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La mémoire à travers les expositions…

 

Exposition « 1939-1940, Périgueux et la Dordogne à l’heure alsacienne » aux archives départementales de la Dordogne

Le 1er septembre 1939, à la suite de l’invasion de la Pologne par les troupes allemandes, le gouvernement français ordonne l’évacuation des populations à proximité de la ligne Maginot.

La Dordogne est le département d’accueil de Strasbourg et de 19 villages du grand Ried.

L’aide aux réfugiés se met en place et Périgueux devient capitale alsacienne. L’arrivée d’une population traumatisée, dont la culture, la langue et les conditions de vie sont différentes de celles des Périgourdins n’est pas sans conséquence mais la vie quotidienne s’organise pourtant, créant des liens indissolubles, encore très vivaces aujourd’hui.

L’exposition retrace cette page d’histoire, enrichie de documents issus des fonds des Archives et de collections particulières.

L’exposition a été conçue par Catherine et François Schunck pour le service d’Art et d’histoire de la ville de Périgueux qui l’a réalisée, avec l’aide du Conseil départemental de la Dordogne.

Entrée libre du lundi au vendredi de 8h30 à 17h jusqu’au 4 octobre 2019

Pour soutenir cette exposition : https://archives.dordogne.fr/a/523/exposition-1939-1940-perigueux-et-la-dordogne-a-l-heure-alsacienne-/

 

Exposition Les Troupes coloniales françaises dans les deux guerres mondiales

Rencontre avec Serge Barcellini ; Pascal Blanchard, historien ; Eric Deroo, historien-documentariste ; et André Rakoto, directeur de l’ONACVG Paris le 9 octobre au siège du Souvenir Français, 18h00, entrée libre.

Exposition dans le hall du Souvenir Français, 20 rue Eugène Flachat 75017 Paris, du 7 au 13 octobre, 9h00-17h00, entrée libre.

Contact : communication@souvenir-francais.fr

 

Exposition  « La Légende des Cieux » du street-artiste C215

C215 investit le musée de l’Air et de l’Espace et la ville du Bourget pour l’exposition « La Légende des Cieux ». Un parcours d’œuvres emmène le public à la découverte d’une trentaine de femmes et d’hommes ayant écrit la grande aventure aérienne et spatiale, des origines à nos jours. Sept portraits sont visibles au musée de l’Air et de l’Espace, l’écrin idéal pour célébrer la diversité des figures marquantes qui ont jalonné l’histoire de l’aéronautique et de l’aérospatial.

Exposition gratuite jusqu’au 25 mars 2020.

Pour en savoir plus : https://www.museeairespace.fr/

La mémoire à travers la commémoration

Pendant deux jours les 6 et 7 décembre 2019, le conseil départemental de la Dordogne et la ville de Périgueux célèbrent le 80ème anniversaire de l’accueil des populations d’Alsace en Dordogne. Au programme, la projection d’un film documentaire « Strasbourg-Périgueux, un destin commun », une conférence de Richard Seiler, président du comité de Strasbourg du Souvenir Français sur l’évacuation des Alsaciens et populations civiles de l’Est de la France en 1939, témoignage de Colombe Schneck et concert de l’ensemble instrumental de la Dordogne « Hommage au compositeur strasbourgeois Marie-Josèphe Erb qui a séjourné en Dordogne pendant l’exode de 1939.

Contact : Richard SEILER seilerr@wanadoo.fr

La mémoire à travers le livre…

 

« L’armée de Papa »,  Patrick Monier-Vinard

Voici la plus jubilatoire des revues de l’armée française. Quatre mille anecdotes ayant nécessité dix ans de recherches, traversant vingt siècles d’histoire, composent cet extraordinaire défilé. Patrick Monier-Vinard a puisé dans des mémoires, souvenirs, biographies, journaux de marche, carnets de route, bulletins, articles de presse, les témoignages les plus savoureux sur le divertissant métier de soldat. Vertus, vices, rapports avec les civils, les femmes, l’argent, la religion et même les animaux : pas un bouton de guêtre ne manque à cette panoplie militaire. Au fil des pages surgissent les figures pittoresques du maréchal de Montrevel, « cervelle d’oiseau dans un crâne de bœuf », du général Bisson dont les vingt-cinq bouteilles de vin journalières n’étaient pas « un vice mais un besoin impérieux », du chef de bataillon Labruyère, qui, à bout de munition, charge son pistolet avec la dent qu’il s’est fait arracher la veille, du chef d’escadron Chipault, recordman des blessures avec cinquante-deux coups de sabre et de lance reçus en une seule journée, ou du cavalier Popirol, puni de quatre jours de salle de police pour avoir présenté les armes à un évêque en imitant le cri du corbeau… Mêlant humour et nostalgie, curiosité et rigueur historique, vie quotidienne et épopée, cette drôle d’histoire du soldat français justifie de manière éclatante le propos de Montaigne : « Il n’est d’occupation plaisante comme la militaire. ».

Pour soutenir cette publication : https://editionsdesequateurs.fr/aParaitre/oo/LarmeeDePapa

 

 

B.D.: Mardi Noir à Nantua

Cette B.D. a pour but de faire connaître au public, l’événement tragique que fut cette rafle à Nantua le 14 décembre 1943. La Résistance était ciblée, la population civile fut essentiellement frappée et déportée.

Ce projet est porté par l’ Association des amis du musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain et du Jura.

Pour soutenir ce projet : https://fr.ulule.com/bd-mardi-noir-a-nantua/?fbclid=IwAR3-2ZEwFp81irihSC3tgKPyTd6wKku1iy08gn5yz4DOXoEuBL73-EoUyZg

 

« Champs de Paix », Patrick Charriez

Par la puissance et la beauté de ses mots, illustrés notamment de photographies d’époque, Patrick Charriez réalise dans ce livret une ode poétique à la mémoire des combattants de la Grande Guerre. Le texte se compose de trois parties : champs de guerre, forêts de vie, champs de paix et chants d’amour.

Pour soutenir cet ouvrage :

4 € livre papier et 2,99 € E-book, https://www.bod.fr

 

Lettre ouverte en hommage aux soldats africains et des Outre-mer

« Passant, ils sont tombés fraternellement unis pour que tu restes Français ». L’épitaphe du monument aux Morts de Fréjus à la mémoire des combattants d’Afrique noire de Léopold Sédar Senghor résonne. Les mots du poète matérialisent le rôle crucial des régiments de tirailleurs sénégalais (RTS) lors du débarquement de Provence, en Afrique du Nord, en Italie et en Corse.

Dès 1940, le 25e RTZ est déployé à Chasselay-Montluzin afin de stopper la progression des troupes allemandes vers Lyon. Ils se battent jusqu’à épuisement des munitions. Contraints de se rendre, ils sont victimes des exactions racistes commises par les Nazis. Les mitrailleuses des chars ouvrent le feu, exécutent les hommes dans le dos, tandis que les blindés achèvent les blessés sous leurs chenilles. 52 tirailleurs sont massacrés. La même année, le 4e RTS contribue à la défense de Menton contre les troupes italiennes. Dès le 18 juin 1940, Félix Eboué, le gouverneur de Tchad, une possession française, se déclare partisan du général de Gaulle. Il range le territoire du côté de la France libre. Premier résistant de la France d’Outre-mer, il repose au Panthéon.

En septembre 1943, la Libération de la Corse s’opère grâce au 1er régiment de Tirailleurs Marocains et au 2e groupement de Tabors Marocains avec l’aide des patriotes corses.
15 août 1944, le débarquement de Provence a lieu. 225 000 hommes des Tirailleurs Sénégalais et Algériens, Goumiers et Tabors Marocains, Pieds-noirs, Marsouins du Pacifique et dissidents des Antilles versent le prix du sang. Certains Polynésiens et Néo-calédoniens s’engagent dans le bataillon du Pacifique et participent à la bataille de Bir-Hakeim. C’est toute l’Afrique coloniale, mais aussi toute la France d’Outre-mer, des Antilles à la Nouvelle-Calédonie qui se bat pour l’idéal de liberté, pour la République, s’acquittant d’un lourd tribut pour la Résistance.

Ils débarquent en Provence sous le commandement du général de Lattre de Tassigny. C’est sans compter l’aide de la résistance locale. L’Armée « B » libère Toulon, Marseille et Fréjus fin d’août 1944, devançant le calendrier tactique de plusieurs semaines. L’Histoire montre, hélas, que la mémoire collective a trop longtemps « blanchi » le fait d’arme.

 Malheureusement, ce fut également le cas lors du Premier conflit mondial. En 1914-1918, pas moins de 200 000 « Sénégalais » de l’Afrique-Occidentale française (A.O.F. : Mauritanie, Sénégal, Soudan français [devenu le Mali], Guinée, Côte d’Ivoire, Niger, Haute-Volta [devenue le Burkina Faso], le Dahomey [devenu le Bénin]) se battent sous l’étendard français, dont plus de 135 000 en Europe. Environ 15 % d’entre eux, soit 30 000 soldats, y trouveront la mort sur un total de 1 397 800 soldats français morts durant ce seul conflit soit plus de 2 % des pertes totales de l’armée française. Il faut y ajouter tous les soldats venus d’Afrique du Nord, de l’Indochine et du reste de l’Outre-mer (Antilles, Guyane, Réunion, Madagascar, Indochine, établissements français de l’Inde, de Saint-Pierre et Miquelon…) qui combattirent dans les tranchées, aux Dardanelles et en Afrique. Beaucoup sont revenus blessés ou invalides.

Lors du 75e anniversaire du débarquement de Provence, le jeudi 15 août 2019 à Saint-Raphaël dans le Var, Le Président de la République a rappelé que la France a une part d’Afrique en elle, tout en appelant à renommer des rues en hommage aux soldats africains et des Outre-mer de l’Armée française qui ont participé à la Libération.

Nous nous associons aux nombreux fils, petits-fils de Tirailleurs sénégalais et fils, petits-fils de militaires du rang, et nous saluons un acte républicain fort et apaisé qui honore la France, et avec elle, la Nation.

En conséquence de quoi, nous avons l’honneur de nous faire écho à une mémoire oubliée, celle de ces combattants – à égale distance celle des familles – souhaitant que vous puissiez prendre part au vœu du chef de l’État en rebaptisant des rues en hommage aux soldats africains et de l’ensemble des Outre-mer qui ont participé à la Libération. Nous comptons sur votre attention particulière.

Cette lettre signée par le président général du Souvenir Français a pour intention d’inciter les maires à renommer des rues de leurs communes afin de rendre hommage à ces soldats oubliés.

Contact : Marcel Lourel, lourelmarcel@gmail.com

 

Appel à la Vigilance

Mémorial de Nantua vandalisé

La Ville de Nantua, est particulièrement choquée par la dégradation sur le Monument départemental aux Déportés. Si la liberté de conscience et de pensée, tel que l’antispécisme, est la règle en démocratie, il y a d’autres modes d’expression pour faire valoir ses idées. Mais la notion du respect est tout aussi essentielle, particulièrement le respect dû à la mémoire de ceux qui, de tout le département de l’Ain, furent déportés.

Merci aux services techniques de la ville qui sont intervenus sans délai pour effacer ces actes honteux et qui ont ainsi permis à ce monument de redevenir le sanctuaire qu’il doit rester pour les générations à venir.

 

 

Dégradation des tombes du carré militaire du cimetière Uranie à Papeete

Dans le cadre de la préparation de la cérémonie du 1er novembre, il a été constaté que les tombes du carré militaire du centre d’expérimentations du Pacifique (CEP) Uranie ont été vandalisées. Une plainte a été déposée auprès de la police nationale.

 

 

Vol d’un buste à Aix-en-Provence

Le buste en bronze du général Paul-Frédéric Rollet a été dérobé autour du 20 septembre 2019 à Aix-en-Provence. Un nouveau buste du général, surnommé Père de la Légion étrangère, est en cours de fabrication, mais en marbre, pour éviter tout acte malveillant.

 

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