Sous les projecteurs

Auguste Chabrol – Juste parmi les Nations

Auguste Chabrol, né en 1874, était ébéniste à Aubagne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a caché Edgar Joseph Zmiro, père d’une famille juive, au péril de sa vie. En 2005, Francine Zmiro, la fille d’Edgar Zmiro, a entrepris des démarches pour que le geste d’Auguste Chabrol soit reconnu par le Comité Yad Vashem. Deux ans plus tard, il est élevé au rang de Juste parmi les Nations. Néanmoins, Auguste Chabrol est décédé en 1955 (à l’âge de 81 ans), sans aucune descendance.

En l’absence de famille, le choix du lycée professionnel Gustave Eiffel d’Aubagne s’est imposé comme dépositaire de la médaille des Justes. Ce lycée entreprenait en effet tout un travail mémoriel depuis la fin des années 1990. En 2000, la municipalité d’Aubagne a contacté l’établissement pour que de jeunes lycéens accompagnent à Auschwitz une équipe d’étudiants de l’Ecole du cinéma d’Aubagne. Leur projet était de filmer le camp à partir du regard des jeunes, et de compléter les images avec des témoignages de rescapés marseillais des camps de la mort, interrogés par les mêmes élèves.

Le film « Mémoire vive » a été projeté dans de nombreux établissements scolaires, avec des interventions de ces jeunes élèves, devenus passeurs de mémoire. Depuis, les projets sur la déportation et sur d’autres événements historiques se sont multipliés. En juin 2004, une vingtaine d’élèves ont assisté aux commémorations du 60e anniversaire des martyrs de Tulle et d’Oradour-sur-Glane.

Le lycée professionnel Gustave Eiffel d’Aubagne a été le premier établissement scolaire européen à recevoir la médaille des Justes, le 13 novembre 2007, en tant qu’ayant droit d’Auguste Chabrol. La cérémonie du 10e anniversaire de la remise à titre posthume de la médaille s’est déroulée le 20 octobre 2017, sous l’impulsion du Souvenir Français. A cette occasion, une plaque commémorative a été inaugurée, accompagnée d’un portrait d’Auguste Chabrol. Alors que jusque-là aucune photographie nette d’Auguste Chabrol n’avait été retrouvée, Jacques Dubois, à l’époque adjoint au Maire d’Aubagne, a découvert ce portrait chez un photographe de Marseille.

Voir la vidéo de la commémoration du 20 octobre 2017

Contact : Jean-Pierre LOREAU, 26@dgsf.fr

 

 

Témoignage du mois

Annexe: Témoignage du mois, entretien avec Georges Loinger, résistant qui a sauvé des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

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