais « sédentarisé », il est doté, l’année suivante, de la personnalité morale, d’un budget autonome et d’un statut proche de celui de la Légion d’honneur. Mais en janvier 1946, le départ du pouvoir du général de Gaulle entraîne la cessation d’attribution de la croix de la Libération. Dès lors, la fonction première du Conseil de l’Ordre, consistant à étudier les dossiers de proposition, disparaît. L’Ordre se tourne alors vers d’autres missions, en particulier l’entraide à l’égard des Compagnons et des familles en difficulté. Prévue par l’ordonnance du 26 août 1944, elle se matérialise par la création en 1948 d’une association, la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, qui, jusqu’à sa dissolution en 2006, attribue secours et aide morale. Autre mission, depuis 1946, l’Ordre est l’organisateur de la commémoration annuelle de l’Appel du 18 juin au Mont-Valérien où doit être inhumé, le jour venu, dans la crypte du Mémorial de la France combattante, le dernier Compagnon de la Libération ; aujourd’hui, l’Ordre est également en charge de la commémoration annuelle de la mort du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises.

Depuis la fin de la guerre, le chancelier, 18e personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, veille à la bonne marche de l’institution et à sa discipline ; il préside la Commission nationale de la médaille de la Résistance française dont l’Ordre de la Libération « assure le service » et remplit de nombreuses missions de représentation (inaugurations, hommages, colloques, etc.) en France et à l’étranger. Bien que maintenu dans son rang de second ordre national par les gouvernements successifs de la 4e République, l’Ordre a marqué un certain repli sur lui-même jusqu’au retour aux affaires de son fondateur et grand-maître en 1958. Ce dernier, en attribuant exceptionnellement la Croix de la Libération à Winston Churchill puis, en 1960, au roi George VI et surtout en installant en 1965 l’Ordre de la Libération aux Invalides, haut-lieu du patrimoine militaire national, lui rend un éclat nouveau.

La présidence de Charles de Gaulle, est aussi l’occasion de préciser les conditions de nomination par les pouvoirs publics du chancelier (par décret pour un mandat de 4 ans renouvelables), comblant ainsi les vides juridiques en la matière laissés par le départ du Général en 1946. Par ailleurs, conscient de son caractère éphémère lié au non renouvellement de ses membres, l’Ordre entrevoit, à la même époque, la nécessité de préserver sa mémoire. Le premier exemple en est donné par le général François Ingold, qui succède comme chancelier à l’amiral Thierry d’Argenlieu en 1958, et qui rédige le Mémorial des Compagnons 1940-1945, livre consacré aux 317 compagnons morts pendant la guerre. Son successeur, Claude Hettier de Boislambert (1962-1978) est lui le fondateur, avec son épouse, du musée de l’Ordre de la Libération qui ouvre ses portes en 1970. La question de la pérennité de l’Ordre, avec la disparition progressive de ses membres, se fait plus pressante dans la décennie suivante et c’est le général Jean Simon, chancelier de 1978 à 2002, qui initie jusqu’à son adoption en 1999, la loi créant le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ». Ses successeurs, le général de Boissieu (2002-2006), Pierre Messmer (2006-2007), François Jacob (2007-2011) et Fred Moore (2011-2017) ont poursuivi les travaux de mise en application de cette loi qui est entrée en vigueur le 16 novembre 2012.

Ayant depuis lors à sa tête un délégué national en lieu et place du chancelier, l’Ordre de la Libération a mené à bien la rénovation complète de son musée (2012-2016), dont les riches collections sont l’indispensable support à la transmission, en particulier aux jeunes générations, des valeurs morales et citoyennes portées par les Compagnons de la Libération et par les médaillés de la Résistance française.

Vladimir Trouplin

Conservateur du musée de l’ordre de la Libération

par ici

24 Compagnons de la Libération reposent dans le département des Bouches-du-Rhône. Trois ayant été incinérés, 21 tombes sont localisables. En 2011, Le Souvenir Français et le comité de coordination des anciens combattants de Marseille ont décidé de fleurir ces lieux du souvenir. Cette initiative a été renforcée à partir de 2015. La date du 18 juin est aujourd’hui choisie pour ces cérémonies. Une croix de Lorraine fleurie est déposée sur chacune des tombes. L’organisation des cérémonies et leur financement sont assurés par la délégation du Souvenir Français pour les Bouches-du-Rhône et le comité de coordination des associations des anciens combattants de Marseille. La déléguée de l’Association des Familles de Compagnons de la Libération assure par sa présence la liaison avec les familles.

Cahier de photographies

 

Contact : Bernard CRISCUOLO, Délégué général du Souvenir Français pour les Bouches-du-Rhône, souvenir.francais.dg13@gmail.com

 

Cahier de photographies

Cahier réalisé par l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD) dans le cadre d’un partenariat avec Le Souvenir Français.

 

 

La stèle à la mémoire des Compagnons de la Libération nivernais

A l’initiative d’Eric Segonne de l’Association des familles des Compagnons de la Libération, la délégation nivernaise a souhaité rendre hommage aux Compagnons du département. Le Souvenir Français s’est associé au projet de création d’une stèle. Elle a été inaugurée le 11 septembre 2016, jour de la commémoration de la Libération de Nevers. Les noms de sept compagnons ayant un lien avec le département y sont gravés: Maurice BONTE, Henry BOUQUILLARD, Jacques RENARD, Pierre de SAINT-PEREUSE, Charles CLIQUET, Elie-France TOUCHALEAUME et Paul JOURDIER.

Pour en savoir plus : Télécharger le livre sur les 7 Compagnons de la Nièvre

Contact : Christian Debroux, délégué général du Souvenir Français pour la Nièvre,

christian-debroux@orange.fr

 

L’inscription du nom d’un Compagnon au monument aux Morts de Bollène (84)

A Bollène, à l’initiative du comité local du Souvenir Français, le nom de Pierre BLANCHET  a été inscrit sur le monument aux Morts de la commune. Ce compagnon de la Libération est né dans la commune et y a passé son enfance.  Après avoir obtenu un diplôme d’HEC, il prend le commandement de la Garde municipale de Shanghai,  poste qu’il ne quitte qu’à la déclaration de guerre pour rejoindre l’Indochine où il est mobilisé. En 1941, il rejoint les Forces Françaises Libres au Moyen-Orient, à Manille et prend part à la campagne de Syrie en juin. Il participe aux combats de Bir Hakeim et d’El Alamein puis aux opérations de Tunisie. Il est blessé à plusieurs reprises, mais refuse à chaque fois de quitter son commandement. Le 18 juin 1944, lors de la dernière offensive de la Première division française libre, il est tué par un obus à Radicofani, Italie. Malgré la mention « Mort pour la France » qui lui est attribuée, aucun monument aux Morts ne lui rendait hommage jusqu’en 2015.

Contact : Jean-Claude TIBERE-INGLESSE, délégué général du Souvenir Français pour la Vaucluse, souvenirfrancais84@laposte.net

Le Square « Compagnons de la Libération »

Initié par l’Association des familles des Compagnons de la Libération et soutenu par Le Souvenir Français, un square et une stèle mémorielle ont été créés à l’Isle-Jourdain dans le Gers.

Les travaux ont consisté en la réalisation d’une allée piétonne, l’érection de la stèle en hommage aux Compagnons de la Libération ayant un lien avec le Gers et l’installation de bancs publics et d’une haie.  Le square a été aménagé en bordure du monument en honneur des combats du 19 et 20 août 1944. Cette date correspond à la « Bataille de l’Isle-Jourdain » qui vit la Résistance gersoise stopper une colonne allemande qui se dirigeait vers Toulouse et qui a ainsi contribué à la Libération du Gers.

La stèle porte les noms des cinq Compagnons ayant un lien avec le Gers,  Jean-Marie SOUBERVIELLE, Raoul BEON, Georges BERGE, Marcel LANGER, Antoine BISSAGNET.

Sept établissements scolaires ont participé à l’inauguration de cet espace mémoriel.

Contact : Louis SAINT-YGNAN, délégué général du Souvenir Français pour le Gers,

louis.saint-ygnan@sfr.fr

©Ordre de la Libération_Philippe Dobrowolska

Entré en service comme jeune parachutiste en 1975, le général Christian Baptiste choisit, à sa sortie de l’école militaire interarmes de Coëtquidan (1980), de servir dans les parachutistes coloniaux, au sein de la 11ème division parachutiste. De 2007 à 2011, le général Christian Baptiste assume les fonctions de directeur adjoint de la communication et de porte-parole adjoint du ministère de la Défense. De 2011 à 2017, il a été directeur de l’Etablissement public du musée de l’Armée et depuis 2017 il est délégué national de l’Ordre de la Libération.

 

1. Que représentent aujourd’hui pour la France les Compagnons de la Libération ?

Il m’est bien évidemment difficile de dire ce que représentent pour la France les Compagnons mais plus facile de dire ce qu’ils devraient représenter.

Tout d’abord, les Compagnons de la Libération sont le témoignage, la trace humaine et matérielle qu’il y a eu une France de l’honneur dans cette période dramatique, « la plus grave de l’histoire de France », selon le général de Gaulle.

Mais les Compagnons sont aussi une leçon de volonté, de courage, d’abnégation et surtout d’optimisme en l’avenir.

A mon sens, le message porté par ces femmes et ces hommes est que quelles que soient les vicissitudes de la vie, le citoyen a toujours le choix entre un destin subi (l’asservissement) et un destin choisi (s’engager et résister).

 

2. Comment a été pensée et mise en œuvre la sauvegarde de la mémoire de l’Ordre de la Libération à travers le Conseil National des communes « Compagnon de la Libération » ?

La volonté des Compagnons et des autorités politiques de notre pays est que le deuxième Ordre national survive au dernier compagnon pour être utile à nos concitoyens. L’exemple de l’engagement des 1038 Compagnons et également des 65 300 médaillés de la Résistance, dont l’Ordre assure le service de chancellerie, montre que chaque citoyen détient une partie du nécessaire esprit de Défense qui doit animer la nation.

L’Ordre se met en configuration pour être un outil de sensibilisation et de prise de conscience à la « responsabilité citoyenne ». Les communes et les unités militaires « Compagnon de la Libération », le ministère des Armées qui assure désormais la tutelle de l’établissement public, l’association des villes médaillées de la Résistance, l’association des Familles de Compagnons de la Libération, le futur site internet et bien évidemment le musée de l’Ordre et son association des amis, sont des parties prenantes dans le rayonnement des valeurs portées par l’Ordre de la Libération.

 

3. Comment envisagez-vous les partenariats entre le conseil national des communes « Compagnon de la Libération » et les fédérations et associations mémorielles ?

Concernant les différentes entités portant le souvenir du deuxième conflit mondial, il convient, tout d’abord, de rappeler que l’Ordre de la Libération est le seul organisme voulu et créé par le général de Gaulle, chef de la France libre, et confirmé dans ses rangs et attributions par le fondateur de la Vème République ainsi que par ses successeurs.

De ce fait, l’Ordre de la Libération a donc vocation à être résolument un acteur à la fois régalien, fédérateur et partie prenante des réflexions et actions de mémoire de l’ensemble des entités œuvrant à cette cause commune. Mais la « Mémoire » n’a d’utilité que si elle conduit les citoyens à se sentir non seulement dépositaires d’un patrimoine historique commun mais surtout acteurs engagés d’une communauté de destins conforme à nos valeurs démocratiques. Et en ce sens les paroles du général de Gaulle sont limpides : « Le souvenir ce n’est pas seulement un pieux hommage rendu aux Morts, c’est aussi un ferment toujours présent dans les actions des vivants ».

L’exemple de tous ceux qui, aux heures les plus sombres de notre patrie, ont accepté de tout quitter, de tout risquer, de tout perdre doit animer nos jeunes concitoyens dans la guerre d’usure des volontés que nous impose le terrorisme fondamentalisme islamiste.

 

A la une

L’Association des Familles des Parachutistes SAS de la France Libre s’affilie au Souvenir Français. Créée en 2005, cette association a pour objet de faire connaître et de perpétuer la mémoire de tous les combattants qui contractèrent un engagement personnel entre 1940 et 1945 au sein des unités de Parachutistes S.A.S de la France Libre. L’association rassemble des descendants et des familles de SAS ainsi que de membres sympathisants et bienfaiteurs.

Pour en savoir plus : http://www.afpsas.fr/

Contact : secretariat@afpsas.org

 

L’Amicale de l’Oflag IID-IIB-XXIB s’affilie au Souvenir Français. Cette association reconnue d’utilité publique a été créée en 1945 afin de défendre l’intérêt des rapatriés de l’Oflag IID-IIB-XXIB en maintenant la liaison entre eux ; d’aider les pouvoirs publics à trouver et à mettre en œuvre les solutions relatives aux difficultés qui découlent de la captivité du prisonnier de guerre ; et de continuer à apporter une aide morale et matérielle aux prisonniers et à leurs familles. Les descendants des adhérents de cette association ont souhaité poursuivre la vie de l’association en prenant en charge la mémoire des prisonniers de ces oflags.

Pour en savoir plus : http://s225821866.onlinehome.fr/ACTUALITES.php

Contact : contact@oflags.fr

Signature d’une convention de partenariat avec la commune de Ouistreham. Dans le cadre de ce partenariat, Le Souvenir Français apporte son soutien à la création du centre des relations franco-britanniques de la commune dans lequel l’association pourrait présenter des expositions temporaires.

Pour en savoir plus : http://ouistreham-rivabella.fr/grands-projets/centre-relations-franco-britannique/

Contact : projets@ville-ouistreham.fr

 

Rappel : Le Souvenir Français a signé une convention de partenariat avec l’Association des Familles de Compagnon de la Libération en 2016. Cette association a été créée en 2003 afin de perpétuer et de mettre en valeur la mémoire individuelle et l’action de chacun des Compagnons de la Libération. Elle réunit le plus grand nombre de descendants, héritiers ou parents des Compagnons de la Libération. Les rubriques « Sous les projecteurs » et « Le monument du mois » présentent quelques projets collaboratifs réalisés dans le cadre de ce partenariat.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/AssoFamillesCompagnon/

Les autres partenariats

 

Signature d’une convention d’affiliation au Souvenir Français de l’Association des Amis de Martian et du 26ème BCP. Cette association a pour but d’entretenir la mémoire du commandant Martian de Bernardy de Sigoyer en vue du 150e anniversaire de son fait d’armes et de son décès (mai 1871).

Contact : Fanny Reynas, présidente, fannyrsc@yahoo.fr

 

L’association départementale des anciens combattants d’Indochine de la Meuse a fusionné au sein de la délégation générale de la Meuse du Souvenir Français après la dissolution annoncée au Journal Officiel. Les membres qui le souhaitent seront désormais intégrés au sein du comité local du Souvenir Français.

Contact : André-Victor PITZ, délégué général du Souvenir Français pour la Meuse, andre.pitz@woel55.fr

 

 Signature d’une convention d’affiliation à la délégation générale du Souvenir Français pour la Belgique de la Fraternelle Nationale des Casques Bleus et Opérations Humanitaires.

Pour en savoir plus : http://belgian-bluehelmets-veterans.be/

Contact : Marc Smeulders, président, smeulders.marc@gmail.com

 

L’Agenda de nos partenaires

Comité Français pour Yad Vashem

5 décembre, dîner de gala annuelle, Pavillon Cambon, 46 rue Cambon Paris 75001.

Pour en savoir plus : https://yadvashem-france.org/

 

Cercle Félix Eboué

1er décembre, 60e anniversaire de l’inauguration de la statue de Félix Eboué à Cayenne, Guyane.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/Cercle-F%C3%A9lix-Ebou%C3%A9-1546431678929487/

Contact : crpg.che@orange.fr

 

Mémoire et Avenir

2 décembre, journée des oflags à l’Ecole Militaire à Paris.

Pour en savoir plus : http://www.memoireetavenir.fr/

Contact : patrickfseurat@gmail.com

 

Ciné Histoire

2 décembre, dans le cadre du cycle « d’une guerre à d’autres »  Le Miroir d’Andreï Tarkovski  à 10h30 au Cinéma Les 7 Parnassiens, 98, boulevard du Montparnasse, Paris, Tarif 6,20 €.

Pour en savoir plus : http://www.cinehistoire.fr/

Contact : cinehistoire2@gmail.com

 

La Fédération Française de la Généalogie

2 décembre, Gene@2017 « Généalogie et innovations numériques »  les assises de la Fédération Française de la Généalogie à Montigny-le-Bretonneux.

Pour en savoir plus : http://www.genefede.eu/

A la recherche des Compagnons sans visage

Le Musée de l’Ordre de la Libération est à la recherche des portraits de 18 compagnons dont il n’a aucune image. Certains sont nés à côté de chez vous, ont fait leurs études dans les mêmes établissements que vous… et vous pouvez aider l’Ordre de la Libération à retrouver une photographie ou tout document qui pourrait enrichir la biographie de ces héros.

Pour ces 18 Compagnons, l’Ordre de la Libération possède un dossier recelant quelques éléments biographiques qui peuvent  aider à ouvrir une piste. La liste : Roland ALIBERT (dit DE FALCONET), Mohamed BEL HADJ, Emile BELLET, Sidiki BOUBAKARI, Robert CRÉMEL, Idrisse DOURSAN, Adolphe GAËTAN, GARGUÉ, André KAILAO, NÉMIR, Aloysius ODEWOLE, Louis OUBRE, Etelvino PEREZ, Jean PICHAT, POIS, Roger SEFERIAN (dit DE RAUVELIN), Lucien VANNER, Agoussi WABI.

Pour en savoir plus : http://www.ordredelaliberation.fr/fr/musee/recherche-de-photographies

Contact : musee@ordredelaliberation.fr

 

La mémoire à travers le livre…

 

Médéric, Maxime, Raymond et les autres… Héros oubliés 1940-1944 par Laurent VEDY

Ce livre retrace le combat contre l’occupant et l’Etat de Vichy par les trois frères VEDY et leurs compagnons d’armes.

Accusé d’être un chef de propagande communiste-terroriste, Maxime est condamné à mort par un tribunal allemand et fusillé le 7 mars 1944 dans la clairière du Mont-Valérien. Quinze jours plus tard, Médéric, le délégué de la zone nord à Londres, puis à l’assemblée consultative d’Alger se suicide au cyanure lors d’un interrogatoire de la brigade spéciale. A titre posthume, il est déclaré Compagnon de la Libération et héros de la Résistance.

Ce livre est disponible en ligne en version ebook.

Pour soutenir cet ouvrage : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/mederic-maxime-raymond-et-les-autres-heros-oublies-1940-1944

Contact : vedylaurent@gmail.com

 

Les Ex-Voto des Eparges et leur message mémoriel 1914 -1918 par Claudine BOIGEGRAIN et Etienne RONDU

Cet ouvrage présente un témoignage mémoriel  exceptionnel lié aux combats des Eparges lors de la Grande Guerre. Soixante ex-voto fixés aux murs de la chapelle de l’église Saint-Martin des Eparges avaient besoin d’être réhabilités. Remis en lumière par des bénévoles de l’association « L’Esparge », ils ont été réunis dans ce livre qui raconte le destin de ces soldats dont la grande majorité avait tout juste 20 ans et ont été portés disparu. Leurs noms, gravés sur les plaques de marbre déposées par leurs familles en deuil après le conflit, s’effaçaient. Ils reprennent vie grâce à cet hommage qui leur est rendu.

Contact : lesparge@orange.fr

 

Grégory Viguié : Biographie des Poilus

Grégory Viguié, membre du comité du Souvenir Français de Nîmes entreprend depuis cinq ans un travail de recherche et de mémoire dans son département. A la demande des municipalités, il réalise des mémoires de recherches sur les monuments aux Morts. Le 11 novembre 2018 son ouvrage sur les poilus nîmois « Mort pour la France » sera publié. Le livre comprend l’historique des trois monuments aux Morts de la capitale gardoise et la biographie des 1300 soldats nîmois. Afin d’illustrer au mieux son futur ouvrage, Grégory Viguié est à la recherche de descendants de ces soldats pour retrouver des souvenirs, photos, cartes postales et médailles. Si vous avez dans votre famille un poilu nîmois « Mort pour la France » n’hésitez pas à le contacter.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/gard.genealogie/

Contact : viguie.genealogie@gmail.com

 

Petite histoire du drapeau français par Bernard RICHARD

Cet ouvrage richement illustré renouvelle un thème que l’on croyait rebattu, celui du drapeau français. Une histoire au long cours, de la peinture à la chanson patriotique ou parodique, des rituels militaires aux manifestations politiques, du Moyen Âge pétri de légendes et de miracles au « roman national » de la Troisième République. Bernard Richard analyse également l’actuel « rebond » du tricolore, depuis la floraison du Made in France jusqu’au pavoisement spontané qui suivit les attentats de 2015.

Il fait revivre les cérémonies militaires d’hommage et les attaques « sacrilèges » de pacifistes ou d’antimilitaristes envers l’emblème national : ferveur ou détestation.

Incertitudes et controverses entourent les origines du tricolore et de ses composantes. Le drapeau tricolore, dont la bande blanche centrale est parfois frappée d’un ornement (bonnet phrygien, francisque, croix de Lorraine, devise, RF…), est entré en concurrence au cours du XIXe siècle avec des rivaux : le drapeau blanc, le drapeau rouge, voire noir.

L’histoire buissonnière d’un emblème capital.

Pour soutenir cet ouvrage : http://www.cnrseditions.fr/histoire/7398-petite-histoire-du-frapeau-francais.html

 

La mémoire à travers la musique …

« Apprendre le devoir de mémoire »

Ce CD audio par Pascal Lefèvre et Paul Glaeser est une œuvre artistique musicale et poétique sur le devoir de mémoire.

Un grand-père raconte l’histoire de sa famille à sa petite-fille par des dialogues parlés et sonorisés puis illustrés par des chansons de styles musicaux d’aujourd’hui (type chanson de variété, slam, rap, par plusieurs chanteurs ou chanteuses et chœur d’hommes ou d’enfants). Ces chansons évoquent la guerre de 1870,  la Première Guerre mondiale,  la construction des associations d’anciens combattants, des monuments aux Morts et des cérémonies, du bleuet de France, des gueules cassées, de la Seconde Guerre mondiale au travers des résistants, des déportés et des malgré-nous, des guerres d’Indochine et d’Algérie, des Harkis,  des familles meurtries dont les veuves de guerres,  les anciens combattants et les sapeurs-pompiers morts en service.

Le CD est accompagné d’un livret de 24 pages illustré et présentant tous les textes des dialogues et chansons.

Pour soutenir ce disque : Envoyer par voie postale  une commande sur papier libre accompagnée d’un chèque 19,90 € (frais de port inclus France métropolitaine et départements d’outre-mer) précisant   l’adresse de livraison et si possible une adresse courriel ou n° de téléphone

A Pascal Lefèvre 42, rue des Vosges 57400 Sarrebourg

Contact : ecriture.mediation@laposte.net

 

 

La mémoire à travers le patrimoine …

 

Le monument de la Marseillaise à Agen

 La statue de la Marseillaise d’Ernest Dagonet (1856- 1926) a été inaugurée à Agen en 1903. Initialement commandée par l’Etat pour les jardins du Luxembourg, la statue a été attribuée à la ville d’Agen en 1903 et installée dans le square du XIV Juillet. Fondu durant la période d’occupation, la ville d’Agen a aujourd’hui pour projet de redonner sa place à cette statue dans le square du Pin. Soutenez l’initiative en faisant un don.

Pour soutenir cette initiative : https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/statue-la-marseillaise-a-agen

Contact : jean-charles.cortinovis@orange.fr

 

La mémoire à travers les expositions…

 

« Renefer, Correspondances et Œuvres  de Guerre, 1914-18 »

Renefer est un artiste graveur reconnu. Durant la Grande Guerre, il illustre pour les éditeurs d’art les récits des combats. Il réalise aussi des portfolios de la Somme, de Verdun et des Hauts-de-Meuse en Alsace, axant son témoignage sur la vie des poilus dans le paysage de guerre. Il grave directement depuis le front, dans les boyaux, à la manière d’un reporter d’images.
Une exposition lui rend aujourd’hui hommage.
Cette exposition est mise à disposition pour tout public, à la vente ou à la location, au profit de l’association Renefer. Elle est constituée de 12 Panneaux de 80×120 cm, imprimée sur bâche, munie d’un système d’accrochage simple d’utilisation.
Elle est accompagnée d’un livret d’exposition téléchargeable, du carnet illustré que Renefer écrit à sa fille sur la vie des poilus « Carnet de poilu » (Ed.Albin Michel), ainsi que des récits de guerre illustrés par Renefer.

Pour soutenir cette exposition : http://www.renefer.org/presentationexpositionrenefer1418.html

Contact : contact@renefer.org

 

 

 

Initiatives patrimoniales

Initiatives commémoratives – Les participations aux Journées commémoratives nationales ne sont pas prises en compte dans ce tableau.

Initiatives pédagogiques

Toutes les délégations se sont mobilisées pour le 5 décembre, la journée nationale d’hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

Mardi 28 novembre, audience avec Monseigneur Antoine de Romanet, évêque aux armées.

Mercredi 29 novembre, réunion de travail au Parlement européen à Bruxelles.

Jeudi 30 novembre, assemblée générale de l’association « Paysages et Sites de Mémoire de la Grande Guerre ».

Vendredi 1er décembre, réunion de travail avec le directeur général de l’ONF sur le devenir de la stèle de Georges Mandel en forêt de Fontainebleau accompagné par Marcel Worsmer, président de la société des amis de Clemenceau – Georges Mandel.

Samedi 2 décembre, intervention à Géné@2017, les assises de la Fédération Française de Généalogie, à Montigny-le-Bretonneux.

Dimanche 10 décembre, inauguration de la stèle en hommage aux travailleurs chinois mobilisés pendant la Grande Guerre à Arras.

Mercredi 13 décembre,réunion de travail avec le sénateur Jean-Pierre Bansard.

Mercredi 13 décembre, signature de la convention de fusion de l’Association Nationale des Parents et Amis des Victimes des Interventions de Paix dans les Balkans avec Le Souvenir Français.

Jeudi 14 décembre, signature de la convention de partenariat avec la British Legion Paris Branch.

Mercredi 20 décembre, participation au colloque « Guerre d’Algérie : l’histoire, les mémoires » présenté par l’Espace National Histoire Mémoire Guerre d’Algérie à l’Hôtel de Ville de Paris.

Jeudi 21 décembre, signature de la convention sur la géolocalisation du cimetière communal avec le maire de Levallois-Perret.