Assises de la Mémoire partagée à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 5 octobre 2015

Le Contrôleur Général des Armées Serge BARCELLINI, président général du Souvenir Français, a participé aux Assises de la Mémoire partagée organisées par la ville de Rennes et le service départemental de l’ONAC d’Ille-et-Vilaine, le 8 octobre 2015.
Dans son intervention, il a souligné les évolutions de fond intéressant entre les commémorations du 50ème anniversaire de 1914 (en 1964) et celles du Centenaire.
1. D’abord la continuité qui marque le temps commémoratif. La France demeure une grande Nation merveille qui commémore son histoire.
Mais alors qu’au 50ème anniversaire seul le concept de la Nation de Renan s’imposait (la Mémoire est un tri de l’histoire et la Nation doit oublier les pages sombres de son histoire), le Centenaire a ouvert grand toutes les pages de l’histoire de la Nation (rien ne doit être oublié – Chirac).
2. Ensuite, les évolutions sociales.

Alors que le 50ème anniversaire a été centré sur la mémoire des batailles et des soldats, le Centenaire est centré sur la mémoire sociétale (les femmes, les oubliés, l’arrière etc.). Dès lors, les lieux mis en valeur ont évolué. La Tombe est la grande oubliée du Centenaire.
3. Enfin, les acteurs de la Mémoire.

Alors que le 50ème anniversaire était créé par et pour les poilus -ceux qui pouvaient dire « j’y étais » – les acteurs mémoriels du Centenaire ne sont plus des bénévoles, mais des universitaires et des animateurs de structures (services des collectivités publiques, bibliothèques, centres d’archives etc.)
Ces trois évolutions nous obligent à réfléchir au devenir de la Mémoire de la Grande Guerre. Un devenir qui passe par une mobilisation de la société civile, afin de recréer le lien entre bénévolat et salaire, sachant et apprenant, passionné et sensibilisé. Un lien qui passe par la recréation d’un fort secteur associatif.

 

COMMUNIQUE ASSISES DE LA MEMOIRE PARTAGEE

 

ASSISES

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