La participation des jeunes volontaires de l’EPIDE d’Alençon à une action du Souvenir Français de l’Orne (61)

Depuis 2010, l’Etablissement Publique d’Insertion de la Défense d’Alençon, et la Délégation Générale du Souvenir Français de l’Orne ont conclu un partenariat pour honorer une ou deux fois par an la mémoire d’un soldat originaire de l’Orne tombé pour la France.

La formation civique des jeunes volontaires du centre EPIDE d’Alençon, à travers ce devoir de mémoire, est l’objectif pédagogique recherché. Il s’agit de faire découvrir à ces jeunes gens l’histoire du soldat tombé au champ d’honneur, ses campagnes au service de la France ainsi que les traditions et les valeurs de l’armée. Il s’agit aussi de les faire participer à une action de mémoire.

Pour cela, le Souvenir Français propose au directeur de centre EPIDE d’Alençon, M. Yves-Marie Argouarc’h, le nom d’un soldat à honorer. Le choix se fait en fonction de la possibilité de faire effectuer une recherche historique par les volontaires, de leur faire réaliser l’entretien d’un monument ou la tombe d’un soldat et d’organiser une cérémonie patriotique.

Pour ce 1er semestre 2015, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, le choix s’est porté sur le caporal Chaulin, mort pour la France le 29 septembre 1914. Sa tombe se trouve dans le cimetière de la commune de Saint-Martin des Landes (Orne).

La démarche comprenait donc une étude sur la vie du Caporal Chaulin du 104ème Régiment d’Infanterie, l’entretien de la tombe avec les moyens mis à disposition par le Souvenir Français, une présentation par M. Yves Dupré, devant tout le centre EPIDE réuni, de l’engagement des régiments ornais dans les premiers mois de la guerre. Cette évocation était ponctuée par des extraits des carnets du caporal Chaulin, lus par les volontaires de l’EPIDE.

Enfin pour conclure ce projet, le 4 mars 2015 à 10 h 00, un groupe de jeunes volontaires a organisé et participé à une cérémonie devant la tombe entretenue par leurs soins. Cette cérémonie était présidée par le directeur du centre EPIDE, en présence du Colonel Georgin commandant le 2ème RIMA du Mans, du maire M. Besniard accompagné par les membres de son conseil, et d’une importante délégation du Comité (local) de Carrouges.

Cet hommage rendu au caporal Chaulin, un siècle après qu’il soit tombé, s’est déroulé dans d’excellentes conditions et avec beaucoup de ferveur. Tous les travaux d’entretien au cimetière ont été menés avec enthousiasme et énergie par les jeunes volontaires, à la plus grande satisfaction des membres du Souvenir Français qui les entouraient.

 

Présentation de l’EPIDE

L’EPIDE, qui va bientôt fêter ses dix ans d’ancienneté est un établissement public dont la mission est l’insertion sociale et professionnelle des jeunes filles et jeunes gens sans diplôme ni qualification au terme d’un parcours éducatif global mais aussi individualisé. Il constitue une réponse singulière et adaptée aux besoins des jeunes désocialisés, en manque de repères et pour lesquels le risque de marginalisation est important. Il dispose de 18 centres répartis sur le territoire métropolitain capables d’accueillir 3000 jeunes à l’année. Cette capacité sera portée à 4000 d’ici la fin de l’année 2015.

 

Un dispositif d’insertion original

 

Durant 8 à 10 mois, les jeunes volontaires qui ont entre 18 et 25 ans révolus suivent en internat un parcours pédagogique original alliant dynamique collective et individualisation dans un dispositif encadré et sécurisant. Le champ d’application de la formation s’exerce dans trois domaines : la formation civique, la remise à niveau scolaire et l’accompagnement vers une insertion durable en élaborant et validant le projet professionnel du volontaire.

Reposant sur le principe du volontariat, l’EPIDE accueille des jeunes motivés et désireux de rompre avec la fatalité de l’échec, les aide à retrouver leur place dans la société en favorisant leur entrée dans la vie active, en leur permettant notamment d’acquérir les comportements sociaux de base pour vivre au sein d’une communauté de travail. 50% des volontaires fréquentant les centres EPIDE sont issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Au final, plus d’un jeune sur deux obtient une sortie positive à l’issue de son parcours à l’EPIDE, dans les métiers qui recrutent le plus comme l’hôtellerie-restauration, le BTP, les métiers de le défense et de la sécurité, les métiers de l’industrie, la logistique et l’aide à la personne.

 

photo EPIDE BMP

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